Crise des manuels scolaires en Libye : un cycle de retards et de corruption dénoncé
Tripoli, Libye – le député Akram Khalifa a publiquement dénoncé la récurrence de la crise des manuels scolaires en Libye, pointant du doigt une corruption systémique qui, selon lui, gangrène les institutions de l’État. Cette situation, qui se répète chaque année, compromet l’accès à l’éducation pour les élèves libyens.
Dans une déclaration exclusive à la télévision Al Masar, Khalifa a appelé le procureur général à ouvrir une enquête approfondie sur les causes de ces retards persistants. Il a insisté sur la nécessité d’identifier les responsables de la négligence et de toute irrégularité, et de les traduire en justice.
Le député khalifa a souligné que la corruption et le népotisme sont désormais des pratiques courantes au sein des institutions libyennes. Il a exprimé l’espoir que les efforts du procureur général permettront de rétablir la confiance du public et de garantir une meilleure responsabilisation des acteurs étatiques.
La crise des manuels scolaires en Libye est un symptôme plus large des défis auxquels le pays est confronté depuis des années.L’instabilité politique, les conflits armés et la faiblesse des institutions ont créé un environnement propice à la corruption et à l’inefficacité. L’éducation, pilier fondamental du développement d’une nation, en souffre directement.
Les retards dans la distribution des manuels scolaires ont des conséquences désastreuses pour les élèves, qui se retrouvent privés des outils essentiels à leur apprentissage. Cela creuse les inégalités et compromet l’avenir d’une génération. La situation actuelle souligne l’urgence de réformes profondes et d’une lutte implacable contre la corruption pour garantir un accès équitable à une éducation de qualité pour tous les enfants libyens.
