La forêt de Fontainebleau rouvre partiellement au public ce 22 août 2026, après plus d’une fermeture consécutifs à de violents incendies.
Le retour des grimpeurs à Franchard Isatis
Sur le site de renommée internationale Franchard Isatis, situé à l’ombre des pins, une quinzaine de personnes ont déployé leurs tapis d’escalade et enfilé leurs chaussons dès la réouverture.
Gilles Moutounet, cadre dans la distribution âgé de 59 ans, a déclaré que c’était la reprise des bonnes vieilles habitudes.
D’autres passionnés ont fait le déplacement depuis l’étranger. Stefano Rosso, un visiteur italien de Turin âgé de bientôt 70 ans, fréquente la forêt et ses 30.000 blocs depuis trente ans. En vacances dans la région avec son épouse, il s’est rendu sur place dès la matinée du 22 août 2026. Sophia Pau, une autre adepte italienne de l’escalade de blocs âgée de 28 ans, a également pu profiter des grands classiques du massif lors de son dernier jour de vacances.
Les zones sinistrées et les restrictions de sécurité persistent
Malgré la réouverture d’une grande partie du massif, 20% de la forêt de Fontainebleau restent strictement interdits d’accès pour des raisons de sécurité, les arbres calcinés menaçant de s’effondrer.
Dans le secteur de la Faisanderie, lourdement touché en juillet, des barrières bloquent l’accès aux cyclistes et promeneurs, signalées par des pancartes rouges et blanches arborant le logo de l’Office national des forêts (ONF). Lucas Horenburg et sa compagne, casque de cyclisme vissé sur la tête, ont ainsi dû modifier leur itinéraire de randonnée à vélo.
Lucas Horenburg, cycliste en randonnée, a affirmé qu’après les incendies, on se demandait à quoi la forêt allait ressembler, et que le fait de pouvoir revenir assez rapidement était rassurant.
La vigilance accrue de l’Office national des forêts face au risque d’incendie
Le mot d’ordre des équipes de l’ONF en ce premier jour de réouverture est la vigilance.

Des rondes sont assurées tout au long du week-end par les agents pour surveiller le périmètre restreint et parer aux infractions. Les autorités craignent en effet que les visiteurs ne s’aventurent près des zones interdites par curiosité ou pour prendre des photos. Cette inquiétude est exacerbée par la sécheresse de la végétation aux teintes automnales, qui maintient la forêt dans un état de grande vulnérabilité face à de nouveaux départs de feu.
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