L’escalade des tensions au complexe « Lia Manoliu »
Le conflit qui oppose Sabrina Voinea et Șerban Cotîrlan, membre du lot masculin national de gymnastique, a éclaté dans l’enceinte du complexe sportif « Lia Manoliu ». Selon des témoignages rapportés par GOLAZO.ro, l’altercation aurait été motivée par des griefs personnels concernant l’emploi du temps des deux sportifs. La gymnaste aurait reproché à son partenaire de ne pas lui consacrer suffisamment de temps pour des sorties en soirée.
La situation a rapidement dégénéré, passant de reproches verbaux à des violences physiques. Des témoins oculaires ont décrit une scène où la gymnaste aurait assené plusieurs coups, notamment des gifles et des coups de poing, principalement portés au corps de son compagnon. Malgré l’agression, le jeune gymnaste aurait choisi de ne pas riposter, tentant de se retirer de la zone pour rejoindre sa chambre au sein de l’hôtel Sport.
Une série d’incidents signalés par les témoins

Le récit des événements, tel que documenté par Digi Sport, suggère que l’agression ne s’est pas limitée à un seul moment. Le sportif aurait été poursuivi jusqu’à la réception de l’hôtel, où les violences auraient continué devant des témoins. Plus tard dans la journée, une nouvelle tentative de départ du gymnaste aurait été entravée par une seconde confrontation physique.
Les sources indiquent également la présence de Camelia Voinea, la mère de la gymnaste, lors de ces altercations répétées. Selon les témoignages, cette dernière n’aurait pas cherché à intervenir pour mettre fin aux violences. Ces détails, relayés par Adevarul, soulignent la gravité des faits dénoncés par l’entourage du sportif. À la suite de ces événements, la victime s’est rendue à l’Institut National de Médecine Légale (INML) pour faire constater ses blessures et obtenir un certificat médico-légal, avant de déposer une plainte formelle auprès de la police.
La réaction de la Fédération Roumaine de Gymnastique
Face à la polémique, Ioan Suciu, le président de la Fédération Roumaine de Gymnastique (FRG), a réagi fermement, condamnant les actes rapportés. Comme l’a noté GSP, la direction de la fédération a clairement indiqué sa position vis-à-vis de ce type de comportement.
« Nu tolerăm astfel de comportamente care contravin valorilor sportului și principiilor de respect pe care le promovăm. Am înțeles că au fost formulate sesizări către autoritățile competente și asteptăm mai multe detalii. » Ioan Suciu, președintele Federației Române de Gimnastică, via GSP.
Cette déclaration, également reprise par Ziare.com, confirme que la fédération suit de près l’évolution de l’enquête. De son côté, Florin Oancea, directeur du complexe « Lia Manoliu », a précisé qu’aucune autorité interne n’avait été témoin direct de l’incident, tout en confirmant qu’une notification officielle serait transmise à l’Agence Nationale pour le Sport (ANS).
Conséquences et incertitudes juridiques

Le dossier est désormais entre les mains des autorités policières. Bien que des preuves vidéo puissent potentiellement exister grâce aux caméras de surveillance du complexe, aucun détail supplémentaire n’a été fourni sur l’état des investigations policières à ce stade. Sabrina Voinea, dont la carrière a été ponctuée par d’autres incidents disciplinaires, fait face à une période d’incertitude contractuelle.
La victime, Șerban Cotîrlan, a choisi la voie judiciaire pour faire valoir ses droits, marquant ainsi une rupture nette avec l’environnement immédiat de la gymnaste. Alors que les instances sportives attendent les conclusions des autorités, le monde de la gymnastique roumaine observe avec préoccupation ce nouveau scandale, qui vient entacher l’image du sport national. La suite des événements dépendra désormais des décisions des autorités compétentes et de l’issue de la procédure engagée par la plainte déposée par le gymnaste.
