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Le Vietnam a annoncé dimanche 28 juin 2026 l’ouverture de 100% de ses secteurs stratégiques (énergie, télécoms, infrastructure) aux investisseurs étrangers, une décision qui marque un tournant dans la stratégie économique asiatique alors que l’Union européenne et les États-Unis durcissent leurs barrières protectionnistes. Selon le ministère vietnamien du Plan et de l’Investissement, cette mesure s’inscrit dans le cadre d’un accord bilatéral avec l’Inde, signé en mars dernier, et vise à attirer 50 milliards de dollars d’investissements directs étrangers (IDE) d’ici 2030. Les analystes de la Banque mondiale, cités dans un rapport publié ce mois-ci, soulignent que cette libéralisation intervient alors que les flux d’IDE vers les pays occidentaux ont chuté de 22% en 2025, selon les données de la CNUCED.
Les facteurs structurels poussant Hanoï à libéraliser son économie face à la fermeture occidentale
La libéralisation vietnamienne s’explique par trois facteurs structurels, selon les économistes interrogés par Nikkei Asia. D’abord, la dépendance aux exportations : le pays asiatique, premier exportateur mondial de textiles et électronique, voit ses marchés traditionnels (Europe, États-Unis) se rétracter sous la pression des droits de douane et des subventions locales. En 2025, les exportations vietnamiennes vers l’UE ont reculé de 18% en raison des taxes sur les panneaux solaires et les vêtements, selon Eurostat.
Ensuite, la concurrence chinoise : Pékin a recentré sa politique industrielle sur les technologies critiques (semi-conducteurs, batteries), laissant aux voisins comme le Vietnam l’espace pour attirer les capitaux étrangers dans les secteurs moins régulés. Le rapport de la Banque asiatique de développement (BAD), publié en juin 2026, estime que Singapour et le Vietnam captent désormais 40% des IDE destinés à l’Asie du Sud-Est, contre 25% en 2020.
Enfin, la pression démographique : avec une population active en baisse (–0,5% par an depuis 2023), Hanoï mise sur les investissements étrangers pour maintenir sa croissance. Le Premier ministre vietnamien, Phạm Minh Chính, a déclaré lors d’un sommet à Hanoï le 20 juin :
« Notre modèle de développement repose désormais sur l’attraction des capitaux étrangers, pas sur l’autarcie. Les pays qui refusent cette logique risquent de voir leur économie stagner.
Cette stratégie contraste avec celle de l’UE, qui a restreint ses règles d’investissement via le Screening Foreign Investments Act adopté en 2025, ciblant notamment les secteurs énergétiques et numériques. Aux États-Unis, l’Inflation Reduction Act a détourné 120 milliards de dollars d’IDE vers les entreprises locales depuis 2023, selon une étude de la Brookings Institution.
Les secteurs ouverts et les tensions géopolitiques liées à l’accord vietnamo-indien
Les 100 secteurs ouverts incluent :
L’énergie (centrales à gaz, éolien offshore) ;
Les télécoms (5G, fibre optique) ;
Les infrastructures (ports, autoroutes) ;
L’agroalimentaire (viande, produits laitiers).
Cependant, cette libéralisation soulève des risques géopolitiques. D’une part, la Chine pourrait réagir : Pékin a déjà critiqué les accords vietnamo-indiens, accusant Hanoï de « se vendre aux puissances étrangères ». Le Global Times, organe du Parti communiste chinois, a publié un éditorial le 25 juin titré « Le Vietnam joue avec le feu en ouvrant son économie à l’Inde », sans pour autant annoncer de représailles.
D’autre part, les syndicats vietnamiens protestent contre la privatisation massive. Une grève a éclaté le 27 juin dans une usine de textile de Ho Chi Minh-Ville, où des ouvriers dénoncent la baisse des salaires après l’arrivée d’investisseurs sud-coréens. Le ministère du Travail a confirmé 12 conflits sociaux liés aux IDE depuis le début de l’année, contre 5 en 2025.
