POLLUTION ATMOSPHÉRIQUE : UN LIEN DIRECT AVEC LA DÉMENCE DU CORPS DE LEWY DÉCOUVERT
Baltimore, États-Unis – une nouvelle étude révolutionnaire publiée dans la revue Science établit un lien fort entre l’exposition à la pollution atmosphérique, et plus précisément aux particules fines PM2.5, et le développement de la démence du corps de Lewy, une forme de démence neurodégénérative souvent sous-diagnostiquée.Les chercheurs de l’Université Johns Hopkins, menés par le professeur Ted Dawson, affirment que la pollution atmosphérique pourrait être un facteur déterminant dans l’apparition de cette maladie. “Nous pensons que c’est un facteur de conduite très vital pour la démence du corps de Lewy. Il doit y avoir un effort concerté pour garder notre air propre”, a déclaré le professeur Dawson.
Cette découverte s’appuie sur des recherches antérieures qui ont déjà identifié la présence de PM2.5 dans le cerveau de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et associées à un déclin cognitif.L’étude actuelle approfondit la compréhension des mécanismes biologiques reliant la pollution à la pathologie de la démence du corps de Lewy.
Un Facteur de Risque Modifiable : L’Espoir d’une Prévention
Selon le Dr Mao, co-auteur de l’étude, ces résultats ouvrent la voie à des stratégies de prévention. “En abaissant notre exposition collective à la pollution de l’air, nous pouvons potentiellement réduire le risque de développer ces conditions neurodégénératives dévastatrices à l’échelle de la population.”
La Pollution Atmosphérique : Un Enjeu de Santé Publique Mondial
La démence du corps de lewy, caractérisée par des fluctuations cognitives, des hallucinations visuelles et des problèmes de mouvement, affecte des millions de personnes dans le monde. Les particules fines PM2.5, issues de la combustion de combustibles fossiles, des activités industrielles et du trafic routier, sont capables de pénétrer profondément dans les poumons et de se retrouver dans la circulation sanguine, atteignant potentiellement le cerveau.
Des initiatives de recherche,comme le projet Rapid lancé par l’University College de Londres et le Francis Crick Institute,visent à mieux comprendre les mécanismes par lesquels la pollution atmosphérique affecte le cerveau. Le professeur Charles Swanton, co-leader du projet Rapid, souligne l’importance de cette nouvelle étude : “Elle fournit un pont mécaniste entre l’exposition environnementale et la pathologie de la maladie.”
Que faire ?
La réduction de la pollution atmosphérique est donc un enjeu majeur de santé publique. Les mesures incluent :
Transition vers des sources d’énergie renouvelables : Réduire la dépendance aux combustibles fossiles.
Amélioration des transports en commun : Encourager l’utilisation des transports en commun et des modes de déplacement actifs (vélo, marche).
Réglementation plus stricte des émissions industrielles : Imposer des normes plus strictes aux industries polluantes.
Surveillance de la qualité de l’air : Mettre en place des systèmes de surveillance de la qualité de l’air et informer le public en temps réel.
* Protection individuelle : En cas de pics de pollution, limiter les activités physiques en extérieur et utiliser des masques de protection respiratoire appropriés.
Cette recherche souligne l’urgence d’agir pour protéger notre santé et celle des générations futures en luttant contre la pollution atmosphérique.
