Jalisco : Le Parlement assouplit les sanctions pour grossesses chez les mineures
Guadalajara, mexique – 4 novembre 2025 – Le Congrès de Jalisco s’apprête à adopter des mesures moins sévères que celles initialement proposées pour lutter contre les grossesses chez les mineures. Initialement, les députées Adriana Medina et Montserrat Pérez, du parti MC, avaient présenté des réformes prévoyant des peines de prison pouvant aller jusqu’à quatre ans pour les grossesses infantiles.
Cependant, le Parlement semble pencher vers des sanctions moins draconiennes, privilégiant une approche plus nuancée face à un problème complexe. Cette décision intervient après un débat public intense sur l’efficacité et l’éthique de la criminalisation des grossesses chez les adolescentes.
Contexte et enjeux : La grossesse chez les mineures en Amérique latine
La grossesse chez les mineures reste un défi majeur en Amérique latine,avec des taux particulièrement élevés dans certaines régions du Mexique. Les causes sont multiples : manque d’accès à l’éducation sexuelle, pauvreté, violences sexuelles et inégalités sociales. Les conséquences pour les jeunes filles sont souvent dramatiques, incluant l’interruption de leur scolarité, des problèmes de santé physique et mentale, et une marginalisation sociale accrue.
Les approches pour lutter contre ce phénomène varient considérablement. certains pays privilégient la prévention à travers l’éducation sexuelle complète et l’accès à la contraception, tandis que d’autres optent pour des mesures plus répressives. La criminalisation de la grossesse chez les mineures est un sujet de controverse, certains y voyant une violation des droits reproductifs des jeunes filles et une stigmatisation supplémentaire, tandis que d’autres la considèrent comme un moyen de dissuader les comportements à risque et de protéger les enfants.
Le débat à Jalisco reflète cette tension entre différentes approches et souligne la nécessité d’une stratégie globale qui combine prévention, protection et soutien aux jeunes filles enceintes. L’issue des votes au Parlement sera scrutée de près par les organisations de défense des droits des femmes et des enfants, ainsi que par les acteurs de la santé publique.
