Des journalistes de C-News et de BFM-TV déposent des plaintes pour violence

"Gilets jaunes" à Toulouse, le 24 novembre 2018. – Pascal PAVANI / AFP
Trois journalistes de C-News et de BFM-TV ont déposé samedi une plainte pour "violence aggravée" et "tentative d'assaut lors d'une réunion" sur la place du Capitole à Toulouse, où se terminait une manifestation de "gilets jaunes". -a appris des parties intéressées.

Trois confrères, journalistes de C-News et de BFM-TV, ont porté plainte samedi pour "violences aggravées" et "tentative d'agression lors d'une réunion" sur la place du Capitole à Toulouse où se terminait une manifestation de "gilets jaunes". : //t.co/SMigGnmYdz #AFP @AFPToulouse pic.twitter.com/q1t2zsN3pq– Charlotte Durand (@ChaDurandAFP) 24 novembre 2018

"J'ai suivi la manifestation au Capitole et j'ai couru", a déclaré Jean-Wilfrid Forquès, journaliste à l'AFP BFM-TV, qui s'est plaint à son collègue, le reporter d'image Maxime Sounillac, de "tentative d'agression à la réunion". Sous le commandement de deux gardes de sécurité qui l'accompagnent depuis une semaine, le journaliste, âgé de 53 ans, a dû fuir pour échapper à ses agresseurs.

"C’était un véritable lynchage et la cible était BFMTV", at-il déclaré, "elle a dégénéré dès qu’ils ont vu BFMTV sur le terrain".

Toulouse: deux journalistes de BFMTV ont porté plainte après avoir été attaqués par des gilets jaunes pic.twitter.com/RjaDEYo2IW– BFMTV (@BFMTV) 24 novembre 2018

50 à 100 manifestants ont crié "journalistes mixtes"

Le journaliste de C-News, Jean-Luc Thomas, a déclaré avoir été agressé par un groupe de 50 à 100 manifestants qui criaient "des co-journalistes" alors qu'il était avec "5 ou 6 journalistes". "Au même moment, plusieurs personnes ont commencé à me donner des coups de pied et à me pousser à tomber", lit-on dans le rapport de police.

Le journaliste de CNews a déclaré à l'AFP qu'il avait été roué de coups de pied, qu'il avait eu une bouteille d'eau au visage, avant d'être "exécuté" dans une rue adjacente sans être blessé. Il a déclaré qu'il avait déposé une plainte pour "violences aggravées lors d'une manifestation sur la voie publique". Selon lui, les deux circonstances aggravantes sont: l'exercice de sa profession de journaliste et une mission de service public.

Sans eux, "nous n'existerions pas dans les médias"

Dans une vidéo publiée sur le compte Facebook de "gilets jaunes", Toulouse a été vue plus de 700 fois en 4 heures, on voit en fait les deux journalistes de BFM-TV et leurs trois collègues de Cnews se faire huer et emmener à la fête par une foule en délire BFM Collabo ".

Dans un courriel envoyé vendredi soir aux "gilets jaunes" de la Haute-Garonne, Yves Garrec, l'un des dirigeants du mouvement, avait néanmoins appelé à "respecter" les journalistes, présents pour "faire leur travail" et sans lesquels "nous ne voudrions pas". exister de manière médiatique ".

"Ces comportements sont intolérables", a réagi samedi soir Céline Pigalle, rédactrice en chef de BFMTV, sur le site de la chaîne d'information. "Nous allons désormais porter plainte chaque fois que ce type d'événement se produit", a ajouté la responsable de la chaîne, qui avait déjà signalé des cas de menaces à l'encontre de ses journalistes lors de rassemblements le week-end dernier. Samedi, deux journalistes se sont également plaints après une attaque à Béziers.

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