Helen Garner, l’auteure australienne primée, continue d’écrire face au temps qui passe
Sydney, Australie – L’écrivaine australienne Helen Garner, célèbre pour son journal intime et ses analyses perspicaces de la société, continue d’écrire malgré les défis du vieillissement et les premiers signes de déclin cognitif. L’annonce a été faite à l’occasion de la publication de son dernier recueil de journaux, “How to End a Story”.
Garner, qui approchera de ses 83 ans cette semaine, révèle dans son journal que ses sujets d’écriture ont évolué. L’enfance de ses petits-enfants, source d’inspiration constante dans ses écrits précédents, a laissé place à une introspection plus profonde sur le passage du temps et la fragilité de la mémoire. “Mes années de grand-mère active sont terminées, à ma grande tristesse”, confie-t-elle. “Donc ma vie est différente et mon journal est différent.”
L’auteure, connue pour son souci du détail linguistique, exprime également son inquiétude face à des arduousés croissantes avec l’orthographe et la mémoire. Elle évoque la maladie d’Alzheimer de sa mère, décédée à 82 ans, et sa propre crainte de “craquer”. “Le plus ennuyeux, c’est que je fais des fautes d’orthographe maintenant”, explique-t-elle. “je suis fanatique de l’orthographe et de la ponctuation. Et maintenant, je reviens en arrière et je pense : ‘Qu’est-ce que c’est ? que mot?'”
Malgré ces défis, Garner reste passionnée par l’écriture. Elle considère son propre vieillissement comme un sujet digne d’observation et d’analyze, et affirme qu’elle continuera à tenir son journal jusqu’à la fin de sa vie. “Je ne peux pas imaginer trouver la vie ennuyeuse”, déclare-t-elle. “Le monde qui m’entoure est tellement intéressant.Il y a toujours quelque chose à écrire, alors je vais continuer.”
Helen Garner est une figure majeure de la littérature australienne, reconnue pour son style direct, son honnêteté brutale et sa capacité à explorer les complexités de la vie humaine.Ses œuvres, souvent centrées sur les relations interpersonnelles et les questions sociales, ont été saluées par la critique et ont remporté de nombreux prix. Son journal, en particulier, est considéré comme un témoignage précieux de son époque et de sa propre évolution personnelle.
“How to End a Story” est disponible en librairie au Royaume-Uni et en Australie.
