Le président américain Donald Trump a ordonné le 29 septembre 2026 de remplacer officiellement le terme « intelligence artificielle » par « super intelligence » au sein de l’administration fédérale. Cette décision intervient alors qu’un groupe de dirigeants technologiques a signé un accord volontaire sur la sécurité à la Maison-Blanche.
Un changement de nom pour refléter une rupture technologique
Cette initiative s’inscrit dans une série de mesures prises depuis le retour au pouvoir de Donald Trump, incluant le plan d’action fédéral pour l’IA de juillet 2025 et le cadre politique national dévoilé en mars 2026. L’exécutif souligne que les États-Unis investissent massivement dans ce secteur, à l’instar de la Mission Genesis dotée de plus de 5 milliards de dollars pour accélérer les innovations en science, en énergie et en médecine.
Le pacte de régulation volontaire signé à la Maison-Blanche
Parallèlement à ce décret, le président a accueilli plusieurs figures de l’industrie technologique pour un sommet à Washington. Parmi les participants figuraient Jensen Huang de Nvidia, Elon Musk de SpaceX et Tesla, Sundar Pichai de Google, Mark Zuckerberg de Meta, Dario Amodei d’Anthropic et Greg Brockman d’OpenAI.
À l’issue de cette rencontre à huis clos, les dirigeants ont signé un document intitulé White House Accord on Super Intelligence
. Bien que qualifié de morally binding
par le président, ce texte repose sur des engagements volontaires plutôt que sur des contraintes légales strictes.

Trump a déclaré lors de la conférence de presse que l’accord était « presque comme une constitution, en un sens », citant que les « plus grands du monde » l’avaient signé, ainsi que lui-même en tant que président.
L’accord prévoit que chaque entreprise veille à la sécurité de ses propres technologies en instaurant des contrôles internes et en collaborant avec des auditeurs indépendants. Les signataires se sont également engagés à se réunir régulièrement pour définir des normes de sécurité, tout en laissant au département de la Justice un rôle de filet de sécurité en cas d’utilisation abusive.
Les tensions autour des centres de données et du débat public
Le développement rapide des infrastructures nécessaires pour alimenter ces technologies suscite des résistances locales. La construction massive de centres de données se heurte à des inquiétudes grandissantes concernant la consommation d’électricité et l’impact sur les communautés. Un sondage réalisé en septembre par le Marist Poll, en partenariat avec NPR et PBS News, indique qu’une large majorité des électeurs inscrits s’opposent à l’implantation de telles infrastructures dans leur région.

Interrogé sur le risque politique de ces projets à l’approche des élections de mi-mandat en novembre, Donald Trump a rejeté ces critiques, affirmant que les entreprises technologiques réaliseront des contributions massives pour satisfaire les populations locales. De son côté, Jensen Huang a proposé de rebaptiser ces installations super intelligence factories
, estimant qu’elles participent activement à la réindustrialisation du pays.
Alors que certaines entreprises, à l’instar d’OpenAI, ont récemment suspendu le déploiement de certains modèles phares en raison de préoccupations sécuritaires, l’administration fédérale continue d’écarter l’idée de garde-fous réglementaires obligatoires, privilégiant l’autonomie des acteurs du secteur face à la concurrence géopolitique, notamment avec la Chine.
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