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Espionne russe : le texto osé à un agent du FBI

Espionne russe interpellée aux États-Unis : textos enflammés à un agent du FBI avant sa condamnation

NEW YORK (AP) — Nomma Zarubina, une femme de 35 ans soupçonnée d’espionnage pour la Russie, a plaidé coupable de faux témoignages auprès du FBI, mettant fin à une affaire rocambolesque marquée par des avances inattendues envers un agent fédéral.

Zarubina, qui opérait sous le pseudonyme « Alyssa », a été recrutée par le FSB, le service de sécurité russe, dans sa ville natale de Tomsk. Sa mission : influencer les think tanks américains en faveur des intérêts russes. Elle a été appréhendée l’année dernière, mais l’affaire a pris une tournure surréaliste lorsque, après son arrestation, elle a envoyé une série de messages textuels à un agent du FBI, incluant le fameux « attrape-moi si tu peux ».

Selon les procureurs, Zarubina a menti sur l’étendue de ses liens avec le Kremlin en 2024. Des accusations supplémentaires de trafic sexuel ont ensuite été portées contre elle, avant d’être finalement abandonnées en échange de sa reconnaissance de culpabilité pour faux témoignage et fausses déclarations sur sa demande de naturalisation. Elle risque jusqu’à cinq ans de prison pour chaque chef d’accusation, avec une date de condamnation fixée au 11 juin.

L’affaire a mis en lumière les efforts de la Russie pour infiltrer les cercles influents aux États-Unis. Jay Clayton, procureur fédéral pour le district sud de New York, a souligné que Zarubina tentait de « cultiver des relations avec les forces de l’ordre américaines, les organisations de la société civile et d’autres, tout en mentant au FBI sur ses liens avec la Fédération de Russie ».

James C. Barnacle Jr., directeur adjoint du FBI, a dénoncé le comportement de Zarubina, soulignant qu’elle avait « délibérément dissimulé ses méfaits et menti sur son affiliation aux services de renseignement russes, ce qui constituait une offense à la sécurité nationale ».

Zarubina avait également une présence active sur les réseaux sociaux, où elle partageait des photos de sa participation à des conférences internationales sur les relations internationales. Son profil LinkedIn indiquait également qu’elle travaillait pour une organisation non gouvernementale affiliée à l’ONU, « Hope Ail ».

Durant sa détention provisoire, Zarubina a harcelé un enquêteur, lui envoyant des messages à caractère sexuel. Elle a également comparé son sort à celui de Maria Boutina, une autre espionne russe interpellée aux États-Unis pour avoir tenté d’infiltrer les cercles de pouvoir. Dans un message, elle s’est lamentée en déclarant : « J’imagine que Boutina a eu plus d’attention. »

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