Filip Štojdl, l’ancien évêque de Plzeň de l’Église tchécoslovaque husitée, est décédé le 27 août 2026 à l’âge de 50 ans. Sa mort intervient après une période de graves difficultés personnelles, professionnelles et de santé, marquée par son départ de l’institution religieuse en 2024.
L’annonce a été rendue publique par l’institution religieuse elle-même, qui a fait part de la disparition de son ancien prélat à travers un communiqué officiel diffusé sur son site web. Les autorités religieuses n’ont pas divulgué la cause précise de ce décès soudain, se contentant d’appeler les fidèles à la prière.
Un parcours ecclésiastique marqué par la précocité et l’ancrage régional
Après des études à la Faculté de théologie husitée de l’Université Charles à Prague et un passage par l’Université Karl-Ruprecht à Heidelberg, il avait prononcé ses vœux de diacre en 1998 puis sa consécration sacerdotale en 2000 à Písek.
Son ministère s’est ancré durablement dans les communes de Písek et de Mirovicích. C’est dans cette dernière localité qu’il a affronté l’une des épreuves majeures de sa charge paroissiale en mars 2015, lorsqu’un violent incendie a ravagé l’église husitée locale, ne laissant debout que les murs d’enceinte et le clocher, d’après les archives de la presse locale. La reconstruction de l’édifice, évaluée à environ vingt millions de couronnes, avait alors suscité une vaste vague de solidarité nationale et de dons citoyens.
En mai 2012, à l’âge de 36 ans, il avait été élu à la tête du diocèse de Plzeň, devenant alors le plus jeune évêque du pays selon les données de la presse régionale.
La rupture institutionnelle et la descente vers la précarité
La fin de son épiscopat et les mois qui ont suivi ont été assombris par de profondes turbulences personnelles et professionnelles. En août 2024, le conseil diocésain a prononcé sa destitution de ses fonctions cléricales et l’a suspendu de ses charges en invoquant des violations graves des obligations de service et de la discipline ecclésiastique. Face à cette sanction, l’intéressé avait choisi de quitter définitivement l’organisation religieuse en novembre de la même année.
Dans les mois qui ont suivi son départ, le parcours de l’ancien prélat s’est heurté à des difficultés matérielles et psychologiques extrêmes, marquées par des procédures d’insolvabilité, des saisies sur biens et une dépendance aux médicaments et à l’alcool. Dans des écrits diffusés auprès de ses proches et de ses soutiens, il a relaté cette période d’errance :

Filip Štojdl, ancien évêque de Plzeň, a déclaré que le résultat de ce manque de liberté avait été une chute brutale et trois années à errer dans une dépendance sévère à l’alcool et aux médicaments, ajoutant qu’il percevait désormais que vous et lui méritiez la pure vérité et qu’il n’avait aucune raison de cacher ses cicatrices.
Cette période de reconstruction personnelle l’a conduit à fréquenter des structures d’hébergement d’urgence, à dormir dans sa voiture ou chez des amis, et à mener un combat quotidien pour recouvrer la sobriété et la dignité, rapporte la presse locale à partir de ses confidences publiques.
Les derniers messages et les projets de renouveau interrompus
Le 16 août 2026, il avait adressé un message public à ses partisans pour annoncer son intention d’amorcer un nouveau chapitre professionnel à partir du mois de septembre, prévoyant de s’investir dans l’accompagnement spirituel, la photographie et le soutien aux personnes marginalisées, selon les informations recueillies par l’agence de presse régionale.

Cependant, le ton de ses communications a brusquement changé quelques heures avant le drame. Sur le réseau social X, il a publié des messages alarmants faisant état d’insomnies persistantes et d’une détresse psychologique aiguë, évoquant ouvertement des pensées suicidaires, ainsi que le confirment les vérifications menées par la presse d’investigation.
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