L’Inde comme contrepoids stratégique à la Chine en Asie du Sud-Est
L’accord avec le Vietnam s’inscrit dans une stratégie plus large de l’Inde pour contrer l’influence chinoise en Asie. Depuis 2024, New Delhi a signé des accords de libre-échange similaires avec l’Indonésie et les Philippines, attirant 15 milliards de dollars d’IDE indiens dans la région, selon le Department for Promotion of Industry and Internal Trade (DPIIT).
Pour l’Inde, ces partenariats répondent à deux enjeux :
Réduire sa dépendance aux exportations vers l’Occident : les tensions commerciales avec les États-Unis (taxes sur l’acier, restrictions technologiques) ont fait chuter les exportations indiennes de 12% en 2025, selon le Ministry of Commerce.
Diversifier ses approvisionnements en minerais critiques : le Vietnam possède 20% des réserves mondiales de terres rares, essentielles pour les batteries et les aimants des éoliennes. Un mémorandum d’entente signé en mars 2026 prévoit des investissements indiens de 8 milliards de dollars dans les mines vietnamiennes d’ici 2030.
Les conséquences possibles pour les marchés mondiaux et les risques d’un modèle économique contesté
Trois scénarios se dessinent pour les prochains mois :
Pourquoi le boom économique du Vietnam est si fragile | Économie du Vietnam
Un affaiblissement accéléré des économies occidentales :
Les données de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) montrent que les IDE vers les pays développés ont atteint leur plus bas niveau depuis 2005 (300 milliards de dollars en 2025, contre 500 milliards en 2019). La libéralisation vietnamienne pourrait détourner 30 à 50 milliards de dollars supplémentaires vers l’Asie, selon les projections de la Banque mondiale.
Une nouvelle guerre commerciale indirecte :
Les États-Unis et l’UE pourraient durcir leurs contrôles sur les exportations de technologies vers le Vietnam, comme ils l’ont fait avec la Chine. En 2025, Washington a déjà restreint les licences pour les semi-conducteurs avancés vers Hanoï, selon un rapport du Bureau of Industry and Security (BIS).
Un modèle asiatique de développement alternatif :
Le Vietnam pourrait devenir un laboratoire pour un capitalisme sans filet social occidental. Les analystes de Goldman Sachs, dans une note du 20 juin, estiment que le pays pourrait croître de 7% par an jusqu’en 2035, mais avec un risque accru d’inégalités. « Hanoï mise sur la croissance à tout prix, au mépris des protections sociales », résume un économiste cité sous couvert d’anonymat (source : Financial Times).
Et après ? Les prochaines étapes à surveiller
Plusieurs développements pourraient redéfinir la donne d’ici fin 2026 :
La réponse chinoise : Pékin pourrait contre-attaquer en augmentant ses subventions aux entreprises d’État dans les secteurs ouverts par le Vietnam, comme l’a suggéré un éditorial du Quotidien du Peuple le 26 juin.
Les élections américaines de novembre 2026 : un éventuel retour des républicains au pouvoir pourrait assouplir les restrictions sur les IDE, selon les rumeurs rapportées par The Wall Street Journal.
L’élargissement de l’accord UE-Vietnam : les négociations en cours pourraient exclure les secteurs stratégiques si l’UE maintient sa position protectionniste.
Pour l’instant, le Vietnam mise sur la vitesse. Comme l’a résumé un haut fonctionnaire du ministère des Finances, contacté par Reuters :
« Nous n’avons pas le luxe d’attendre. Si nous hésitons, ce seront les Chinois qui profiteront de l’opportunité.
Les risques de retard dans l’accord pourraient ainsi marginaliser le Vietnam dans la course aux investissements européens, renforçant la dépendance économique face à des partenaires comme la Chine.
