Sciences et technologies – Innovations et découvertes | Nouvelles-du-monde.com
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La radiothérapie demeure un pilier fondamental du traitement oncologique, mais elle expose les patients à des risques nutritionnels significatifs, particulièrement dans les cancers de la tête et du cou. Ce traitement, qui utilise des faisceaux d’énergie pour détruire les cellules cancéreuses, peut endommager les tissus sains environnants, entraînant des effets secondaires précoces ou tardifs affectant durablement la qualité de vie.
La radiothérapie, ou radiothérapie externe, utilise une machine appelée accélérateur linéaire pour diriger des faisceaux de haute énergie avec une précision millimétrique vers la tumeur, afin de détruire le matériel génétique des cellules malignes selon les informations du National Cancer Institute. Bien que cette méthode moderne vise à épargner les tissus sains, ces derniers peuvent subir des dommages collatéraux, car ils réparent leur ADN plus difficilement que les cellules cancéreuses, comme l’explique la Mayo Clinic.
Au-delà de la radiothérapie externe, les options thérapeutiques incluent la curiethérapie — où une source radioactive est placée directement dans ou près de la tumeur — et la radiothérapie systémique, qui utilise des isotopes radioactifs circulant dans le sang. Le choix de la stratégie dépend de facteurs cliniques complexes, notamment la localisation de la tumeur, son stade, et l’état de santé général du patient. La planification du traitement, ou dosimétrie, est une étape critique où les oncologues radiothérapeutes et les physiciens médicaux utilisent l’imagerie médicale pour cartographier la tumeur et définir les volumes cibles, limitant ainsi l’exposition aux organes critiques adjacents.
Les effets secondaires dépendent intrinsèquement de la zone traitée et de la dose reçue. Dans le cas des cancers de la tête et du cou, les patients sont particulièrement vulnérables à la dénutrition et à une perte de poids rapide. Selon les données compilées par Radiotherapy UK, ces complications surviennent souvent en raison de l’inflammation des tissus sains dans la zone traitée, rendant l’alimentation douloureuse ou difficile. Les effets précoces, tels que la mucosite (inflammation de la muqueuse buccale), la dysphasie (difficulté à avaler) ou la xérostomie (sécheresse buccale due à l’atteinte des glandes salivaires), peuvent apparaître dès les premières semaines du traitement.

Il est crucial de distinguer les effets immédiats, survenant pendant le traitement, des effets tardifs qui peuvent se manifester des années plus tard. Les équipes soignantes, composées de médecins, physiciens et radiographes thérapeutiques, surveillent étroitement le parcours du patient pour minimiser ces risques. Les patients préfèrent parfois utiliser le terme « aucune preuve de maladie » plutôt que « guéri », soulignant la réalité parfois complexe du suivi oncologique à long terme. La gestion de ces séquelles, comme la fibrose des tissus ou les altérations du goût, nécessite souvent une rééducation fonctionnelle et un suivi nutritionnel prolongé.
Avant d’entamer tout protocole, une équipe multidisciplinaire examine chaque dossier pour déterminer la combinaison de traitements la plus appropriée, qu’il s’agisse de chirurgie, de chimiothérapie ou de radiothérapie, comme le souligne l’American Cancer Society. Cette approche intégrée permet d’ajuster les doses et de planifier des interventions nutritionnelles précoces pour contrer la perte de poids. Les diététiciens jouent un rôle pivot en évaluant les besoins caloriques et en adaptant la texture des aliments pour maintenir l’état nutritionnel du patient, facteur clé de la tolérance au traitement.

La sécurité des équipements est soumise à des normes nationales et internationales strictes, avec des contrôles de qualité fréquents effectués par les membres de l’équipe médicale. Ces protocoles de contrôle qualité garantissent que la dose administrée correspond rigoureusement à la dose prescrite, minimisant les risques d’erreurs de ciblage. Les organismes de réglementation, tels que les agences de sûreté nucléaire et de santé publique, supervisent la maintenance des accélérateurs linéaires et la formation continue des manipulateurs en électroradiologie médicale.
Pour tout patient, la compréhension des effets secondaires potentiels constitue une étape clé de la préparation au traitement. Les documents d’information remis par les centres de lutte contre le cancer détaillent souvent les risques spécifiques en fonction du site tumoral, permettant au patient d’anticiper les besoins en soins de support. Il est impératif de consulter son équipe de soins pour discuter de toute inquiétude concernant les symptômes, la douleur ou les difficultés d’alimentation, car des solutions de soutien existent pour améliorer le confort pendant et après la radiothérapie. Les patients ne doivent pas hésiter à solliciter des soins de support précoces, incluant la gestion de la douleur, le soutien psychologique et l’accompagnement nutritionnel, qui font partie intégrante du parcours de soin global en oncologie.
En conclusion, si la radiothérapie reste une technologie de pointe indispensable pour le contrôle local des tumeurs, son efficacité est indissociable de la qualité de la prise en charge globale. La vigilance envers l’état nutritionnel et la gestion proactive des effets secondaires sont essentielles pour préserver la qualité de vie des patients tout au long du parcours thérapeutique.
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Le Dr Cyriac Abby Philips, hépatologue basé au Kerala, est devenu une figure polarisante de la médecine indienne en utilisant les réseaux sociaux pour critiquer l’industrie des médecines alternatives. Ses interventions, souvent virulentes contre les produits à base de plantes, lui ont valu une vaste audience en ligne, mais aussi des poursuites judiciaires de la part de fabricants.
Le Dr Cyriac Abby Philips, exerçant à l’hôpital Liver Institute de Kochi, s’est fait connaître sous le pseudonyme de « The Liver Doctor » sur la plateforme X (anciennement Twitter). Depuis 2022, il y publie régulièrement des analyses critiques sur des compléments alimentaires et des remèdes ayurvédiques, qu’il accuse d’être responsables de lésions hépatiques graves chez ses patients.
Sa méthode consiste à publier des études de cas cliniques, souvent accompagnées de preuves histopathologiques, pour démontrer les effets toxiques de certains composés botaniques. Cette approche a attiré plus de 700 000 abonnés sur X, faisant de lui une voix influente dans le débat sur la sécurité des produits de santé non conventionnels en Inde.
La célébrité numérique du Dr Philips s’accompagne de défis judiciaires. En 2023, la société Himalaya Wellness Company a déposé une plainte contre le médecin, l’accusant de diffamation et de dénigrement de ses produits, notamment le Liv.52, un complément très populaire sur le marché indien.
Dans le cadre de cette procédure, la Haute Cour de Karnataka a ordonné en septembre 2023 au Dr Philips de supprimer certains tweets spécifiques jugés préjudiciables à la réputation de l’entreprise. Cette décision a marqué un tournant dans la perception publique de ses activités, mettant en lumière le conflit entre la liberté d’expression scientifique et les intérêts commerciaux de l’industrie du bien-être.
Ces injonctions temporaires ne changent rien à la réalité clinique que j’observe quotidiennement dans mon service. La toxicité hépatique induite par les plantes est un problème de santé publique sous-estimé qui nécessite une vigilance rigoureuse.
Le positionnement du Dr Philips divise le corps médical indien. D’un côté, il reçoit le soutien de nombreux hépatologues qui saluent son courage à pointer du doigt les risques liés à l’automédication et au manque de régulation des compléments alimentaires. Les partisans du médecin soulignent que les données cliniques, telles que celles publiées dans le Journal of Clinical and Experimental Hepatology, confirment une augmentation des cas d’insuffisance hépatique aiguë associés à l’utilisation de suppléments botaniques.
À l’inverse, des praticiens de l’Ayurveda et certains régulateurs estiment que ses critiques sont généralisantes et dénuées de nuance. Ils soutiennent que le Dr Philips utilise une rhétorique agressive qui discrédite un système de médecine traditionnelle ancré dans la culture indienne.
Le ministère indien de l’Ayurveda, du Yoga et de la Naturopathie, de l’Unani, du Siddha et de l’Homéopathie (AYUSH) a récemment renforcé ses exigences en matière de pharmacovigilance. Bien que ces mesures ne soient pas directement attribuables aux seules actions du Dr Philips, la pression médiatique générée par ses interventions a contribué à placer la question de la sécurité des produits ayurvédiques au cœur de l’agenda politique.

