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Iran : Attaques pétrolières, tensions montent et prix du pétrole en hausse

Escalade au Moyen-Orient : Les attaques iraniennes menacent l’approvisionnement énergétique mondial, Washington se prépare à une nouvelle escalade

DUBAI, Émirats arabes unis – Les attaques iraniennes répétées contre des infrastructures énergétiques dans la région du Golfe persique ont exacerbé les craintes d’une escalade du conflit, tandis que les prix du pétrole grimpent en flèche et que les alliés américains s’inquiètent. La situation, déjà tendue, est compliquée par des déclarations contradictoires de la Maison Blanche et des accusations mutuelles entre Israël et l’Iran.

Jeudi, un drone iranien a frappé une raffinerie saoudienne sur la mer Rouge, tandis que des missiles ont touché des installations au Qatar et au Koweït. Ces attaques interviennent après des frappes iraniennes contre des navires dans le détroit d’Ormuz, une voie maritime cruciale pour le transport du pétrole, où transite un cinquième de l’offre mondiale. Le prix du baril de pétrole Brent a atteint 119 dollars, soit une augmentation de plus de 60% depuis le début des hostilités, avant de redescendre à 110 dollars.

Le président Trump a critiqué Israël pour avoir attaqué le champ gazier iranien de South Pars, le plus grand au monde, qualifiant l’action d’"acte d’humeur". Il a toutefois averti que les États-Unis "détruiraient massivement" South Pars si l’Iran continuait à cibler les installations de gaz naturel liquéfié au Qatar.

La réaction de Trump a suscité la confusion, notamment après qu’il ait affirmé qu’Israël avait agi sans en informer les États-Unis, avant de se contredire en affirmant que les actions des deux pays étaient "coordonnées". Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a nié avoir trompé Trump, promettant de suspendre les attaques contre South Pars à la demande de Washington.

Tensions croissantes et réactions internationales

La situation a provoqué des réactions contrastées. Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, a déclaré que la confiance avec Téhéran était "complètement brisée" et que le Royaume d’Arabie saoudite se réservait le droit de recourir à la force si nécessaire. Selon des responsables saoudiens, les défenses aériennes du pays ont intercepté plus de 450 drones, 40 missiles balistiques et sept missiles de croisière depuis le début des affrontements, le 28 février. Les Émirats arabes unis ont également affirmé avoir abattu plus de 1700 drones et 300 missiles.

La France a condamné les attaques iraniennes comme étant "imprudentes" et a appelé à des négociations. Le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, a qualifié les attaques d’"escalade dangereuse".

Washington se prépare à une nouvelle escalade

Malgré les assurances répétées de l’administration Trump selon lesquelles la guerre se déroule comme prévu, la situation semble s’aggraver. Le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a annoncé que les États-Unis s’apprêtent à lancer "leur plus importante frappe contre l’Iran". Il a également défendu une demande de financement supplémentaire de 200 milliards de dollars pour l’effort de guerre, qualifiant ce montant de "petit prix à payer" pour assurer la sécurité américaine.

Des sources anonymes citées par l’agence Reuters ont révélé que l’administration Trump envisage de déployer des milliers de soldats supplémentaires en Iran, une information que Trump a démentie tout en refusant de confirmer ou d’infirmer de tels plans.

Mesures pour stabiliser le marché pétrolier

Face à la flambée des prix, le Trésor américain a annoncé qu’il pourrait lever les sanctions sur 140 millions de barils de pétrole iranien actuellement en transit, ce qui pourrait injecter de l’offre sur le marché. L’administration envisage également une nouvelle libération de réserves stratégiques, qui sont déjà à leur plus bas niveau depuis les années 1980.

Cependant, une levée des sanctions constituerait une bouée de sauvetage financière pour l’Iran, lui permettant de générer des milliards de dollars de revenus pour financer ses opérations militaires.

Critiques envers la politique américaine

Au milieu de ces tensions, des voix s’élèvent pour critiquer la politique américaine. Le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr Albusaidi, a qualifié la guerre de "catastrophe" et a accusé l’administration Trump d’avoir commis l’erreur de "se laisser entraîner dans ce conflit". Il a ajouté que les représailles iraniennes contre les États du Golfe étaient une conséquence "inévitable" de la situation.

"Les amis de l’Amérique ont le devoir de dire la vérité", a-t-il déclaré. "Cette vérité est inconfortable, car elle implique de reconnaître que l’Amérique a perdu le contrôle de sa propre politique étrangère."

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