À l’approche des élections de mi-mandat prévues le 3 novembre 2026, le président Donald Trump multiplie les déplacements à travers les États-Unis pour soutenir les candidats républicains. Pendant ce temps, des tensions internes secouent la Maison-Blanche autour de la stratégie de campagne et des dépenses financières de la formation MAGA Inc.
Donald Trump en campagne à travers les États-états clés
Le président Donald Trump multiplie les déplacements pour galvaniser la base électorale du Parti républicain. Ses récents rassemblements l’ont conduit dans l’Ohio, l’Oklahoma, le Nebraska et l’Alabama, ainsi qu’à Syracuse, dans l’État de New York, afin de soutenir le candidat au poste de gouverneur Bruce Blakeman.
Bien que le président ne soit pas lui-même candidat sur les bulletins de vote, il exhorte ses partisans à se comporter comme s’il l’était. Les prévisionnistes électoraux non partisans, à l’instar de Decision Desk HQ, estiment toutefois que la tâche s’annonce difficile pour le camp républicain dans certaines circonscriptions, évaluant par exemple à seulement 10 % les chances de victoire de Bruce Blakeman à New York.
Tensions à la Maison-Blanche et critiques de la stratégie financière
Alors que la cote de popularité du président atteint son niveau le plus bas du mandat actuel, des luttes d’influence éclatent au sommet de l’exécutif. Selon des sources proches des discussions internes rapportées par GVwire, le président impute la responsabilité de la morosité des perspectives électorales à ses conseillers et aux stratèges politiques, tout en remettant en question les choix de candidats et la gestion du redécoupage électoral.
Les critiques présidentielles ciblent notamment l’efficacité des fonds engagés. Les registres publics indiquent que le super PAC MAGA Inc. a dépensé 200 millions de dollars dans la campagne jusqu’à présent, sans pour autant inverser la tendance dans les États pivots.

Un déplacement récent de James Blair, ancien adjoint du chef de dirigeant de la Maison-Blanche et directeur de MAGA Inc., en Republika Srpska en Bosnie pour des activités de conseil auprès du gouvernement local a également provoqué des frictions au sein de l’équipe, alimentant les divisions entre collaborateurs.
Le soutien maintenu à Susie Wiles malgré les turbulences
Au cœur de ces remous, la position de la cheffe de cabinet Susie Wiles fait l’objet de spéculations quant à son avenir politique après le scrutin. Le président a toutefois tenu à écarter ces rumeurs en public.
Chris LaCivita, co-gérant de campagne, a déclaré : « Le président Trump et son équipe sont et ont toujours été concentrés sur les élections de mi-mandat. Cela se démontre à travers l’argent, le message et la motivation que le président apporte sur le terrain et tout au long de l’année. Les attaques de lâches anonymes qui n’ont jamais mené de combat ne méritent pas qu’on y réponde. »
Investissements économiques et enjeux électoraux
Dans le même temps, l’administration tente d’afficher des résultats économiques concrets. Lors d’un rassemblement à Dalton, en Géorgie, le président a souligné que « Hyundai a annoncé qu’il investirait 560 millions de dollars pour agrandir son usine de West Point, en Géorgie », d’après les précisions publiées par Sedaily.
Le scrutin du 3 novembre déterminera si les républicains parviendront à préserver leurs majorités au Congrès, alors que l’impact de la politique économique, de l’inflation et du conflit en cours en Iran pèse lourdement sur les perspectives du parti.

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