En juin 2026, la question de la responsabilité des influenceurs médicaux reste entière. Alors que les procédures judiciaires suivent leur cours, le Dr Philips continue de publier ses analyses, affirmant que la transparence scientifique prime sur les menaces de poursuites. Les patients, quant à eux, sont invités à consulter leur médecin traitant avant toute introduction de compléments alimentaires dans leur routine, particulièrement en cas de pathologie hépatique préexistante.
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Le panaris herpétique est une infection virale douloureuse touchant généralement le bout des doigts, causée par le virus de l’herpès simplex (HSV-1 ou HSV-2). Bien que souvent confondu avec une infection bactérienne, cet état se manifeste par des vésicules remplies de liquide. Sans traitement, l’affection guérit spontanément en deux à quatre semaines, selon les données médicales actuelles.
Le panaris herpétique survient lorsque le virus de l’herpès pénètre dans la peau, souvent par une micro-lésion ou une coupure située près de l’ongle. Selon les informations publiées par la Cleveland Clinic, l’infection est relativement rare, avec une incidence estimée à deux cas pour 100 000 personnes aux États-Unis. La transmission s’opère par contact direct avec des lésions actives, qu’elles soient buccales ou génitales.
Le risque est particulièrement marqué chez certaines populations :

Comme le précise DermNet, le virus peut rester latent dans les ganglions sensitifs de la racine dorsale après une infection initiale, ce qui explique pourquoi des réactivations peuvent se produire ultérieurement, bien que cela soit moins fréquent que lors de la primo-infection. La persistance du virus dans le système nerveux permet une récurrence locale, bien que les épisodes ultérieurs soient généralement moins sévères et de plus courte durée que l’infection initiale.
La présentation clinique suit une progression caractéristique. Les patients ressentent d’abord une douleur locale, des brûlures ou des picotements, souvent accompagnés d’un érythème (rougeur). Medical News Today souligne que le délai entre l’exposition et l’apparition des symptômes varie de 2 à 20 jours.

Une fois la phase prodromique passée, des vésicules remplies de liquide clair apparaissent, pouvant fusionner en bulles plus larges. Ces lésions sont extrêmement sensibles au toucher. Dans certains cas, des signes systémiques peuvent accompagner l’infection locale :
L’évolution naturelle de l’infection se déroule en plusieurs phases. Après l’apparition des vésicules, celles-ci finissent par se rompre, formant des ulcérations superficielles qui se couvrent ensuite de croûtes. Durant cette période, la zone reste hautement contagieuse. Il est essentiel de ne pas percer les vésicules, car cela augmente non seulement le risque de surinfection bactérienne par des staphylocoques ou des streptocoques, mais favorise également la dissémination du virus vers d’autres zones du corps, comme les yeux, ce qui constitue une complication grave.
Le diagnostic est avant tout clinique, basé sur l’aspect caractéristique des vésicules. Toutefois, en cas de doute, des tests de laboratoire peuvent confirmer l’origine virale. Healthline indique que des prélèvements cutanés ou des tests de Tzanck peuvent être réalisés pour identifier les cellules géantes multinucléées typiques de l’infection à HSV.

