Dollar : UBS met en garde contre un pari trop hâtif sur une faiblesse durable
New York – Les investisseurs qui misent sur un affaiblissement continu du dollar américain pourraient être pris de court, avertit UBS Global Wealth Management. La banque suisse, dans une note diffusée ce mardi, souligne que si le dollar a connu un recul notable ces dernières semaines, les conditions pour une baisse prolongée ne sont pas encore réunies.
Le dollar, qui a atteint des sommets en 2022, a cédé du terrain depuis le début de l’année, notamment en raison de l’atténuation des pressions inflationnistes aux États-Unis et des anticipations d’un pivot de la Réserve fédérale américaine (Fed) vers une politique monétaire plus accommodante. L’indice du dollar, qui mesure sa performance face à un panier de six grandes devises, a ainsi perdu environ 1,5% en janvier.
Cependant, UBS met en garde contre une interprétation trop rapide de cette tendance. “Nous pensons qu’il est prématuré de se positionner de manière agressive sur une faiblesse durable du dollar”, explique Mark Haefele, chef des investissements de UBS Global Wealth Management. “Plusieurs facteurs pourraient freiner ou même inverser cette tendance.”
Parmi ces facteurs, UBS cite notamment la robustesse relative de l’économie américaine par rapport à celle de la zone euro et du Royaume-Uni. Les données publiées la semaine dernière par le Bureau of Labor Statistics (BLS) ont révélé que l’économie américaine a créé 353 000 emplois en janvier, bien au-dessus des attentes des économistes. Ce chiffre témoigne d’une résilience inattendue du marché du travail américain, qui pourrait inciter la Fed à maintenir une politique monétaire restrictive plus longtemps que prévu.
[Intégration potentielle d’une courte vidéo YouTube expliquant les indicateurs économiques clés à surveiller pour anticiper les mouvements du dollar. Exemple : “Comprendre l’impact des chiffres de l’emploi sur le dollar américain” – lien vers une chaîne d’analyse économique reconnue.]
De plus, UBS souligne que le dollar reste la devise de réserve mondiale, bénéficiant d’un statut privilégié en matière de commerce international et de flux de capitaux. Cette position dominante offre un soutien intrinsèque à la valeur du dollar, même en période de volatilité économique.
L’avertissement d’UBS intervient alors que les marchés financiers sont particulièrement sensibles aux signaux de la Fed. Les investisseurs scrutent attentivement les déclarations des responsables de la banque centrale américaine pour tenter d’anticiper les prochaines étapes de la politique monétaire. La dernière réunion du Comité fédéral de l’open market (FOMC) a confirmé une hausse des taux d’intérêt de 25 points de base, mais a également souligné que la Fed restait déterminée à ramener l’inflation à son objectif de 2%.
[Intégration potentielle d’un post Instagram d’un analyste financier reconnu commentant les dernières décisions de la Fed et leur impact sur le dollar. Exemple : capture d’écran d’un post avec un graphique illustrant l’évolution de l’indice du dollar et un commentaire concis.]
Pour les investisseurs, UBS recommande une approche prudente et diversifiée. “Nous conseillons de ne pas surpondérer les actifs libellés en dollars et de privilégier une allocation d’actifs équilibrée, tenant compte des risques et des opportunités sur les différents marchés”, conclut Mark Haefele. La banque suisse estime que les devises européennes, notamment l’euro, pourraient bénéficier d’un affaiblissement du dollar à moyen terme, mais souligne que cette perspective reste soumise à l’évolution de la situation économique et politique en Europe. Le conflit en Ukraine et les tensions géopolitiques persistantes constituent des facteurs de risque importants pour la zone euro.
L’impact d’une fluctuation du dollar est global. Une baisse du dollar peut rendre les importations plus chères pour les États-Unis, tandis qu’une hausse peut rendre les exportations américaines moins compétitives. Les pays en développement, qui ont souvent des dettes libellées en dollars, sont particulièrement vulnérables aux variations du taux de change. Selon les données de la Banque des règlements internationaux (BRI), la dette mondiale libellée en dollars s’élève à plus de 12 000 milliards de dollars.
