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Guerre Iran-États-Unis : Réactions et tensions internationales

Opération « Epic Fury » : Frappes américano-israéliennes en Iran et vives réactions internationales

WASHINGTON – Les États-Unis et Israël ont lancé des frappes militaires massives en Iran le 28 février, une opération baptisée « Epic Fury », a annoncé le Commandement central américain (CENTCOM). L’opération, ordonnée par le président américain, vise à « démanteler l’appareil de sécurité du régime iranien », en ciblant des sites présentant une menace imminente, selon un communiqué de CENTCOM.

L’annonce a pris de court de nombreux Américains, selon des reportages de RTÉ News. Un habitant de New York a confié se sentir « perplexe » et moins en sécurité, déclarant qu’il hésitait à se rendre dans des lieux publics.

La réaction politique aux États-Unis est divisée. Alors que certains républicains applaudissent l’action, d’autres, fidèles à la promesse électorale de l’ancien président Trump de mettre fin aux « guerres sans fin » au Moyen-Orient, ont exprimé leur condamnation. Le commentateur de droite Tucker Carlson a qualifié l’attaque de « absolument dégoûtante et maléfique », prévoyant des conséquences importantes pour le mouvement politique de Trump. L’ancienne représentante républicaine Marjorie Taylor Greene a également critiqué l’opération, estimant qu’elle trahissait la promesse de « l’Amérique d’abord ».

Cependant, le sénateur Lindsey Graham a salué l’opération comme la décision la plus importante prise par un président américain depuis des décennies, affirmant que Trump avait « mis en mouvement la disparition » du régime iranien. Le représentant Rick Scott a adopté un ton plus direct : « Si vous menacez les États-Unis, si vous menacez nos alliés, vous perdez. Le rouge, le blanc et le bleu gagnent. »

L’administration américaine n’a pas immédiatement présenté de justification détaillée de l’opération au public, contrairement à la communication précédant la guerre en Irak en 2003, où le secrétaire d’État Colin Powell avait exposé les arguments en faveur de l’intervention devant le Conseil de sécurité des Nations unies. Le président Trump s’est contenté d’un message sur les réseaux sociaux adressé directement au peuple iranien, affirmant que « l’heure de votre liberté approche ». Il a ensuite annoncé la mort du guide suprême iranien, Ali Khamenei, par un simple message écrit.

Au Conseil de sécurité des Nations unies, les ambassadeurs américain et iranien se sont affrontés lors d’une session d’urgence. L’ambassadeur américain Mike Waltz a justifié l’opération en soulignant la nécessité de démanteler les capacités de missiles iraniens et de perturber le soutien apporté aux groupes armés régionaux, tels que les Houthis, le Hezbollah et le Hamas. L’ambassadeur iranien Amir Saeid Iravani a accusé Israël et les États-Unis d’attaquer délibérément des zones civiles, qualifiant l’opération d’« acte d’agression » et de « crime contre l’humanité ».

La Russie et la Chine ont condamné les frappes américano-israéliennes, tandis que le Royaume-Uni et la France ont adopté une approche plus prudente, appelant à la désescalade tout en condamnant les représailles iraniennes. Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a exhorté les États-Unis et l’Iran à reprendre les négociations pour éviter une escalade du conflit. « L’alternative », a-t-il averti, « est un conflit plus large aux conséquences graves pour les civils et la stabilité régionale ».

L’Iran a répliqué en lançant des attaques de missiles contre le quartier général de la Cinquième flotte américaine à Manama, Bahreïn.

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