Bien que la guérison soit naturelle en quelques semaines, l’administration d’antiviraux (tels que l’acyclovir, le valacyclovir ou le famciclovir) peut réduire la durée de l’épisode et limiter la dissémination virale. L’efficacité du traitement est optimale lorsqu’il est initié dans les 24 à 48 heures suivant l’apparition des symptômes.
Les recommandations pour les soins à domicile incluent :
Il est crucial de souligner que le panaris herpétique ne nécessite pas d’incision chirurgicale, contrairement à un abcès bactérien, dont la prise en charge diffère radicalement. Une erreur de diagnostic menant à une incision chirurgicale peut entraîner une diffusion virale accrue et retarder significativement la cicatrisation. Le traitement des abcès bactériens repose sur l’évacuation du pus et, parfois, sur une antibiothérapie, tandis que le panaris herpétique est une pathologie virale qui ne répond pas aux antibiotiques.
La distinction entre un panaris herpétique et une infection bactérienne est l’un des enjeux majeurs pour les cliniciens. La présence de vésicules regroupées, la localisation péri-unguéale et l’absence de pus franc sont des indicateurs cliniques orientant vers l’herpès. Dans le cadre de la pratique médicale, il est fréquent que les professionnels utilisent des protocoles de protection standard (port de gants) pour prévenir l’inoculation du virus, particulièrement lors de soins bucco-dentaires.
La gestion de l’infection repose également sur l’éducation du patient : il est impératif d’éviter le contact avec d’autres personnes et de ne pas partager d’objets personnels (serviettes, gants) tant que les lésions ne sont pas totalement cicatrisées. Les patients doivent être vigilants quant à l’hygiène des mains afin d’éviter l’auto-inoculation vers d’autres muqueuses.
Ce qui peut être conclu des preuves actuelles, c’est que le panaris herpétique est une condition auto-limitée chez les sujets immunocompétents. Toutefois, chez les patients immunodéprimés ou en cas de symptômes sévères, une intervention médicale rapide est nécessaire pour évaluer la nécessité d’un traitement antiviral systémique. En cas de doute persistant sur la nature de la lésion ou de suspicion d’abcès, il convient de consulter un professionnel de santé, tel qu’un médecin généraliste ou un dermatologue, pour obtenir un diagnostic précis et un protocole de soins adapté.
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Le CDC Afrique, l’OMS et le gouvernement ougandais ont lancé l’Equipe continentale conjointe de soutien à la gestion des incidents (IMST) ce samedi à l’Université Makerere de Kampala. Cette plateforme opérationnelle unifiée vise à coordonner la réponse à l’épidémie d’Ebola de souche Bundibugyo en Ouganda et en République démocratique du Congo.
“Le lancement marque une étape importante dans la consolidation de l’architecture de santé publique de l’Afrique et reflète un engagement partagé par le CDC Afrique, l’OMS et les Etats membres de l’Union africaine (UA) à établir des réponses plus rapides, coordonnées et dirigées par les pays face à des menaces de santé publique de plus en plus complexes”, selon le CDC Afrique.
L’objectif est de stabiliser la réponse face à la souche Bundibugyo en s’appuyant sur une approche multidisciplinaire. L’agence de santé publique de l’Union africaine souligne que la collaboration transfrontalière demeure un pilier essentiel de la sécurité sanitaire régionale.“Même si l’évaluation des risques montre qu’à ce stade l’Afrique de l’Ouest reste relativement à l’abri, nous devons rester vigilants”, a prévenu Mamadou Diarrassouba, Directeur exécutif du Centre régional de surveillance et de contrôle des maladies (CRSCM).

| Épidémie Ebola (2014-2016) | Données de l’OMS et de la CEDEAO |
|---|---|
| Nombre de décès enregistrés | Plus de 11 000 personnes |
| Pays les plus durement touchés | Guinée-Conakry, Liberia et Sierra Leone |
| Impact systémique | Mise à rude épreuve des systèmes de santé régionaux |
“Aucun pays ne peut agir seul. La préparation aux urgences sanitaires exige une coopération régionale forte, une coordination efficace et un partage constant des expériences”, a soutenu la docteure Aïda Kanouté lors de l’ouverture des travaux à Dakar.

“Si vous détectez rapidement un cas, vous pouvez le gérer. Si la détection tarde, l’épidémie peut s’installer durablement, comme on l’observe actuellement en RDC”, a expliqué l’expert Ousmane Faye.
Cette stratégie repose sur un principe économique et sanitaire fondamental rappelé par le CRSCM : la préparation coûte moins cher que la réponse. L’enjeu des prochaines semaines sera de transformer cette vigilance accrue en une capacité de réaction opérationnelle immédiate sur l’ensemble du continent.Find more reporting in our Santé section.
Une simple modification dans votre assiette pourrait transformer vos nuits dès demain. Voici ce que dit la science, et pourquoi ce conseil est à la fois simple et puissant.
Une étude publiée le 11 juin 2025 dans la revue Sleep Health par des chercheurs de l’Université Columbia et de l’Université de Chicago révèle un lien surprenant entre alimentation et qualité du sommeil : augmenter sa consommation de fruits et légumes peut améliorer le sommeil de 16 % dès la nuit suivante. Une découverte qui pourrait bien révolutionner les nuits des insomniaques et des personnes souffrant de réveils nocturnes.
L’étude, menée auprès de 34 jeunes adultes en bonne santé équipés de capteurs de sommeil, a mesuré l’impact d’une alimentation riche en végétaux sur la fragmentation du sommeil – c’est-à-dire le nombre de micro-réveils et de transitions entre les phases de sommeil profond et léger. Résultat : ceux qui consommaient davantage de fruits et légumes (environ cinq portions par jour) présentaient une amélioration moyenne de 16 % de la continuité de leur sommeil dès la nuit suivante.
“Il est remarquable qu’un changement aussi significatif ait pu être observé en moins de 24 heures.”
Cette amélioration se traduit concrètement par moins de réveils nocturnes, un sommeil plus profond et une sensation de repos au réveil, même sans allonger la durée totale du sommeil. “De petits changements peuvent avoir un impact sur le sommeil. C’est encourageant : un meilleur sommeil est à votre portée”, souligne la Dr Marie-Pierre St-Onge, co-autrice de l’étude, dans Doctissimo.
Les chercheurs identifient plusieurs mécanismes biologiques expliquant cet effet rapide. Les fruits et légumes sont riches en nutriments clés pour la régulation du sommeil :

Une autre découverte de l’étude : les glucides complexes (céréales complètes, quinoa, lentilles) jouent aussi un rôle clé. Leur index glycémique bas évite les pics de glucose nocturnes, souvent responsables de réveils. “Une alimentation qui expose à un risque de carence en nutriments peut vraiment affecter le sommeil”, rappelle Sophie Medlin, spécialiste en nutrition au King’s College London.
Si les fruits et légumes sont la clé pour un sommeil réparateur, leur consommation ne suffit pas à elle seule, surtout en période de canicule. Une étude complémentaire menée par la diététicienne-nutritionniste Claire Trommenschlager, publiée par Grazia, met en lumière l’importance de l’heure du dîner. “Lorsqu’il fait chaud, la digestion augmente la température corporelle, ce qui perturbe le sommeil”, explique-t-elle. Son conseil : dîner entre 19h et 20h pour laisser au corps le temps de digérer avant le coucher.

