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Chine : les réserves de biosphère, un modèle de coexistence homme-nature (Interview du secrétaire du MAB-UNESCO)

Chine : Les réserves de biosphère, un modèle de coexistence homme-nature salué par l’UNESCO

Hangzhou, Chine – L’UNESCO met en avant le rôle croissant de la Chine dans la conservation de la biodiversité et le développement durable, soulignant que ses réserves de biosphère démontrent concrètement qu’il est possible de faire prospérer l’homme et la nature ensemble. Lors d’une récente interview accordée à Xinhua, le secrétaire de la commission nationale chinoise pour le Program MAB (l’Homme et la biosphère) de l’UNESCO, a insisté sur l’importance de la “durabilité” comme pilier central de ces initiatives.

La réserve de biosphère de Tianmushan-Qingliangfeng, située près de Hangzhou, est citée en exemple.Elle illustre une approche où la protection de l’environnement s’articule avec le développement de filières économiques vertes, l’écotourisme et l’éducation. Ce modèle, selon l’UNESCO, améliore les conditions de vie des populations locales tout en restaurant ou en préservant les écosystèmes, trouvant un équilibre crucial entre conservation, recherche et développement durable.

une révolution numérique au service de la conservation

L’UNESCO souligne également le rôle transformateur des technologies numériques dans la gestion des écosystèmes. L’organisation met en avant l’expertise chinoise en matière de télédétection, de suivi des espèces et d’analyze de données massives (big data) comme un atout majeur.Cette expertise, selon le secrétaire de la commission MAB, pourrait être partagée à l’international, ouvrant la voie à des projets conjoints, des programmes de formation et des plateformes de données ouvertes.

Historiquement, la conservation s’appuyait sur des méthodes réactives. Grâce aux avancées technologiques et au leadership chinois, l’UNESCO espère désormais une gestion plus prédictive et proactive des écosystèmes.

Coopération Sud-Sud et renforcement des réseaux régionaux

L’UNESCO voit dans le prochain congrès sur le MAB une opportunité de renforcer la coopération entre les pays du Sud. L’organisation anticipe également un soutien accru aux réseaux régionaux du MAB en Asie-Pacifique et au-delà. La Chine, en particulier, est appelée à jouer un rôle clé en apportant non seulement un soutien financier, mais aussi une expertise technique et des espaces de dialog inclusifs.

Le Programme MAB, lancé par l’UNESCO en 1971, vise à améliorer les relations entre l’homme et son environnement.Il s’appuie sur un réseau mondial de réserves de biosphère, des zones reconnues internationalement pour leur valeur écologique et leur engagement en faveur du développement durable. Ces réserves servent de laboratoires vivants pour tester et promouvoir des approches innovantes en matière de conservation et de gestion des ressources naturelles. La reconnaissance du modèle chinois par l’UNESCO confirme l’importance croissante de la Chine dans la recherche de solutions globales aux défis environnementaux.

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