Chef de la judiciaire face à des critiques après ses commentaires sur les institutions publiques en Gana

Le parti au pouvoir, le NDC, rejette les appels de l’opposition NPP pour la démission du chef de la judiciaire, Paul Baffoe-Bonnie, après ses commentaires sur les institutions publiques. La CDD-Ghana et un expert critiquent ces déclarations comme risquant de compromettre la neutralité de la judiciaire.

Le chef de la judiciaire de Gana, Paul Baffoe-Bonnie, fait face à des critiques après ses commentaires sur la gestion des institutions publiques, notamment le MIIF et le SSNIT. Le parti au pouvoir, le NDC, a rejeté les appels de l’opposition NPP pour sa démission, affirmant que ses remarques ne justifient pas une résiliation de son poste.

Le NDC défend le chef de la judiciaire

Mustapha Gbande, député général adjoint du NDC, a affirmé que le chef de la judiciaire n’est pas affilié au parti et que ses remarques ne constituent pas une raison pour sa démission. « Le chef de la judiciaire peut s’exprimer sur ses observations concernant l’administration publique en tant que citoyen ghanéen », a-t-il déclaré, soulignant que les critiques de l’NPP visent à créer un conflit autour de ses déclarations.

Le NDC a également accusé l’NPP de chercher à exploiter les paroles du chef de la judiciaire pour semer le doute sur sa neutralité. « La performance des institutions publiques doit être évaluée non seulement par le volume des revenus, mais aussi par l’efficacité de la gestion des ressources », a ajouté Gbande, en critiquant l’administration précédente pour sa gestion du MIIF. Selon lui, l’ancienne administration de Nana Akufo-Addo et Mahamudu Bawumia a « mal géré » le MIIF.

La CDD-Ghana dénonce les risques de partialité

La CDD-Ghana a appelé le chef de la judiciaire à éviter les commentaires qui pourraient créer une perception de partialité. Selon l’organisation, ses déclarations sur le MIIF et le SSNIT ont contrasté la gestion actuelle avec celle des huit dernières années, ce qui « croise une ligne constitutionnelle en validant partisannement ». « Une telle approche risque de compromettre l’indépendance de la judiciaire », a averti la CDD-Ghana.

CDD-Ghana urges Chief Justice to avoid comments that create

Un expert critique la rhétorique du chef de la judiciaire

Le professeur Isaac Boadi, doyen de la faculté de comptabilité et de finance de l’université de sciences professionnelles d’Accra (UPSA), a pointé du doigt les déclarations du chef de la judiciaire, les qualifiant de « cheerleader » du gouvernement. « En se concentrant sur les institutions qui ont eu des résultats positifs, il risque de créer une image de soutien au pouvoir », a-t-il déclaré. « Il aurait dû visiter des entités en difficulté pour offrir une évaluation équilibrée », a-t-il suggéré.

chief justice
Photo: myjoyonline.com

Boadi a également souligné que le chef de la judiciaire, en tant qu’« émblème de neutralité », doit éviter les commentaires qui pourraient être interprétés comme un soutien au gouvernement. « Son rôle est de garantir la confiance publique, pas de promouvoir une vision politique », a-t-il insisté. Les déclarations du chef de la judiciaire lors de sa visite au MIIF le 2 septembre 2026 ont été rapportées par le professeur, qui a critiqué l’absence d’engagement avec des institutions en difficulté.

Le conflit reflète les tensions entre les attentes de neutralité judiciaire et les critiques politiques. L’NPP accuse le chef de la judiciaire de partialité, tandis que le NDC soutient qu’il agit en citoyen. La CDD-Ghana et le professeur Boadi rappellent que la judiciaire doit rester indépendante, même si ses observations sont légitimes.

Chief Justice must avoid appearing as government ‘cheerleader

La CDD-Ghana a exhorté les institutions judiciaires à renforcer leur surveillance interne pour éviter toute dérive. « La judiciaire est le pilier de l’ordre constitutionnel ghanéen ; sa crédibilité est essentielle pour la stabilité démocratique », a ajouté l’organisation.

Chef de la judiciaire face à des critiques après ses commentaires sur les institutions publiques en Gana
Photo: ghanaweb.com

Le chef de la judiciaire a visité le MIIF et le SSNIT le 2 septembre 2026, lors desquels il a exprimé des critiques sur la gestion des huit dernières années. La CDD-Ghana a souligné que ces commentaires « créent une perception de parti pris » et « risquent de violer le code de conduite des juges ». Le professeur Boadi a également noté que les institutions publiques ont des performances inégales, avec certaines en difficulté, et a appelé le chef de la judiciaire à adopter une approche plus équilibrée.

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Le NDC a insisté sur le fait que le chef de la judiciaire, en tant que citoyen, a le droit de s’exprimer sur l’administration publique, mais que cela ne doit pas être interprété comme un soutien au pouvoir. Mustapha Gbande a également souligné que le NDC a ses propres mécanismes pour communiquer ses politiques et que le chef de la judiciaire ne doit pas intervenir dans ce processus.

Les critiques de la CDD-Ghana et du professeur Boadi ont été relayées dans des médias locaux, notamment MyJoyOnline et JoyNews AM Show, où le professeur Boadi a été invité à commenter les déclarations du chef de la judiciaire le 4 septembre. L’organisation a également appelé les institutions judiciaires à renforcer leur contrôle interne pour garantir l’adhésion au code de conduite.

NPP demands resignation of Chief Justice: He crossed that line for judicial neutrality – Boadi.

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