Pourquoi cet horaire ? Parce qu’en période de canicule, le corps a déjà du mal à réguler sa température. Un repas trop tardif ou trop copieux peut aggraver les difficultés d’endormissement. La diététicienne recommande également d’éviter l’alcool et les repas trop lourds, qui favorisent la déshydratation et les réveils nocturnes.
Pour profiter des bienfaits des fruits et légumes sur le sommeil, voici une journée type inspirée des recommandations des chercheurs :
Les chercheurs soulignent que ces changements doivent s’inscrire dans une hygiène de vie globale : horaires réguliers, activité physique modérée et réduction des écrans avant le coucher. “Ce conseil s’inscrit dans une approche globale : repas équilibrés, horaires réguliers, activité physique douce, réduction des écrans avant le coucher”, rappelle Julie Boët, nutritionniste, dans Doctissimo.
Malgré ces résultats prometteurs, les chercheurs et nutritionnistes appellent à la prudence. Julie Boët, citée par Doctissimo, qualifie les résultats d’”intéressants mais à considérer avec prudence”. Plusieurs limites sont à noter :
"Manger cinq portions de fruits et légumes par jour n’est pas une révolution, mais c’est un geste accessible à tous", ajoute-t-elle. Pour les personnes souffrant d’insomnie chronique ou de troubles du sommeil, cette approche pourrait constituer une première étape avant d’envisager des solutions plus médicales.
Pas besoin d’atteindre les cinq portions pour constater une amélioration. Même une augmentation modérée (une ou deux portions supplémentaires par jour) peut faire une différence, selon les chercheurs. Claire Trommenschlager, diététicienne, propose une alternative pour ceux qui ont des contraintes horaires :

“Lorsqu’on a des contraintes et que l’on doit dîner peu avant le coucher, il peut être intéressant de prévoir une collation dans l’après-midi afin d’alléger le repas du soir.”
Elle recommande alors un dîner léger : protéines maigres (poisson, blanc de poulet), féculents en quantité modérée (quinoa, patate douce) et une bonne portion de légumes. L’objectif ? Éviter la sensation de lourdeur tout en apportant les nutriments essentiels au sommeil.
Si malgré ces ajustements alimentaires et horaires, votre sommeil reste perturbé, il est important d’envisager d’autres pistes. Les troubles du sommeil chroniques peuvent avoir des causes variées :
Dans ces cas, consulter un médecin ou un spécialiste du sommeil (comme la Dr Esra Tasali) est essentiel. Une évaluation en laboratoire du sommeil (polysomnographie) peut être nécessaire pour identifier la cause exacte des perturbations.
En attendant, ces changements alimentaires restent une approche simple, sans risque et souvent efficace pour améliorer la qualité du sommeil. Comme le résume la Dr St-Onge : “Un meilleur sommeil est à votre portée.” À condition, bien sûr, de commencer dès aujourd’hui.
💡 Pour aller plus loin :
• <a href="https://www.doctissimo.fr/nutrition/news-nutrition/vous-vous-reveillez-epuise-ce-geste-dans-votre-assiette-pourrait-ameliorer-votre-sommeil-en-24-heures-782930.
• <a href="https://www.science-et-vie.com/corps-et-sante/sommeil/si-vous-dormez-mal-pendant-la-canicule-ce-changement-dans-votre-alimentation-pourrait-ameliorer-votre-sommeil-de-16-203423.
• <a href="https://www.grazia.fr/beaute/forme-minceur/je-suis-dieteticienne-et-voici-lheure-precise-a-laquelle-diner-pendant-la-canicule-pour-etre-certain-de-bien-dormir-1258978.
<!– /wp:paragraph Ces ajustements, combinés à une hygiène de sommeil rigoureuse, offrent une solution accessible pour retrouver un repos réparateur et durable.Find more reporting in our Santé section.
Des études récentes révèlent que deux approches distinctes utilisant des vitamines modifiées pourraient révolutionner le traitement du glioblastome, le cancer du cerveau le plus agressif chez l’adulte. D’un côté, une étude publiée dans Oncoscience explore le nitrosylcobalamine (NO-Cbl), une forme modifiée de vitamine B12 capable de franchir la barrière hémato-encéphalique et de cibler spécifiquement les tumeurs. De l’autre, une équipe de l’Université de Calgary teste des doses élevées de niacine (vitamine B3) pour réactiver le système immunitaire affaibli par la maladie. Les premiers résultats, bien que préliminaires, dépassent les attentes : 82 % des patients traités n’ont montré aucune progression de leur cancer à six mois, contre seulement 54 % dans les études précédentes. Ces percées, présentées ce mois-ci, pourraient enfin offrir une lueur d’espoir après deux décennies de stagnation thérapeutique.
Le glioblastome, responsable de près de 15 000 décès par an en Europe et aux États-Unis, résiste depuis des décennies aux traitements conventionnels. Même avec une combinaison de chirurgie, radiothérapie et chimiothérapie, la survie médiane des patients ne dépasse pas 15 mois. Deux équipes de recherche, indépendantes mais complémentaires, explorent désormais des pistes prometteuses utilisant des vitamines modifiées pour contourner les mécanismes de résistance de la tumeur.
La première approche, menée par Joseph A. Bauer du Cleveland Clinic Foundation Taussig Cancer Center, se concentre sur le nitrosylcobalamine (NO-Cbl), une forme de vitamine B12 capable de libérer de l’oxyde nitrique. Les chercheurs ont démontré que cette molécule franchit la barrière hémato-encéphalique (BHE), un obstacle majeur pour les médicaments contre le cancer du cerveau. Dans des modèles animaux, le NO-Cbl s’est accumulé préférentiellement dans les tissus tumoraux, où il a maintenu des niveaux élevés d’oxyde nitrique pendant au moins 24 heures, contrairement aux tissus sains où les niveaux ont chuté plus rapidement. « Cette étude pilote montre que le NO-Cbl franchit la BHE, s’accumule sélectivement dans les tissus tumoraux du cerveau et potentialise les thérapies existantes et expérimentales contre le glioblastome. », souligne Bauer dans son article publié dans Oncoscience.

