Les prix de l’essence et du diesel sont à nouveau en hausse dès samedi. Le diesel grimpe plus rapidement que l’essence, porté par de fortes tensions sur le marché international des produits raffinés à la suite d’attaques contre des raffineries.
Les automobilistes subissent une nouvelle augmentation générale des tarifs à la pompe ce samedi.
Le diesel sous tension et l’écart qui se creuse avec l’essence
Si les deux carburants proviennent du même pétrole brut, ils répondent à des marchés distincts. Sur les trente derniers jours, les prix de l’essence n’ont augmenté qu’à deux reprises. À l’inverse, le diesel a connu six hausses pour seulement deux baisses sur la même période.
Résultat, sur un plein de 50 litres, la différence de prix atteint désormais 19,3 euros, d’après les données recueillies par le comparateur carbu.com.
Attaques sur les raffineries et flambée record des tarifs
La fédération des négociants en combustibles Brafco et le comparateur en ligne soulignent que le marché du diesel subit des pressions exceptionnelles. Des attaques menées contre des raffineries en Russie et au Moyen-Orient ont perturbé la livraison de produits semi-finis nécessaires à sa fabrication.
Plusieurs raffineries ont subi des perturbations en Russie et au Moyen-Orient, réduisant les volumes disponibles
, indique carbu.com. Le diesel a ainsi franchi un seuil historique ce mardi en dépassant la barre des 2,5 euros par litre, un niveau jamais atteint auparavant.
L’impact sur le raffinage de l’essence et les marchés
L’essence échappe pour l’instant à cette pénurie spécifique, notamment parce qu’elle n’est pas sollicitée par le secteur de l’aviation, dont les besoins pèsent sur les produits lourds. Les stocks et les capacités de raffinage diffèrent d’un carburant à l’autre.
Toutefois, le comparateur avertit qu’une nouvelle escalade des cours du pétrole ou de nouvelles perturbations de production pourraient également tirer l’essence vers le haut.
La remontée du mazout de chauffage et la pression politique
Du côté du chauffage domestique, le mazout s’inscrit aussi dans cette dynamique haussière. Après avoir atteint un record le 17 septembre dernier à 1,653 euro par litre pour une commande inférieure à moins de 2.000 litres, puis enregistré une légère baisse, il repart à la hausse ce samedi pour s’établir à 1,6034 euro le litre.

Ce tarif reste deux fois plus élevé qu’avant le déclenchement des hostilités en Iran par Israël et les États-Unis.
Face à cette flambée des coûts énergétiques qui pèse sur les déplacements quotidiens, le Parti socialiste (PS) réclame des mesures d’urgence, estimant que les citoyens vont bientôt devoir payer pour travailler
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