corée du Nord : Pas de désarmement nucléaire, mais ouverture aux négociations avec les États-Unis
New York – Lors d’une allocution aux Nations Unies, un représentant de la Corée du Nord a réaffirmé que le pays ne renoncera en aucun cas à son arsenal nucléaire. Il a qualifié toute demande de dénucléarisation de tentative de violation de la souveraineté et du droit à l’existence du pays, la considérant comme inconstitutionnelle.
« La ‘dénucléarisation’ pour la RPDC équivaut à lui demander de soumettre sa souveraineté et son droit à vivre, et à violer la Constitution », a déclaré le représentant. Il a insisté sur le fait que la Corée du Nord ne céderait jamais son statut nucléaire, qu’elle considère comme un droit souverain et une garantie de sa sécurité.
Malgré cette position ferme, le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a indiqué, selon l’agence de presse centrale coréenne (KCNA), que son parti restait ouvert à des négociations avec les États-unis, à condition que ces négociations ne remettent pas en question la possession d’armes nucléaires par la Corée du Nord.
La Corée du Nord a mené son premier essai nucléaire en 2006 et est depuis soumise à de multiples sanctions de l’ONU en raison de son programme d’armes interdites. Le développement de ces armes est perçu par Pyongyang comme un moyen de dissuasion face à une potentielle agression, notamment de la part des États-Unis.
Contexte historique :
Le programme nucléaire nord-coréen a débuté dans les années 1980, avec la construction de son premier réacteur nucléaire. Les tensions se sont accrues au fil des années, avec des essais nucléaires successifs et des développements de missiles balistiques. Les négociations internationales, notamment les négociations à six (Corée du Nord, Corée du Sud, États-Unis, Chine, Japon et Russie), ont été sporadiques et infructueuses.
La Corée du Nord justifie son programme nucléaire en invoquant la nécessité de se protéger contre une éventuelle intervention militaire américaine et en dénonçant les exercices militaires conjoints entre les États-Unis et la Corée du Sud. Le pays a également souligné son désir de devenir une puissance nucléaire reconnue, arguant que cela est essentiel pour sa sécurité et sa souveraineté.
