Bad Bunny dénonce les abus d’ICE aux Grammys, Kendrick Lamar bat un record
Los Angeles, Californie – La 68e cérémonie des Grammy Awards, tenue dimanche soir, a été marquée par des moments forts, des surprises et quelques frustrations, mais c’est le discours enflammé de Bad Bunny qui a captivé l’attention, transformant la soirée en une plateforme pour l’activisme. L’artiste portoricain a utilisé son temps sur scène pour dénoncer les agissements de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE), appelant à une approche plus humaine envers les migrants.
“Avant de remercier Dieu, je vais dire : ICE dehors. Nous ne sommes pas des sauvages, pas des animaux, pas des extraterrestres. Nous sommes des humains, et nous sommes Américains”, a déclaré Bad Bunny, suscitant des applaudissements nourris. Son message, diffusé à des millions de téléspectateurs, intervient dans un contexte de tensions croissantes autour des politiques d’immigration aux États-Unis, où les arrestations et les déportations par ICE ont augmenté de 25% au cours du dernier trimestre 2025, selon les données du Department of Homeland Security.
Le discours de Bad Bunny, qui se produira également au Super Bowl le 7 février, a résonné avec de nombreux spectateurs et a rapidement fait le tour des réseaux sociaux.
[Intégrer ici le tweet de @FadeAwayMedia avec le discours de Bad Bunny : https://twitter.com/FadeAwayMedia/status/2018147797682315623]
Au-delà de l’engagement politique, la soirée a été riche en récompenses. Kendrick Lamar a fait l’histoire en devenant l’artiste masculin le plus récompensé aux Grammys, avec un total de 26 trophées, dépassant ainsi Jay-Z. Il a remporté le prix de l’album de l’année pour “GNX”, une victoire inattendue pour certains, mais qui consacre son statut d’icône du rap.
La soirée a également été marquée par des surprises. Olivia Dean a remporté le prix de la meilleure nouvelle artiste, déjouant les pronostics et les espoirs de nombreux fans de Leon Thomas. Dean, dont la mère est d’origine jamaïcaine-guyanaise, a rendu hommage à son héritage familial dans son discours d’acceptation, soulignant l’importance de célébrer le courage des immigrants.
“Je suis ici en tant que petite-fille d’immigrants. Je suis le fruit du courage, et ces personnes méritent d’être célébrées. Nous ne sommes rien les uns sans les autres”, a-t-elle déclaré. Son album, “The Art of Loving”, a connu un succès commercial retentissant, propulsé par des titres comme “Lady, Lady” et “So Easy to Fall In Love”.
Un autre moment fort de la soirée a été l’hommage poignant rendu à D’Angelo et Roberta Flack par Lauryn Hill, qui a fait son retour sur la scène des Grammys après plus de deux décennies d’absence. Accompagnée d’une pléiade d’artistes R&B et soul, dont Leon Thomas, Lucky Daye et Lalah Hathaway, Hill a offert une performance émouvante qui a captivé le public.
[Intégrer ici une vidéo YouTube de la performance de Lauryn Hill]
Cependant, la soirée n’a pas été sans déceptions. De nombreux observateurs ont regretté le manque de reconnaissance des artistes noirs dans la catégorie Album de l’année, où Bad Bunny a finalement triomphé. Bien que sa victoire ait été saluée par beaucoup, certains ont souligné le manque de diversité dans les récompenses les plus prestigieuses.
Enfin, la victoire de Kendrick Lamar et SZA pour l’enregistrement de l’année avec “Luther”, un hommage vibrant à Luther Vandross et Cheryl Lynn, a été un autre moment fort de la soirée. La présentation, assurée par l’icône Cher, a ajouté une touche de glamour à cette reconnaissance artistique. SZA a profité de l’occasion pour encourager les spectateurs à ne pas céder au désespoir en ces temps difficiles.
Les Grammys 2026 ont donc été une soirée riche en émotions, en performances mémorables et en messages importants, confirmant une fois de plus le rôle central de la musique dans la culture et la société.