Le PDG de Shoprite Holdings, Brent Symons, a perçu un salaire annuel de R900 millions (environ 4,5 milliards de francs suisses) sur neuf ans, selon les documents financiers déposés par le groupe sud-africain en 2025, une rémunération qui en fait l’un des dirigeants les mieux payés d’Afrique. Ces chiffres, révélés dans le rapport annuel de l’entreprise pour l’exercice 2024-2025, contrastent avec les salaires moyens des employés du secteur de la grande distribution en Afrique du Sud, où le salaire médian reste inférieur à R30 000 par an.
La structure financière du salaire record de Brent Symons et son impact sur les inégalités salariales en Afrique du Sud
Shoprite, premier distributeur d’Afrique australe avec un chiffre d’affaires de R150 milliards en 2025, justifie cette rémunération exceptionnelle par la performance du groupe, notamment sa croissance à l’international (+12 % en 2024) et sa part de marché dominante (près de 50 % en Afrique du Sud). Pourtant, le salaire de Symons, qui cumule bonus et actions, suscite des débats alors que le pays fait face à une inflation à 15,3 % (banque centrale, juin 2026) et à un chômage record à 34,5 % (Statistique Sud-Africaine, 2025).
« La rémunération des dirigeants doit refléter leur contribution à la création de valeur, surtout dans un secteur aussi compétitif », a déclaré un porte-parole de Shoprite, sans préciser les critères exacts de calcul. En comparaison, le salaire moyen d’un PDG dans le secteur de la distribution en Europe se situe entre 1,5 et 3 millions d’euros annuels, selon une étude de Mercer (2025).
Détail des composantes du package de rémunération de Symons et comparaison avec les standards régionaux
Les documents déposés auprès de la Commission des Services Financiers (FSCA) révèlent que le salaire de Symons se compose de :
Un salaire de base de R50 millions par an (soit environ 315 millions de francs suisses).
Des bonus liés aux objectifs de croissance, représentant R300 millions en 2024.
Une allocation en actions (stock options et participation aux bénéfices) évaluée à R550 millions sur la période, selon le rapport de gouvernance d’entreprise.
« Les packages de rémunération en Afrique du Sud sont souvent plus élevés que dans d’autres régions en raison des défis opérationnels et de la volatilité économique », explique Thabo Mokoena, professeur en gestion à l’Université du Witwatersrand. « Cependant, R900 millions sur neuf ans dépasse largement les standards, même pour un marché émergent. »
Opposition syndicale et validation par les actionnaires : le dilemme éthique et juridique autour des rémunérations excessives
Les actionnaires institutionnels, comme Sanlam (premier actionnaire avec 12 % du capital), ont approuvé ces rémunérations, arguant que Symons a conduit Shoprite à une expansion agressive en Namibie, Botswana et Mozambique, où le groupe a ouvert 47 nouvelles hypermarchés depuis 2023.
En revanche, des syndicats comme Solidarity dénoncent un « décalage insoutenable » entre les salaires des dirigeants et ceux des employés. « Un caissier de Shoprite gagne R12 000 par mois. Comment justifier un salaire annuel 75 fois supérieur ? », interroge Sipho Dlamini, secrétaire général du syndicat, dans un communiqué du 15 juin 2026.
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La Company Act de 2008 impose aux entreprises cotées en bourse de justifier leurs packages de rémunération devant les actionnaires. Shoprite a soumis son rapport à un vote en assemblée générale de 2025, où 89 % des actionnaires ont approuvé la politique de rémunération de Symons.
« Les actionnaires ont le dernier mot, et dans ce cas, ils ont validé une approche alignée sur la performance », souligne Lerato Mokhele, avocate spécialisée en droit des sociétés chez Cliffe Dekker Hofmeyr. « Mais la pression sociale grandit, surtout avec la crise du coût de la vie. »
Perspectives économiques et risques futurs pour Shoprite face à une dette croissante et à un contexte macroéconomique défavorable
Avec une dette nette de R32 milliards (2025) et une dépendance accrue aux importations face à la dépréciation du rand (–18 % vs dollar depuis 2024), Shoprite doit concilier rémunérations élevées et rentabilité. « Les investisseurs scrutent désormais la capacité du groupe à maintenir sa croissance sans alourdir davantage sa dette », indique Mark Williams, analyste chez Investec.
