“hysteria” : Un film berlinois au cœur de la polémique et des souvenirs douloureux
Berlin – Le nouveau film de Mehmet Akif Büyükatalay, “Hysteria”, provoque déjà des remous avant même sa première officielle à Berlin. L’intrigue,qui se déroule sur un plateau de tournage,prend une tournure troublante lorsqu’un Coran brûlé est découvert,déclenchant la colère des figurants,issus d’un foyer pour réfugiés.
Ce détail macabre résonne avec les sombres souvenirs de l’incendie criminel de Solingen en 1993, un événement tragique qui a marqué l’histoire allemande. La question centrale qui se pose est de savoir pourquoi un tel accessoire était nécessaire à l’intrigue du film.
L’histoire suit Devrim Lingnau, une stagiaire sur le plateau, qui se retrouve prise dans un engrenage de mensonges et de soupçons. Initialement défenseure du réalisateur germano-turc et de son épouse, elle voit la situation dégénérer après la disparition de la clé de l’appartement du cinéaste et, plus grave encore, la perte des précieuses pellicules du film.
Qui est responsable de ces événements ? Un voleur, un cambrioleur, ou quelqu’un d’autre ? Le film, véritable “film dans le film”, maintient le spectateur en haleine, l’incitant à remettre en question chaque personnage et chaque mobile.
Mehmet Akif Büyükatalay a consacré plusieurs années à ce projet, qui arrive à point nommé dans le contexte actuel des débats sur la représentation de la ville et des communautés dans les médias. “Hysteria” promet d’être un film qui ne laissera personne indifférent, soulevant des questions cruciales sur la mémoire, l’identité et la responsabilité artistique.
Le réalisateur a récemment été invité sur radio3 pour discuter de son œuvre et des enjeux qu’elle soulève.La première berlinoise s’annonce donc comme un événement majeur du paysage cinématographique allemand.
