Coup d’arrêt pour la transition énergétique : La FERC suspend la révision des projets gaziers et GNL
Washington D.C. – La Federal Energy Regulatory Commission (FERC) a annoncé la suspension de sa politique visant à évaluer l’impact environnemental des projets de gazoducs et de gaz naturel liquéfié (GNL), un revirement majeur qui suscite l’inquiétude des défenseurs de l’environnement et pourrait freiner la transition énergétique aux États-Unis.
La décision de la FERC intervient alors que les États-unis sont devenus le premier exportateur mondial de GNL, avec des exportations atteignant 11,9 milliards de pieds cubes par jour l’année dernière, selon l’Administration de l’information sur l’énergie (EIA). Le pays dispose actuellement de huit terminaux d’exportation de GNL, capables de traiter 14,5 milliards de pieds cubes par jour, et huit autres sont en construction, avec une capacité potentielle supplémentaire de 21,8 milliards de pieds cubes par jour.La FERC a également approuvé dix projets d’exportation supplémentaires, représentant 13,2 milliards de pieds cubes par jour, qui attendent d’être construits.
Cette suspension de la politique de révision a été vivement contestée. L’American petroleum Institute (API) s’est opposé à la mise à jour de la politique, tandis que des organisations comme EarthJustice, le sierra Club et Agir pour la justice environnementale, ainsi que la Division des avocats du New Jersey, ont plaidé pour une évaluation plus rigoureuse des impacts environnementaux et climatiques des infrastructures gazières.Contexte et implications à long terme :
La FERC, agence chargée de réglementer l’acheminement et la vente de l’énergie interétatique, a pour mission d’évaluer l’impact environnemental des projets énergétiques. La politique en question visait à moderniser cette évaluation, en tenant compte des effets cumulatifs des projets sur le climat et les communautés locales.La suspension de cette révision signifie que les futurs projets de gazoducs et de GNL pourraient être approuvés sans une analyze approfondie de leurs conséquences environnementales, notamment en termes d’émissions de gaz à effet de serre et de pollution de l’air et de l’eau.
Cette décision est perçue comme un coup dur pour les efforts visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à lutter contre le changement climatique. elle pourrait également entraîner une augmentation de la production et de l’exportation de combustibles fossiles, contribuant ainsi à aggraver la crise climatique mondiale.
les critiques soulignent que cette décision favorise les intérêts de l’industrie pétrolière et gazière au détriment de la protection de l’environnement et de la santé publique. Ils appellent la FERC à reconsidérer sa position et à adopter une politique plus durable et responsable en matière d’évaluation des projets énergétiques. L’avenir de la politique énergétique américaine et son alignement avec les objectifs climatiques mondiaux sont désormais en jeu.