Symons, dont le contrat court jusqu’en 2028, pourrait voir sa rémunération réévaluée si Shoprite échoue à réduire ses coûts opérationnels, actuellement estimés à 38 % de son chiffre d’affaires (rapport 2025).
Sources : Rapports annuels 2025, Mercer Africa Compensation Survey, Bloomberg.
Pourquoi cela importe ?
Le cas Symons illustre un phénomène plus large en Afrique : la concentration des richesses entre les mains d’une élite dirigeante, alors que les inégalités sociales atteignent des niveaux critiques. Alors que le gouvernement sud-africain prépare une réforme fiscale pour taxer les rémunérations excessives (projet de loi en discussion au Parlement), les entreprises comme Shoprite pourraient devoir ajuster leurs pratiques — sous peine de voir leurs licences d’exploitation remises en question, comme ce fut le cas pour Tiger Brands en 2023 après des scandales de corruption.
« L’Afrique du Sud a besoin de modèles inspirants, pas de dirigeants dont les salaires alimentent les débats plutôt que les investissements locaux », estime Mpho Makwetu, économiste à la Banque africaine de développement. « La question n’est plus ‘peut-on payer autant ?’, mais ‘doit-on payer autant ?’ Les débats sur les rémunérations dans le secteur privé pourraient aussi s’étendre aux institutions publiques, où les écarts de salaires entre dirigeants et employés restent un enjeu de transparence et de justice sociale.
L’arrivée imminente des baies d’alimentation 800V de Nvidia pour la plateforme Vera Rubin, prévue pour le troisième trimestre 2026, transforme radicalement les centres de données. Cette transition vers le courant continu haute tension impose l’usage massif de semi-conducteurs en carbure de silicium et en nitrure de gallium pour gérer une consommation électrique sans précédent.
De l’infrastructure informatique aux « usines d’IA » hautement électrifiées
L’évolution des charges de travail de l’intelligence artificielle modifie la nature même des installations. Alors que les centres de données traditionnels géraient des flux de streaming ou de stockage avec une densité de puissance modérée, les nouveaux systèmes migrent vers des architectures à l’échelle des grappes de serveurs. Cette densification extrême entraîne un changement de paradigme : la gestion de la chaleur et de l’énergie devient aussi critique que la capacité de calcul elle-même. La montée en puissance des racks nécessite d’ailleurs souvent le passage du refroidissement par air au refroidissement liquide pour stabiliser les composants.
Selon les analyses de Semivision, la consommation par unité de calcul évolue de manière significative :
Anciennes baies : 10 kW, 20 kW ou 30 kW.
Baies IA actuelles : 100 kW à 200 kW.
Systèmes futurs : potentiellement plusieurs centaines de kilowatts, voire le mégawatt.
“Les centres de données d’IA évoluent d’une infrastructure informatique vers une infrastructure de puissance.
Le déploiement de la plateforme Vera Rubin et l’architecture 800V de Nvidia
Pour répondre à ces besoins énergétiques, Nvidia prévoit de proposer une configuration optionnelle de baie d’alimentation 800V haute tension (HVDC) pour ses clients utilisant la plateforme Vera Rubin, qui succède à l’architecture Blackwell. L’adoption du 800V permet de réduire l’intensité du courant nécessaire pour fournir une puissance donnée, ce qui minimise les pertes par effet Joule (chaleur) dans les câbles et les barres omnibus de distribution.
D’après les analystes de TrendForce, les premières expéditions de ces infrastructures devraient débuter au troisième trimestre 2026.
Calendrier de déploiement et parts de marché
Photo: semivision
Cette architecture devrait s’imposer davantage après le lancement de la génération Rubin Ultra prévu au second semestre 2027, avec un déploiement généralisé attendu en 2028. Les recherches de UBS indiquent que les configurations de racks Kyber à 800V de Nvidia devraient voir les puces en carbure de silicium (SiC) et en nitrure de gallium (GaN) capturer entre 10 et 15 % de l’architecture des semi-conducteurs de puissance d’ici 2027.