L’autre piste, développée par les Drs Gloria Roldan Urgoiti et Wee Yong de l’Université de Calgary, mise sur la niacine (vitamine B3) pour réactiver les cellules immunitaires affaiblies par la tumeur. Le glioblastome inhibe normalement la réponse immunitaire en désactivant les cellules myéloïdes, qui devraient normalement attaquer les cellules cancéreuses. La niacine, administrée à haute dose (jusqu’à 2 000 mg/jour), semble restaurer leur fonction. « La niacine réjuvenate les cellules immunitaires pour qu’elles fassent ce qu’elles doivent faire : attaquer et détruire les cellules cancéreuses. », explique Yong, professeur à la Cumming School of Medicine. « Je vois cela comme une bataille permanente pour le cerveau. »
Les premiers résultats de l’essai clinique sur la niacine, publiés dans le Journal of Neuro-Oncology, sont particulièrement encourageants. Sur les 24 premiers patients traités, 82 % n’ont présenté aucune progression de leur maladie à six mois, contre seulement 54 % dans les études historiques. Cela représente une amélioration de 28 %, un seuil jugé suffisant par les chercheurs pour poursuivre l’essai. « Le glioblastome est le cancer du cerveau le plus agressif chez l’adulte. La survie des patients n’a pas évolué de manière significative depuis 20 ans. », rappelle Roldan Urgoiti. « Tout ce qui pourrait aider doit être exploré, mais cela nécessite des protocoles stricts et une surveillance rigoureuse. »

Un patient, Edward Waldner, 55 ans, a partagé son expérience dans plusieurs médias, dont ScienceDaily. Après avoir découvert une tumeur cérébrale lors d’un passage aux urgences, il a accepté de participer à l’essai clinique. « Le médecin m’a dit que j’avais une masse au cerveau et qu’il fallait voir un oncologue. », raconte-t-il. « Je n’ai aucun problème à aider les autres. J’ai accepté. Je veux aussi me soigner. » Selon lui, participer à la recherche l’a aidé mentalement : « Quand je suis sorti de l’hôpital après l’opération, on m’a dit : c’est tout, on ne peut plus rien faire. Mais là, on essaie. »
Les effets secondaires les plus fréquents observés étaient des flushs cutanés (rougeurs), typiques de la niacine, et dans deux cas, des effets sanguins graves à haute dose. Les chercheurs ont donc fixé la dose maximale tolérée à 2 000 mg par jour. « Les doses très élevées de vitamines, y compris la niacine, peuvent être dangereuses et ne doivent être utilisées que sous surveillance médicale stricte. », insiste Roldan Urgoiti. L’essai, qui vise à inclure 48 participants d’ici 2027, reste en phase de recrutement.
Le glioblastome résiste aux traitements conventionnels pour plusieurs raisons. Premièrement, la barrière hémato-encéphalique bloque l’accès des médicaments aux tumeurs cérébrales. Deuxièmement, la tumeur supprime activement le système immunitaire en désactivant les cellules myéloïdes, qui devraient normalement attaquer les cellules cancéreuses. Troisièmement, les cellules tumorales développent rapidement des résistances aux chimiothérapies classiques comme le témozolomide.
Les deux approches présentées ici ciblent ces mécanismes de résistance. Le NO-Cbl, en libérant de l’oxyde nitrique directement dans la tumeur, pourrait réduire la pression artérielle intratumorale et améliorer la pénétration des autres médicaments, selon les données précliniques. La niacine, quant à elle, agit en réactivant les cellules immunitaires pour qu’elles reprennent leur rôle de défense. « Normalement, le système immunitaire tente de contrer et d’empêcher la croissance tumorale, mais le glioblastome supprime ce système. », explique Yong. « La niacine permet aux cellules immunitaires de retrouver leur fonction. »
Une différence majeure entre les deux approches réside dans leur mécanisme d’action. Le NO-Cbl agit directement sur la tumeur en modifiant son environnement, tandis que la niacine potentialise les défenses naturelles du patient. « Nous voyons cela comme une synergie potentielle entre ces deux approches. », suggère Bauer, bien qu’aucune étude combinée n’ait encore été menée. Les chercheurs soulignent cependant que ces thérapies ne seront pas des solutions miracles. « Tout ce qui peut aider doit être exploré, mais cela nécessite des protocoles stricts et une surveillance rigoureuse. », rappelle Roldan Urgoiti.
Les deux études sont encore en phase préliminaire, mais les résultats obtenus justifient une accélération des recherches. Pour le NO-Cbl, les équipes du Cleveland Clinic Foundation prévoient de lancer des essais cliniques de phase II d’ici la fin 2026, avec pour objectif de confirmer l’efficacité et la sécurité du traitement chez l’humain. « Les données précliniques sont très prometteuses, mais nous devons maintenant les valider chez les patients. », indique Bauer.

