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Fiordland : Îles Pukenui et Indian Island redevenues sans cerfs

La Nouvelle-Zélande préserve ses îles refuges de la prolifération des cerfs

DUSKY SOUND, Nouvelle-Zélande – Les îles reculées de Fiordland, sanctuaire de biodiversité unique, sont à nouveau exemptes de cerfs grâce à une opération annuelle de surveillance et d’éradication. Pukenui/Anchor Island et Indian Island, situées dans la spectaculaire baie de Dusky Sound, ont été inspectées et débarrassées de trois individus, assurant ainsi la pérennité des écosystèmes fragiles qu’elles abritent.

Depuis 2007, Anchor Island est un modèle de réussite en matière de conservation, et les efforts se poursuivent pour maintenir ce statut précieux. L’opération, menée par le Département de la Conservation (DOC), s’étend également aux îles et aux criques environnantes de Dusky Sound et de Preservation Inlet.

« Même quelques cerfs peuvent rapidement reconstituer une population, compromettant potentiellement des décennies de progrès en matière de conservation », explique Monty Williams, responsable du projet biodiversité au DOC. « Agir maintenant permet d’éviter un problème bien plus important et coûteux à l’avenir. Cet investissement garantit la santé écologique à long terme des îles et assure la prospérité de la biodiversité unique de Fiordland. »

L’éradication des cerfs, espèce invasive, est une tâche complexe et coûteuse. L’accès aux îles est limité au bateau ou à l’hélicoptère, et les équipes de terrain utilisent une combinaison de techniques de chasse aérienne, assistées par la technologie thermique, et de traque au sol.

Le DOC accorde une priorité particulière à la protection de plusieurs zones clés, notamment Coal Island, Chalky Island, Anchor Island, Indian Island, Secretary Island et le bassin versant de Cleddau Valley près de Milford Sound. Ces îles représentent des refuges cruciaux pour des espèces menacées et des écosystèmes vulnérables.

La Nouvelle-Zélande est reconnue internationalement pour son approche innovante en matière de conservation insulaire. Ses sanctuaires insulaires servent de modèles pour la restauration des espèces et la protection des écosystèmes à travers le monde.

« Maintenir un statut exempt de cerfs sauvages ne protège pas seulement la faune, mais démontre également comment une action ciblée et basée sur la science peut contribuer à la protection de la biodiversité à l’échelle mondiale », souligne Williams.

La prolifération des espèces invasives est une menace majeure pour la biodiversité mondiale. Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), les espèces invasives sont l’une des principales causes de perte de biodiversité, avec un coût économique estimé à des milliards de dollars chaque année. La Nouvelle-Zélande, en particulier, est confrontée à des défis importants en raison de son isolement géographique et de la vulnérabilité de sa faune endémique.

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