Cuba accuse les États-Unis de tolérer des actions violentes et terroristes contre l’île
La Havane, Cuba – Le vice-ministre cubain des Affaires étrangères, Carlos Fernández de cossío, a accusé les États-Unis de fermer les yeux sur des activités violentes et terroristes menées par des individus basés sur le sol américain contre cuba. Lors d’une interview accordée à Democracy Now!, il a affirmé que, bien que le gouvernement américain ne soit pas directement impliqué, il “tolère” ces actions.
“Aujourd’hui, là où c’est autorisé, il y a des gens vivant aux États-Unis qui financent, organisent et mettent en œuvre des actions violentes et terroristes contre Cuba. Cela existe aujourd’hui,” a déclaré M.Fernández de Cossío.
ces accusations interviennent dans un contexte de tensions croissantes dans la région des Caraïbes, exacerbées par une présence militaire américaine accrue que Cuba juge “totalement injustifiée, extravagante et extraordinaire” et menaçante pour la sécurité régionale.
L’interview a également abordé la possibilité que les récentes actions américaines, notamment les manœuvres navales dans la région, soient une tentative de diversion face aux controverses entourant les liens du président Trump avec le délinquant sexuel jeffrey Epstein. M. Fernández de Cossío a souligné que de telles stratégies ne seraient pas sans précédent dans l’histoire des États-Unis, suggérant que ces actions pourraient viser à déstabiliser le Venezuela, un allié proche de Cuba, et à rompre les relations avec les États-Unis.
Contexte historique et tensions persistantes :
Les relations entre Cuba et les États-Unis sont marquées par une longue histoire de conflits, débutant avec la révolution cubaine de 1959 et le renversement du gouvernement pro-américain de Fulgencio Batista. L’embargo américain contre Cuba, imposé en 1962, reste l’un des plus longs de l’histoire moderne et a eu un impact significatif sur l’économie cubaine.
Au fil des décennies, des accusations mutuelles de soutien à des groupes d’opposition et d’ingérence dans les affaires intérieures de l’autre pays ont alimenté les tensions. Des incidents impliquant des actes de sabotage et des tentatives d’assassinat, attribués à des groupes basés aux États-Unis et opposés au gouvernement cubain, ont également contribué à un climat de méfiance.
Bien que l’governance obama ait entamé un processus de normalisation des relations en 2014, l’administration Trump a inversé de nombreuses mesures, rétablissant des restrictions sur les voyages et le commerce. L’administration Biden a maintenu une position ferme sur Cuba, critiquant le gouvernement pour ses violations des droits de l’homme et son manque de réformes démocratiques.
La situation actuelle souligne la complexité des relations entre les deux pays et la nécessité d’un dialogue constructif pour résoudre les différends et promouvoir la stabilité régionale. La question de la sécurité dans les Caraïbes, ainsi que les préoccupations concernant les activités potentiellement déstabilisatrices, restent des points de friction majeurs.
