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Daymond John : Sa routine biohacking pour la longévité

Daymond John, star de « Shark Tank », mise sur la longévité grâce au biohacking

NEW YORK (AP) – Daymond John, entrepreneur américain à succès, fondateur de la marque de vêtements FUBU et investisseur dans l’émission de télévision « Shark Tank », a transformé sa lutte contre le cancer de la thyroïde en une quête obsessionnelle de longévité. Loin de se contenter de son statut de magnat de la mode et d’investisseur avisé, John, aujourd’hui estimé à 350 millions de dollars, s’est lancé dans le biohacking, une approche scientifique visant à optimiser la santé et le bien-être.

Diagnostiqué en 2017, John a pris conscience de la fragilité de la vie. Cinq ans après avoir été déclaré guéri, il s’est rendu compte qu’il avait repris du poids et a décidé de changer radicalement son mode de vie. « J’ai réalisé que je prenais ma vie à la légère », a-t-il confié à Fortune. Son objectif n’est plus seulement de retrouver la ligne pour un costume de « Shark Tank », mais surtout de pouvoir accompagner ses trois filles lors de leur mariage.

Cette prise de conscience, combinée à l’influence de sa femme, elle-même adepte du biohacking, a conduit John à adopter une routine rigoureuse. Elle comprend des jeûnes de 40 heures, des séances de luminothérapie rouge, des bains de froid et des séances d’oxygénothérapie hyperbare. L’abandon de l’alcool a également joué un rôle crucial dans sa transformation. « Dry January n’a jamais fonctionné », explique-t-il. « J’ai dû m’abstenir complètement. Et là, tout le poids est tombé. »

John insiste sur le fait que sa démarche est motivée par la longévité, et non par la vanité. Il se concentre sur ce qu’il « savait qu’il devait faire » pour améliorer sa santé. Il est conscient qu’il n’est pas un scientifique, mais un homme ordinaire qui partage son expérience pour encourager les autres à prendre soin d’eux-mêmes.

Sa routine hebdomadaire est stricte : chaque mercredi, après un seul repas, il entame un jeûne de 40 heures, ne consommant que de l’eau et du café noir pour stimuler l’autophagie, un processus de nettoyage cellulaire. Il effectue également des bains de froid pour réduire l’inflammation, des séances de luminothérapie rouge pour favoriser la récupération et des séances d’oxygénothérapie hyperbare, une thérapie utilisée pour améliorer la cicatrisation et renforcer le système immunitaire.

John va même jusqu’à réaliser des traitements d’oxygénation et d’ozonation extracorporelle, une forme de filtration sanguine, tous les quelques mois. Il effectue également un bilan de santé complet une fois par an, grâce à la société Fountain Life, soutenue par Tony Robbins, qui utilise des technologies d’imagerie avancées pour détecter les premiers signes de maladie. Il partage même ses résultats sur les réseaux sociaux, afin de rester transparent et de susciter la discussion.

L’investissement de John dans le biohacking ne se limite pas à ses propres pratiques. Il a investi dans Lotus, une startup qui regroupe les données médicales et les informations provenant des appareils portables, ainsi que dans Regenerate, une entreprise qui développe des injections régénératives utilisées par les athlètes de MMA.

Cette quête de longévité a eu des effets inattendus sur sa vie personnelle. L’utilisation de certains appareils, comme un « biocharger » qui émet des fréquences électromagnétiques, l’oblige à s’éloigner de son téléphone, ce qui a renforcé sa relation avec sa femme. Ils profitent de ces moments de déconnexion pour discuter sans écran, et elle est devenue son principal soutien.

John est également conscient de l’importance de se faire plaisir. Il s’autorise un repas riche en graisses une fois par semaine et profite pleinement des plaisirs de la table lors de ses voyages en Europe. « On paiera pour ça à notre retour », dit-il avec un sourire. « Si je vais en profiter, je le ferai avec les personnes que j’aime. »

Le biohacking, autrefois considéré comme une expérimentation de niche dans la Silicon Valley, est en plein essor. L’industrie est estimée à près de 25 milliards de dollars et devrait atteindre 69 milliards de dollars d’ici 2030, selon Grand View Research. Des personnalités comme Jeff Bezos et Peter Thiel sont également connues pour explorer les possibilités offertes par le biohacking, notamment la cryothérapie et d’autres techniques de longévité.

L’approche de Daymond John, axée sur la transparence et l’expérimentation, pourrait bien inspirer d’autres à explorer les avantages du biohacking, tout en restant conscients de l’importance de consulter un professionnel de la santé.

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