Le film Clayface s’impose en tête du box-office nord-américain pour son premier week-end d’exploitation selon les données publiées fin octobre 2026. Réalisé par James Watkins et scénarisé par Mike Flanagan et Hossein Amini, ce long-métrage classé R aux États-Unis met en scène un ennemi emblique de l’univers de Batman. Avec un budget de production net s’élevant à 44 millions de dollars, le projet constitue le troisième volet de l’univers cinématographique DCU piloté par les coprésidents de DC Studios, James Gunn et Peter Safran, après le succès de Superman en 2025 et les difficultés commerciales de Supergirl en 2026.
Le succès surprise de Clayface au box-office mondial
Le long-métrage a généré environ 43 millions de dollars de recettes à travers le monde lors de son week-end d’ouverture. Ce total se décompose en 24 millions de dollars récoltés sur le marché nord-américain et 19 millions de dollars provenant de 76 territoires internationaux. Bien que ce démarrage mondial représente le plus faible chiffre de la franchise à ce jour, il s’accompagne également du budget le plus restreint de la série. Ainsi, l’œuvre s’approche rapidement de son seuil d’investissement initial dès ses premiers jours en salles, surpassant la trajectoire financière initiale d’autres productions de la plateforme. Du côté de l’accueil critique, le film récolte un taux d’approbation de 75 % sur l’agrégateur Rotten Tomatoes ainsi qu’une note de A- attribuée par le public via l’institut CinemaScore.

Une approche audacieuse du body horror
Porté par l’acteur Tom Rhys Harries dans le rôle principal de Matt Hagen, le récit s’inscrit dans le genre du body horror, ou horreur corporelle. L’intrigue suit un acteur dont le visage est défiguré par un criminel dangereux après qu’il a côtoyé une femme liée au milieu interlope. Désespéré à l’idée de retrouver son apparence, le protagoniste se porte volontaire pour subir les expériences d’une scientifique, la docteure Caitlyn Corr, interprétée à l’écran par Naomi Ackie, qui mène des recherches sur la nanotechnologie régénératrice. Les essais transforment progressivement son corps en une matière semblable à de l’argile et altèrent durablement sa santé mentale et physique.
L’esthétique du film se distingue par l’utilisation de maquillages élaborés et de séquences graphiques évitant les sursauts faciles traditionnels au profit d’une atmosphère sombre et pesante. Les choix artistiques du projet ont été vivement critiqués par la presse spécialisée. Steven Weintraub, rédacteur en chef du site Collider, a souligné la force des scènes de violence percutantes, tandis que le critique Peter Gray a salué la performance de l’acteur principal capable de passer d’un charme juvénile à une composition menaçante. Chris Killian a pour sa part estimé que le long-métrage ins insuffle une énergie nouvelle aux codes du cinéma fantastique gothique.

Perspectives et contexte au sein de l’industrie
Sur le plan commercial, la sortie de ce projet fantastique s’inscrit dans un paysage cinématographique concurrentiel où le documentaire You Can See Everything, consacré à Elizabeth Holmes, continue de mobiliser les spectateurs en engrangeant 19,5 millions de dollars supplémentaires pour sa deuxième semaine d’exploitation en Amérique du Nord. Les analystes de l’industrie observent attentivement la trajectoire financière de ces sorties automnales, alors que les studios évaluent la rentabilité à long terme de productions à budget modéré comparées aux superproductions traditionnelles.
À lire aussi