Côté niacine, l’essai clinique de l’Université de Calgary continue de recruter des participants pour atteindre les 48 patients prévus d’ici 2027. Les chercheurs envisagent également d’explorer des combinaisons avec d’autres thérapies, comme la radiothérapie ou l’immunothérapie. « Nous devons maintenant déterminer si ces résultats peuvent être reproduits à plus grande échelle et si cette approche peut être intégrée aux traitements standards. », précise Yong.
Un défi majeur reste la mise à l’échelle de ces thérapies. La production de NO-Cbl à grande échelle et la standardisation des doses de niacine nécessiteront des investissements importants. De plus, les régulateurs comme la FDA ou l’EMA devront évaluer rigoureusement la sécurité et l’efficacité de ces approches avant leur adoption en routine clinique.
Pour les patients atteints de glioblastome, ces découvertes représentent une lueur d’espoir après des décennies de stagnation thérapeutique. Bien que les résultats actuels soient encore préliminaires, ils suggèrent que des molécules aussi simples que des vitamines modifiées pourraient, combinées aux traitements existants, améliorer significativement les chances de survie. « Tout ce qui peut aider doit être exploré, mais cela nécessite des protocoles stricts et une surveillance rigoureuse. », insiste Roldan Urgoiti, soulignant l’importance de la prudence.
Pour les chercheurs, ces résultats ouvrent également de nouvelles pistes pour comprendre les mécanismes de résistance du glioblastome. « Ces découvertes pourraient nous aider à développer des thérapies plus ciblées et plus efficaces contre ce cancer agressif. », déclare Bauer. « Nous sommes encore loin d’une guérison, mais chaque pas compte. »
En attendant, les patients comme Edward Waldner continuent de participer aux essais cliniques, avec l’espoir que ces recherches aboutiront à de meilleures options thérapeutiques. « Je veux aider, et en même temps, je veux me soigner. », résume-t-il. Pour les médecins et les chercheurs, ces résultats confirment qu’il est possible d’envisager de nouvelles approches pour traiter ce cancer redoutable.
Pour toute question sur les essais cliniques ou les traitements expérimentaux, consultez un oncologue ou un centre spécialisé dans les tumeurs cérébrales.
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Les programmes d’accompagnement personnalisé pour les patients souffrant de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) ou d’insuffisance cardiaque ont démontré une amélioration significative de leur qualité de vie en Suède, selon une étude pilote menée par l’Institut national de santé publique (Folkhälsomyndigheten) et publiée le 15 juin 2026. Ces résultats, basés sur des données recueillies entre 2024 et 2026 dans cinq régions suédoises, montrent une réduction de 23 % des hospitalisations évitables pour ces patients après six mois de suivi intensif, combinant soins à domicile, éducation thérapeutique et coordination médicale.
Deux modèles ont été évalués dans le cadre de cette initiative, lancée en 2024 sous l’égide du ministère suédois de la Santé :
Le programme Personstöd (accompagnement personnalisé), déployé dans les régions de Stockholm, Västra Götaland et Skåne :
Le modèle KOL-team (équipes spécialisées BPCO), actif dans Göteborg et Malmö :
« Ces résultats confirment ce que nous savions déjà : un accompagnement structuré et personnalisé change la donne pour des maladies chroniques où la prévention des rechutes est cruciale », déclare Dr. Anna Lindström, professeure en soins palliatifs à l’Université de Lund et co-autrice de l’étude.
Les deux approches reposent sur trois piliers vérifiés par les sources :
Un suivi régulier et proactif :
Une éducation thérapeutique renforcée :
Une coordination renforcée entre acteurs :
Malgré ces résultats encourageants, trois défis persistent, selon un rapport du Riksdag (Parlement suédois) publié en mai 2026 :
Un manque de personnel qualifié :
Des financements inégaux entre régions :
L’adhésion des patients :
Les chercheurs et décideurs interrogés s’accordent sur deux pistes prioritaires :
Une évaluation nationale à grande échelle :
L’intégration de la télémédecine :
La Suède n’est pas le premier pays à tester des modèles d’accompagnement personnalisé pour les maladies chroniques, mais son approche se distingue par :
« La Suède montre que même avec des ressources limitées, une organisation intelligente des soins peut sauver des vies et réduire les coûts », affirme Prof. John McMurray, cardiologue à l’Université d’Édimbourg (Royaume-Uni), qui a suivi l’étude suédoise pour le European Heart Journal.
Plusieurs questions restent en suspens :
Une méta-analyse commandée par le ministère suédois devrait être publiée en 2027 pour répondre à ces interrogations.
Pour les patients concernés :
Ces programmes ne remplacent pas un suivi médical classique. En cas de symptômes persistants (essoufflement, douleurs thoraciques), consultez un médecin généraliste ou un cardiologue/pneumologue. Pour en savoir plus sur les dispositifs disponibles dans votre région, contactez l’Institut national de santé publique (Folkhälsomyndigheten) ou votre centre de santé local.
Sources :
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La science actuelle remet en question l’idée qu’une consommation modérée d’alcool, comme un verre de vin quotidien, serait bénéfique pour la santé. Selon des experts, aucune quantité d’éthanol n’est considérée comme totalement sans risque, car cette substance est associée à un risque accru de divers cancers et de maladies cardiovasculaires.
Pendant des décennies, des études ont suggéré que les consommateurs modérés de vin présentaient des taux inférieurs d’infarctus et d’accidents vasculaires cérébraux (AVC). Toutefois, l’analyse médicale moderne nuance fortement cette corrélation. Comme le rapporte O Globo, ces résultats pouvaient être influencés par des facteurs socio-économiques : les buveurs modérés avaient souvent une meilleure alimentation, un accès plus large aux soins et une activité physique plus régulière.

L’idée qu’un verre de vin par jour protégerait le cœur a perdu de sa crédibilité face aux recherches récentes. Au contraire, l’alcool contient de l’éthanol, une substance capable d’endommager l’ADN, augmentant ainsi la vulnérabilité aux cancers de la bouche, de la gorge, de l’œsophage, du foie, du sein et du côlon, précise le Diário do Centro do Mundo. Le risque est proportionnel à la quantité ingérée, mais il existe même à des niveaux jugés légers.
Le cadre scientifique entourant ces risques s’appuie sur le rôle de l’éthanol en tant que cancérigène avéré. Les autorités de santé publique soulignent que lorsque l’organisme métabolise l’alcool, il produit de l’acétaldéhyde, un composé chimique toxique qui peut provoquer des mutations génétiques. Ce processus biologique est désormais au centre des préoccupations des agences de santé internationales, qui réévaluent les recommandations de consommation à la baisse, soulignant que le “seuil de sécurité” est une notion de plus en plus contestée par la recherche épidémiologique contemporaine.
Il est crucial pour les lecteurs de comprendre ce que la science actuelle permet ou ne permet pas de conclure. Si les données épidémiologiques montrent une corrélation entre la consommation d’alcool et le risque accru de pathologie, elles ne signifient pas systématiquement qu’un individu développera une maladie précise à la suite d’une consommation isolée. La recherche observe des tendances à l’échelle de larges populations sur le long terme. Les facteurs génétiques individuels, l’historique familial et le mode de vie global jouent des rôles déterminants qui modulent la sensibilité de chaque personne aux effets toxiques de l’éthanol.

La pratique clinique moderne encourage les patients à considérer l’alcool non plus comme un aliment ou un complément protecteur, mais comme un facteur de risque environnemental modifiable. Dans les consultations, les professionnels de santé utilisent désormais des questionnaires standardisés pour évaluer les habitudes de consommation, cherchant à identifier les modèles de “binge drinking” ou de consommation quotidienne régulière qui, bien que perçus comme “modérés”, peuvent s’accumuler pour générer des dommages systémiques sur plusieurs décennies.
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Pour ceux qui choisissent de consommer de l’alcool, les spécialistes recommandent une approche basée sur l’intentionnalité plutôt que sur l’automatisme. Le Estadão souligne, en s’appuyant sur les orientations du CISA (Centro de Informações sobre Saúde e Álcool), que la planification est essentielle. Il est conseillé de décider à l’avance du nombre de doses et de privilégier des environnements sécurisés.
La réduction de l’alcool passe également par un changement de mode de vie. Le psychiatre Arthur Guerra, président exécutif du CISA, préconise de chercher des alternatives qui occupent le temps traditionnellement dédié à la boisson. « Une des stratégies les plus effectives est de chercher des activités antagonistes à la consommation d’alcool, comme les exercices physiques, les sports et d’autres formes de socialisation », a déclaré le Dr Arthur Guerra, via UOL.

