Des manifestants de toute la France se rassemblent en hommage à un enseignant décapité

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Le Premier ministre français s’est joint aux manifestants dimanche qui se sont rassemblés à travers le pays en hommage à un professeur d’histoire décapité près de Paris après avoir discuté des caricatures du prophète de l’islam Mahomet avec sa classe.

Samuel Paty a été décapité vendredi à Conflans-Sainte-Honorine par un réfugié tchétchène de 18 ans, né à Moscou, abattu par la police.

Le Premier ministre français Jean Castex s’est tenu aux côtés de citoyens, d’associations et de syndicats manifestant dimanche sur la place de la République à Paris pour soutenir la liberté d’expression et à la mémoire de l’enseignant assassiné de 47 ans.

Certains ont tenu des pancartes indiquant «Je suis Samuel» qui faisaient écho au cri de ralliement «Je suis Charlie» après l’attaque de 2015 contre le journal satirique Charlie Hebdo, qui a publié des caricatures du prophète Mahomet. Un moment de silence a été observé sur la place, interrompu par les applaudissements et une La Marseillaise, l’hymne national français.

Les manifestants se sont également réunis dans les grandes villes comme Lyon, Toulouse, Strasbourg, Nantes, Marseille, Lille et Bordeaux.

Les autorités françaises, quant à elles, affirment avoir arrêté une onzième personne après le meurtre.

Le procureur antiterroriste Jean-François Ricard a déclaré qu’une enquête pour meurtre présumé terroriste avait été ouverte. Au moins quatre des personnes détenues sont des membres de la famille de l’agresseur, qui avait obtenu une résidence de 10 ans en France en tant que réfugié en mars. Il était armé d’un couteau et d’un pistolet airsoft, qui tire des boulettes de plastique.

Sa demi-sœur a rejoint le groupe État islamique en Syrie en 2014, a déclaré Ricard. Il ne lui a pas donné son nom et on ne savait pas où elle se trouvait maintenant.

Le procureur a déclaré qu’un texte revendiquant la responsabilité et une photo de la victime avaient été retrouvés sur le téléphone du suspect. Il a également confirmé qu’un compte Twitter sous le nom d’Abdoulakh A appartenait au suspect. Il a posté une photo de la tête décapitée quelques minutes après l’attaque avec le message: “J’ai exécuté l’un des chiens de l’enfer qui a osé abattre Muhammad.”

REGARDER | Le président français visite la scène où la police a tué un homme qui a tué un enseignant:

Le président Emmanuel Macron faisait partie d’un groupe de spectateurs et de policiers qui se sont rassemblés dans une rue à l’extérieur de Paris où la police a tiré et tué un homme qui quelques minutes plus tôt avait tué un enseignant du collège. 0:51

La décapitation a bouleversé les musulmans français modérés, et un groupe d’imams de la région lyonnaise devait tenir une réunion spéciale dimanche pour discuter de ce que le groupe a appelé «l’assassinat épouvantable de notre compatriote par un terroriste qui, au nom d’une foi incertaine, a commis le irréparable.”

Le chef du plus grand groupe mondial de pays à majorité musulmane a également condamné le meurtre. Dans une déclaration dimanche par l’Organisation de la coopération islamique de 57 nations, le bureau du secrétaire général, Yousef al-Othaimeen, a réitéré la position bien connue de l’OCI de rejet de toutes les formes d’extrémisme, de radicalisation et de terrorisme pour quelque raison que ce soit ou motif.”

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