Alerte : Explosion de groupes en ligne exploitant des images intimes non consensuelles
Rome,Italie – Une enquête récente révèle une prolifération alarmante de groupes en ligne,notamment sur Telegram et facebook,dédiés au partage et à la diffusion d’images intimes obtenues sans consentement. L’affaire, initialement révélée par des plaintes de femmes se reconnaissant sur des photographies partagées, met en lumière une forme de violence numérique en pleine expansion.
Un groupe particulièrement notoire, baptisé “Ma femme”, a été identifié par les autorités italiennes. L’adjoint de la police postale de Rome a confirmé aux médias que des victimes ont porté plainte après s’être reconnues sur les images diffusées. L’enquête a révélé que certaines femmes n’étaient même pas conscientes que leurs photographies étaient partagées.
Selon l’association européenne “l’autorisation refusée”, spécialisée dans la lutte contre la pornographie non consensuelle, au moins 147 groupes et canaux sur Telegram étaient actifs en 2023, diffusant du contenu intime, incluant des images d’enfants, des données personnelles volées et du matériel provenant de plateformes comme OnlyFans. Ces groupes ont généré plus de 6,5 millions d’interactions. La présence de tels groupes est également significative sur Facebook.
L’ampleur du problème dépasse le simple partage d’images. Silvia Semenzin, chercheuse et activiste des droits numériques, souligne l’existence de plateformes hébergeant des tutoriels pour installer des spycams, des publicités pour organiser des rencontres sexuelles non consenties, et des demandes de manipulation de photos à l’aide de l’intelligence artificielle.Des liens directs vers des groupes Telegram où ces matériaux circulent sont également facilement accessibles.
Un problème persistant et en évolution
Ce phénomène n’est pas nouveau, mais il prend une ampleur inquiétante avec l’essor des réseaux sociaux et des technologies de manipulation d’images. La facilité avec laquelle des images peuvent être partagées et modifiées, combinée à l’anonymat offert par certaines plateformes, crée un environnement propice à la violence numérique.
Que faire si vous êtes victime ?
Signaler le contenu : La plupart des plateformes de réseaux sociaux disposent de mécanismes de signalement pour les contenus illégaux ou abusifs.
Porter plainte : Contactez les autorités compétentes (police postale, gendarmerie) pour déposer une plainte.
Conserver les preuves : Capturez des captures d’écran des publications et des profils concernés.
Obtenir de l’aide : Des associations spécialisées peuvent vous accompagner dans vos démarches et vous offrir un soutien psychologique. (exemples : cyber-harcèlement.fr,Net Écoute)
* Supprimer vos informations personnelles : Effectuez une recherche sur votre nom et vos images en ligne et demandez la suppression des contenus non autorisés.
La lutte contre la pornographie non consensuelle et la violence numérique nécessite une action concertée des plateformes, des autorités et des utilisateurs. La sensibilisation et l’éducation sont également essentielles pour prévenir ces abus et protéger les victimes.