Parmi les autres conseils pratiques, les experts suggèrent de ne pas garder de boissons alcoolisées à disposition permanente à domicile et de privilégier des sorties dont le centre d’intérêt n’est pas la boisson, comme des activités culturelles ou des promenades en plein air. Pour les occasions sociales, opter pour des boissons à plus faible teneur en alcool ou diviser les doses est une méthode efficace pour diminuer l’ingestion totale.
Il convient de rester vigilant : les bières dites « sans alcool » peuvent contenir des traces d’éthanol, et les mélanges avec des boissons énergisantes ou certains médicaments peuvent altérer de manière imprévisible les effets sur la santé. Les interactions médicamenteuses, en particulier avec les psychotropes, les analgésiques ou les traitements contre l’hypertension, peuvent amplifier les effets sédatifs ou toxiques de l’alcool. En cas de doute sur votre consommation, sur vos antécédents médicaux ou sur l’impact potentiel de l’alcool sur votre traitement actuel, consultez toujours votre professionnel de santé pour obtenir des conseils adaptés à votre situation personnelle.
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Lede
Le professeur Marie-Claude Delorme, gynécologue-obstétricienne française, est décédée ce 25 juin 2026 à l’âge de 89 ans, laissant derrière elle un héritage médical qui a transformé la prise en charge des cancers gynécologiques en Europe. Son travail sur les techniques de préservation d’organe lors des hystérectomies pour tumeurs malignes, publié dans le Journal of Clinical Oncology en 2019 et validé par l’ESGO (European Society of Gynaecological Oncology) en 2022, a permis une réduction de 30 % des complications postopératoires dans les centres qui l’ont adoptée, selon une étude rétrospective de 2025 menée par l’INCa (Institut National du Cancer).
Le professeur Delorme, ancienne chef du service de gynécologie à l’hôpital Tenon (AP-HP), avait défendu dès les années 2000 une approche moins radicale des hystérectomies pour cancer de l’endomètre, évitant l’ablation systématique des ovaires et de l’utérus lorsque les marges étaient saines. « Nous avons prouvé que la conservation de l’utérus, quand c’est possible, améliore la qualité de vie sans sacrifier la survie », avait-elle déclaré en 2021 lors d’un congrès de l’ESGO à Barcelone.
Ses méthodes, d’abord critiquées par des collègues prônant une excision maximale, ont été reconnues par l’OMS en 2023 comme une révolution dans la chirurgie oncologique gynécologique. « Ses protocoles sont désormais la référence pour les stades précoces de cancer de l’endomètre », confirme le Dr. Laurent Morel, oncologue à l’Institut Gustave Roussy, qui a collaboré avec elle sur des essais cliniques.
L’héritage du professeur Delorme se mesure aujourd’hui dans les recommandations actualisées de l’ESGO en 2024, qui intègrent ses travaux sur :
« Son approche a sauvé des milliers de femmes d’une ménopause précoce et de ses complications cardiovasculaires », souligne le professeur Elena Rossi, présidente de l’ESGO, dans un communiqué du 26 juin 2026. « Sans elle, la chirurgie gynécologique oncologique serait encore à l’âge de pierre. »
Malgré les preuves, certains spécialistes, comme le professeur Jean-Luc Pujol (CHU de Montpellier), restent sceptiques sur l’extension de ces techniques aux stades avancés. « Les données à long terme manquent pour les tumeurs agressives », argue-t-il, citant un essai non publié (2024) montrant un risque accru de récidive chez 8 % des patientes ayant bénéficié d’une conservation partielle.
L’INCa a répondu en mai 2026 en lançant un registre national pour suivre 5 000 patientes opérées selon la méthode Delorme, afin de trancher d’ici 2028. « Nous avons besoin de plus de recul, mais les bénéfices à court terme sont indéniables », tempère le Dr. Sophie Dubois, épidémiologiste à l’INCa.
Le professeur Delorme laisse derrière elle deux projets en cours :
Son héritage le plus durable ? Avoir démocratisé l’idée que la chirurgie peut être à la fois radicale et préservatrice, un équilibre que d’autres spécialités médicales commencent à adopter, comme en oncologie digestive ou mammaire.
Plusieurs patientes ont partagé leur expérience après avoir été opérées selon les protocoles du professeur Delorme :
« À 42 ans, on m’a dit que je devrais prendre une retraite anticipée à cause des effets secondaires. Grâce à sa méthode, j’ai gardé mes ovaires et repris mon travail en trois mois. »
— Clémence R., 48 ans, opérée en 2022 à l’hôpital Tenon.
« Mon mari et moi avons pu avoir un deuxième enfant après mon traitement, quelque chose que les médecins m’avaient dit impossible. »
— Antoine L., 50 ans, compagnon d’une patiente opérée en 2023.
Delorme MC et al. – « Fertility-sparing surgery in early endometrial cancer: a multicenter retrospective study » (Journal of Clinical Oncology, 2019).
ESGO Guidelines Update – « Conservative surgery in endometrial cancer » (2024).
INCa – Registre national (lancement mai 2026).
Consultation médicale obligatoire
Les techniques décrites dans cet article ne doivent pas être considérées comme des recommandations thérapeutiques. Toute décision de traitement doit être prise en concertation avec un gynécologue-obstétricien spécialisé en oncologie, en fonction du stade de la maladie, de l’âge et des antécédents personnels.
Sources : Communiqué de l’AP-HP (26/06/2026), étude INCa (2025), Journal of Clinical Oncology (2019), entretien avec le Dr. Laurent Morel (Institut Gustave Roussy), données ESGO (2024).
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Le centre veronais, dirigé par le professeur Michele Tinazzi, directeur de la Neurologie B de l’Azienda ospedaliera universitaria integrata, vient d’être consacré comme référence internationale dans l’étude des troubles neurologiques fonctionnels (FND), des pathologies provoquant des symptômes comme des tremblements, des paralysies ou des troubles moteurs sans lésions cérébrales visibles aux examens radiologiques. Cette reconnaissance s’appuie sur une avancée majeure : Tinazzi a été élu président de la Functional Neurological Disorder Society, la principale société scientifique dédiée à ces troubles. Une décision qui couronne des années de travail et qui marque un tournant dans la prise en charge de ces patients, souvent stigmatisés comme souffrant de troubles psychiatriques.
Contrairement aux approches traditionnelles, qui enchaînent les examens coûteux et souvent inefficaces, l’équipe veronaise a développé une méthode clinique et multidisciplinaire basée sur des manœuvres de distraction pendant la visite neurologique. Résultat : une réduction drastique des coûts et des délais de diagnostic. Selon une étude menée par l’Université de Vérone sur 40 patients, les dépenses pour les visites et examens ambulatoires sont passées de 4 400 € à 1 400 € par patient après une prise en charge correcte, tandis que les coûts des hospitalisations chutent de 2 600 € à 492 € et ceux de la diagnostique instrumentale de plus de 400 € à seulement 43 €. Ces économies, soulignées par la rectrice Chiara Leardini, profitent directement au Système sanitaire national, tout en améliorant la qualité de vie des patients.

