EDITORIAL | Le voyage du PM Suga: un bon début pour rallier l’ASEAN derrière la paix et la prospérité régionales

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Le 18 octobre, le Premier ministre Yoshihide Suga a entamé son premier voyage à l’étranger depuis son entrée en fonction en septembre, en direction du Vietnam, président de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) cette année, et de l’Indonésie, une puissance régionale.

Depuis plus de quatre décennies, le Japon et l’ASEAN ont établi une relation de confiance mutuelle et de coopération pour la paix et la prospérité en Asie. Les destinations du nouveau Premier ministre offrent également un choix opportun pour la reprise de la diplomatie face à face à la suite de la pandémie mondiale de COVID-19.

Plus tôt en octobre, lors de la réunion «Quad» tenue à Tokyo, les ministres des Affaires étrangères du Japon, des États-Unis, d’Australie et d’Inde ont réaffirmé leur engagement et convenu d’élargir le cercle de coopération en vue de la réalisation de leur «Indo-Pacifique libre et ouvert ” vision.

Géographiquement, l’Asie du Sud-Est est située au centre de cette vision, et les pays membres de l’ASEAN sont d’une importance vitale pour matérialiser un Indo-Pacifique libre et ouvert. Il est donc important pour le Japon, le Vietnam et l’Indonésie de se faire entendre harmonieusement sur des valeurs telles que la liberté de navigation.

Les trois pays sont tous confrontés à la menace de l’intensification de l’hégémonie maritime de la Chine dans les mers de Chine orientale et méridionale. Nous espérons que le voyage du Premier ministre Suga débouchera sur un message clair visant à contenir l’anarchie chinoise.

Auparavant, le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi s’est rendu dans cinq pays lors de sa tournée en Asie du Sud-Est, exhortant l’opposition à l’initiative Indo-Pacifique du Quad comme un effort pour saper les États individuels.

Au Cambodge, le 12 octobre, Wang a promis d’accorder la priorité au pays pour recevoir les vaccins contre le coronavirus chinois, et a réussi à attirer l’attention du Premier ministre cambodgien Hun Sen selon lequel Phnom Penh «continuerait à soutenir fermement la Chine sur les questions liées à ses intérêts fondamentaux».

En Malaisie, le ministre chinois des Affaires étrangères a comparé le concept Indo-Pacifique à l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord, le critiquant comme une initiative qui «saperait la perspective de la paix et du développement» dans la région.

TCependant, la vision indo-pacifique vise à permettre aux pays de la région de profiter des avantages de la paix et de la prospérité en observant les règles et les normes internationales, et non à créer une alliance militaire.

C’est une façon de penser naturelle qui peut facilement être acceptée par des pays «amis de la Chine» comme le Cambodge. Pékin peut le prendre comme une initiative visant à contenir les ambitions chinoises, simplement parce que la Chine fait fi des règles internationales.

Le Japon, pour sa part, a fourni un appui important à l’édification nationale des pays de l’ANASE, dont beaucoup ont obtenu leur indépendance après la Seconde Guerre mondiale, grâce à son aide publique au développement (APD) et à d’autres programmes.

En 1977, l’administration japonaise du premier ministre de l’époque, Takeo Fukuda, a présenté à l’ASEAN la «doctrine Fukuda» qui se compose de trois principes diplomatiques, dont un engagement que le Japon ne deviendrait jamais une puissance militaire.

Depuis lors, les liens du Japon avec les pays de l’ASEAN se sont approfondis, sur la base de ces principes. En conséquence, Tokyo a une approche diplomatique plus souple et plus sensible envers les signataires de l’ASEAN, qui diffère à divers égards de celle de la Chine, bien sûr, mais aussi de celle des États-Unis, de l’Australie et de l’Inde. L’administration Suga devrait promouvoir cette approche de la diplomatie régionale en tirant le meilleur parti des avantages uniques qu’elle offre au Japon.

(Lire l’éditorial ici dans son original japonais.)

Auteur: Comité de rédaction, Le Sankei Shimbun

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