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Équipe d’Iran contrainte de quitter les États-Unis en 24h après match

by Thomas Moreau - Sports
Des restrictions de séjour imposées par Washington

L’équipe nationale d’Iran, arrivée au Mexique ce dimanche 7 juin 2026, fait face à des restrictions de voyage inédites pour la Coupe du monde. Les autorités américaines imposent aux joueurs de quitter le territoire des États-Unis dans les 24 heures suivant chaque match, une mesure justifiée par Washington pour prévenir toute infiltration sur son sol.

Des restrictions de séjour imposées par Washington

La logistique de l’équipe iranienne pour ce Mondial est devenue un véritable casse-tête diplomatique. Selon des rapports relayés par RTV Bangladesh, le gouvernement américain a imposé une règle stricte : les joueurs doivent entrer sur le territoire américain le jour même de leur match et repartir immédiatement après la rencontre. Cette directive, décrite comme une mesure de sécurité, a été confirmée par l’ambassadeur d’Iran au Mexique, Abolfazl Pasandideh, qui a exprimé sa vive inquiétude face à l’épuisement physique que cela pourrait engendrer pour les athlètes.

Le département d’État américain a justifié cette position par des préoccupations sécuritaires majeures. Un responsable du département d’État a affirmé que ces conditions visaient à garantir que les visas sportifs ne soient pas détournés à des fins d’infiltration terroriste, comme l’indique RTV Bangladesh. Cette rhétorique a immédiatement tendu les relations déjà précaires entre les deux nations, l’Iran dénonçant une stigmatisation de ses joueurs et de son encadrement.

Tensions autour de l’octroi des visas

Au-delà de la durée de séjour, c’est le processus même d’obtention des visas qui cristallise les tensions. Si les joueurs ont fini par obtenir le précieux sésame, l’ambassade d’Iran a vivement critiqué le refus d’accorder des visas à une partie du personnel administratif et technique. D’après The Daily Star, quinze responsables de la fédération iranienne, dont le président Mehdi Taj, seraient concernés par ce refus.

L’ambassade d’Iran en Turquie a qualifié ce traitement de discriminatoire dans un communiqué officiel, appelant la FIFA à ouvrir une enquête pour tenir les États-Unis responsables. De son côté, Anandabazar souligne que les autorités américaines maintiennent que seuls les membres jugés nécessaires au bon fonctionnement de l’équipe recevront une autorisation d’entrée. Cette divergence de vue sur ce qui constitue un membre essentiel de la délégation illustre la méfiance mutuelle persistante.

Un camp de base déplacé au Mexique

Face à l’impossibilité de séjourner durablement aux États-Unis, l’Iran a dû revoir sa stratégie. Initialement prévue à Tucson, en Arizona, l’installation de l’équipe a été annulée. C’est finalement le Mexique qui a offert une porte de sortie à la sélection iranienne. La présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, a confirmé que le pays était prêt à accueillir l’équipe pour l’intégralité de la compétition, transformant la ville frontalière de Tijuana en camp de base permanent.

Un camp de base déplacé au Mexique
Photo: RTV Bangladesh

Cette solution permet à l’équipe de naviguer entre le Mexique et les stades américains de Los Angeles et Seattle, où se tiendront les matchs de groupe. Toutefois, la situation reste confuse concernant les détails techniques. Alors que l’ambassadeur iranien insiste sur la contrainte des 24 heures, le porte-parole de l’équipe, Amir Mahdi Alavi, cité par The Daily Star, a affirmé que les visas permettraient des entrées multiples et une arrivée un à deux jours avant les rencontres.

L’impact sur la préparation sportive

Les experts sportifs s’inquiètent des conséquences d’un tel calendrier sur la performance. Le défenseur Ehsan Hajsafi a critiqué publiquement ces conditions lors de l’arrivée de l’équipe à Tijuana, déplorant une préparation entravée par les décisions politiques américaines.

L'impact sur la préparation sportive
Photo: দ্য ডেইলি স্টার বাংলা

"Nous devons arriver en Amérique le matin même et repartir le jour même après le match.

Alors que la compétition approche, l’Iran se retrouve dans une position unique : celle d’une équipe jouant ses matchs à l’extérieur, sans ancrage sur le sol de l’organisateur, et sous une surveillance diplomatique constante. La capacité des joueurs à rester concentrés sur le terrain malgré ce climat extérieur constituera l’un des enjeux majeurs de leur parcours dans ce Mondial.

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