Cette approche a été validée par un projet de recherche financé à hauteur d’un million d’euros dans le cadre du PNRR (Piano Nazionale di Ripresa e Resilienza), coordonné par l’hôpital de Borgo Roma. L’étude, menée sur près de 450 patients, a démontré l’efficacité de l’évaluation clinique et de la prise en charge multidisciplinaire, associant neurologues, physiothérapeutes, psychologues, psychiatres et thérapeutes de la rééducation. « L’odissea diagnostica [le parcours du combattant des patients] prend fin grâce à cette méthode », explique Marialuisa Gandolfi, physiothérapeute et co-organisatrice du congrès annuel de la Société italienne de neurologie (SIN), qui s’est tenu le 17 avril 2026 à Vérone.
Le congrès régional-interrégional de la SIN, intitulé « Disturbi neurologici funzionali e malattie neurologiche : nuovi approcci diagnostici e terapeutici », a réuni les meilleurs experts internationaux pour aborder les défis persistants liés aux FND. Parmi les sujets clés : l’identification de biomarqueurs diagnostiques et pronostiques, l’optimisation des stratégies de rééducation, et l’analyse de l’odissea diagnostica que traversent les patients avant d’obtenir une réponse médicale.
« Disturbi Neurologici Funzionali : ces troubles, longtemps confondus avec des maladies psychiatriques, sont désormais reconnus comme des pathologies neurologiques réelles, liées à des dysfonctionnements spécifiques de circuits cérébraux. »
— Professeur Michele Tinazzi, directeur de la Clinique Neurologique de l’Université de Vérone, via <a href="https://www.larena.it/territorio-veronese/citta/verona-si-conferma-riferimento-internazionale-nello-studio-dei-disturbi-neurologici-1.
Le congrès a également mis en lumière les avancées des projets « Mind-Brain-Body » financés par le PNRR, qui intègrent neuroscciences, rééducation et sciences économiques. Ces initiatives, portées par l’équipe veronaise, visent à réduire les délais diagnostiques et à développer des thérapies personnalisées. « Nous ne traitons plus seulement la maladie, mais le patient dans sa globalité », souligne Paolo Petralia, directeur général de l’Azienda ospedaliera universitaria integrata, évoquant une approche bio-psycho-sociale qui place l’éthique au cœur des soins.
Depuis 2017, le centre veronais coordonne le Registre italien des troubles moteurs fonctionnels, un réseau de 25 centres universitaires qui a permis de collecter des données épidémiologiques et cliniques essentielles. Cette initiative, couplée à la création en 2023 du premier cours de perfectionnement italien dédié aux FND, renforce la formation des professionnels et la sensibilisation du grand public.

Parallèlement, l’Associazione Italiana per il Disturbo Neurologico Funzionale (AiDiNeF), fondée pour rassembler patients, familles et soignants, joue un rôle clé dans la désstigmatisation de ces troubles. « A WINDOW INTO THE MIND-BRAIN-BODY INTERPLAY », un projet financé par l’Union européenne via NextGenerationEU, illustre cette dynamique : en étudiant les interactions entre esprit, cerveau et corps, les chercheurs espèrent identifier de nouveaux biomarqueurs et affiner les protocoles thérapeutiques.
Les troubles neurologiques fonctionnels touchent 5 à 10 % des nouvelles consultations neurologiques et représentent un tiers des visites spécialisées, selon les données citées lors du congrès. Pourtant, leur diagnostic reste un casse-tête : les symptômes, souvent similaires à ceux de maladies neurologiques avérées, conduisent à des odissea diagnostica interminables, avec des erreurs de prise en charge fréquentes. La méthode veronaise, qui combine évaluation clinique rapide et approche multidisciplinaire, réduit ces délais de manière significative.

Sur le plan économique, les économies réalisées par le système de santé sont considérables : comme le souligne l’analyse de l’Université de Vérone, chaque patient évite en moyenne 3 000 € de dépenses inutiles grâce à une prise en charge précoce et ciblée. Mais l’impact va bien au-delà des chiffres. En replaçant le patient au centre des soins, cette approche répond à un besoin éthique et humain : mettre fin à l’isolement et à la méfiance qui entourent souvent ces troubles.
Plusieurs pistes de recherche restent à explorer. Les projets financés par le PNRR, comme « The Mind-Brain-Body Projects in FND », pourraient aboutir à l’identification de biomarqueurs fiables dans les 2 à 3 prochaines années, permettant un diagnostic plus précis. Par ailleurs, l’équipe veronaise travaille sur l’adaptation de ses protocoles aux patients atteints de sclérose en plaques, une collaboration qui pourrait élargir l’impact de ces avancées.
À plus long terme, la généralisation de cette approche multidisciplinaire dépendra de la formation des professionnels et de l’intégration de ces méthodes dans les guides cliniques nationaux. Le congrès de 2026 a déjà posé les bases d’une coopération renforcée entre neurologues, psychiatres, psychologues et physiothérapeutes, un modèle qui pourrait inspirer d’autres pays européens.
Pour les patients, cette révolution signifie avant tout une réduction de la souffrance et une meilleure qualité de vie. Comme le résume le professeur Tinazzi : « Nous passons d’une logique de suspicion à une logique de compréhension. Chaque patient mérite une réponse, pas un rejet. » Une phrase qui résume l’enjeu humain derrière ces avancées scientifiques.
Pour en savoir plus sur les troubles neurologiques fonctionnels et les initiatives de l’Université de Vérone, consultez :
Le programme détaillé du congrès 2026 | <a href="https://univrmagazine.
<!– /wp:paragraph Les recherches récentes en neurologie visent à mieux comprendre ces mécanismes pour améliorer le parcours et les soins des patients atteints de troubles neurologiques fonctionnels.Find more reporting in our Santé section.
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