En Irak, le sort des milices anti-Daech en question

En Irak, le sort des milices anti-Daech en question

Le limogeage du chef des unités de défense populaires par le Premier ministre souligne la difficile réintégration de ces groupes, qui ont joué un rôle décisif dans la lutte contre Daech et jouent un rôle ambigu.

Il est une figure clé de l'appareil sécuritaire irakien qui vient d'être limogé: Faleh al Fayad, 62 ans et ancien chef des unités paramilitaires de Hashd el Chaabi, qui a joué un rôle clé dans la lutte contre Daech. Haider al-Abadi, le Premier ministre, l’a démis de ses fonctions jeudi 30 août dans la soirée. Il la blâme pour " s'engager dans des affaires politiques partisanes, ce qui contrevient aux règles de neutralité imposées aux membres de la sécurité et du renseignement "Au même moment, Faleh al Fayad a perdu son poste de conseiller à la sécurité nationale.

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Tractions pour le futur gouvernement

L'ancien numéro un des paramilitaires, également connu sous le nom d '"Unités de mobilisation populaire", a été élu sur la liste du PM lors des élections législatives du 12 mai. Mais il est soupçonné de négocier avec son allié avec une liste concurrente, tandis que près de quatre mois après le scrutin, les négociations pour la formation du futur gouvernement sont toujours en cours.

Son licenciement soulève la question cruciale du rôle des unités paramilitaires en Irak aujourd'hui. Hashd el Chaabi compte environ 50 milices, la plupart chiites, entre 45 000 et 145 000 hommes, selon des sources, selon International Crisis Group (ICG) dans un rapport publié en juillet dernier. Le rassemblement a été créé par le gouvernement irakien le 15 juin 2014, en réponse à l'appel lancé par le djihad du chef spirituel chiite Ali Sistani, pour qu'il se lève contre Daech. À l’époque, l’organisation venait de s’emparer de la ville de Mossoul, dans le nord du pays.

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Menace d'état parallèle

Le territoire de Daech a largement repris, que faire de ces forces paramilitaires? Ceux-ci ont acquis une légitimité grâce à la lutte contre les terroristes et augmenter leur pouvoir, non seulement dans les sphères militaires, mais aussi politiques et économiques, menaçant de créer un état parallèle Dit ICG. Une menace due aux ambitions des dirigeants du "Hachd": " Ils aspirent à devenir un acteur institutionnel, tout en voulant conserver leur propre chaîne de commandement, indépendante du gouvernement. Explique ICG.

Tout en poursuivant le but ultime de placer le Hachd sous le commandement des forces armées telles que définies par la Constitution, l’ICG recommande que Bagdad clarifie d’abord leur rôle par la loi. Dans le même temps, les ministères de l'intérieur et de la défense, leurs autorités de contrôle doivent " être gouverné de manière non partisane et civile ", Et" être encouragé à adopter des politiques de recrutement fondées sur le méritee, poursuit ICG. Et d'ajouter: La séparation explicite de la direction politique des groupes et de leur commandement militaire est cruciale. "

Marianne Meunier

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