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İmamoğlu : Je ne vise pas un poste, mais un combat pour Istanbul

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Imamoğlu : « Pas une course aux postes, mais une lutte acharnée pour la Turquie »

Istanbul, Turquie – Le maire d’Istanbul, Ekrem İmamoğlu, a déclaré qu’il ne cherchait pas à obtenir des fonctions, mais à engager une « lutte difficile » pour l’avenir de la Turquie. Dans une vidéo publiée sur son compte Twitter le 6 mars 2025,İmamoğlu a exposé sa vision pour une reconstruction profonde des institutions étatiques,de l’économie et du système démocratique du pays.

« Ma seule préoccupation et mon rêve sont de reconstruire la structure de l’État, l’économie, la démocratie et la loi que le gouvernement a détruit », a-t-il affirmé, ajoutant que l’État devait servir les intérêts de la nation dans son ensemble, et non d’une minorité privilégiée.

İmamoğlu a souligné la nécessité d’une « solidarité vertueuse » basée sur le consensus pour renverser un système qu’il qualifie de corrompu. Il a annoncé que la première étape de ce processus de consensus serait la primaire organisée par son parti, le Parti Républicain du Peuple (CHP), le 23 mars prochain.Cette primaire, ouverte à tous les membres du CHP, déterminera le candidat du parti à l’élection présidentielle.

Le maire d’Istanbul, largement considéré comme un rival sérieux du président Recep Tayyip Erdoğan, est le seul candidat à cette primaire. « Nous proposerons la volonté de notre parti le 23 mars et nous nous adresserons à tous les républicains,démocrates et patriotes de ce pays »,a-t-il déclaré,appelant à une mobilisation nationale.

Cette prise de position intervient alors qu’İmamoğlu fait face à plusieurs enquêtes judiciaires qui pourraient potentiellement le disqualifier de la course à la présidence.Bien que les élections soient officiellement prévues pour 2028, le CHP exerce une pression croissante sur le gouvernement pour qu’elles soient avancées.

Contexte et perspectives :

Ekrem İmamoğlu est devenu une figure centrale de l’opposition turque après sa victoire surprise aux élections municipales d’istanbul en 2019, une élection qui a été annulée puis remportée à nouveau par İmamoğlu. Son succès est perçu comme un défi direct à l’hégémonie du président Erdoğan et de son parti, l’AKP, qui gouvernent la Turquie depuis plus de deux décennies.

La Turquie, un pays stratégiquement critically important à la croisée de l’Europe et de l’Asie, est confrontée à des défis économiques majeurs, notamment une inflation élevée et une dévaluation de la livre turque. Les préoccupations concernant l’état de droit et les libertés civiles ont également augmenté ces dernières années, suscitant des critiques de la part d’organisations internationales et de gouvernements étrangers.

La primaire du CHP et la candidature potentielle d’İmamoğlu représentent un moment crucial pour l’avenir politique de la Turquie. L’issue de cette compétition interne et la capacité de l’opposition à se rassembler derrière un candidat unique pourraient déterminer le résultat des prochaines élections et l’orientation du pays dans les années à venir. La situation politique turque reste volatile et sujette à des changements rapides, ce qui rend le suivi de l’évolution des événements particulièrement important.

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