La coexistence technologique entre le GaN et le SiC
Contrairement à une idée reçue, le marché ne se résume pas à une lutte entre le nitrure de gallium et le carbure de silicium. Comme l’a souligné TechInsights lors de la conférence PCIM 2026, ce n'est pas un marché de GaN contre SiC.
Leurs rôles sont distincts et complémentaires au sein des nouvelles architectures de puissance. Le GaN est privilégié pour sa haute fréquence de commutation, ce qui permet de réduire la taille des composants magnétiques et d’augmenter la densité de puissance dans les convertisseurs de proximité (Point-of-Load) qui alimentent directement les processeurs. Parallèlement, le SiC reste la technologie de choix pour les applications à haute tension, telles que les transformateurs à l’état solide (SST) et la distribution d’énergie à l’échelle des installations, où sa robustesse face aux tensions élevées est supérieure.
L’offensive des fabricants chinois sur le marché du SiC
Parallèlement à l’évolution des architectures de Nvidia, les fabricants de puces chinois accélèrent leur expansion pour capter la demande liée aux infrastructures d’IA. Basic Semiconductor, une entreprise basée à Shenzhen fondée en 2016 par des diplômés de l’Université Tsinghua et de l’Université de Cambridge, cherche à financer sa croissance via une introduction en bourse (IPO) à Hong Kong.
L’entreprise se positionne comme l’un des rares fabricants de dispositifs entièrement intégrés dans le domaine du SiC, couvrant la conception, la fabrication de plaquettes et le conditionnement de modules. Cette intégration verticale vise à sécuriser la chaîne d’approvisionnement face à une demande mondiale croissante. Elle rejoint des acteurs tels que Silan Microelectronics et China Resources Microelectronics dans la course à l’approvisionnement des infrastructures de nouvelle génération.
Bien que les analystes de UBS notent une surcapacité actuelle du marché mondial du SiC due à l’expansion agressive des capacités chinoises, la transition vers les architectures 800V en 2027 et 2028 devrait permettre d’absorber les stocks excédentaires en créant de nouveaux débouchés technologiques à haute valeur ajoutée.
Les experts en architecture et les professionnels du secteur soulignent que, bien que les constructions préfabriquées en 3D puissent offrir des pistes pour atténuer la crise du logement, elles ne constituent pas une solution structurelle unique. Les cabinets d’architecture continuent de privilégier des approches diversifiées pour répondre aux besoins croissants des communautés.
L’évolution des priorités architecturales
Le secteur de l’architecture fait face à des défis constants en matière de logement et de développement communautaire. Selon les données publiées par le cabinet Alley Poyner Macchietto Architecture, l’accent est mis sur une philosophie qui place les besoins humains au cœur de la conception. L’entreprise, qui a récemment annoncé qu’elle assurerait le rôle d’architecte pour le nouveau musée des enfants d’Omaha, insiste sur l’importance d’avancer la conception pour construire des communautés durables.
Cette vision se reflète également dans la reconnaissance institutionnelle. En novembre 2024, le projet du Shirley Tyree Theater a reçu un Architectural Honor Award de la part de l’AIA Nebraska, illustrant l’impact des collaborations entre les cabinets et les organisations artistiques, comme The Union for Contemporary Art.
Diversité des modèles et intégration professionnelle
Le marché actuel de l’architecture, tel que documenté par le Portal de Arquitectos, présente une vaste gamme de projets allant des résidences individuelles aux complexes multifamiliaux. La plateforme répertorie plus de 842 œuvres et 10 500 photographies, offrant aux professionnels et aux clients un espace pour explorer les tendances en matière de matériaux et de styles architecturaux.
¿Son las casas prefabricadas o impresas en 3D la solución a la crisis global de la vivienda?
Cette dynamique de marché permet de connecter des studios de design avec des projets réels. Des cabinets comme EG & Asociados Arquitectura, Blussand Tosco Arquitectos, et OON Architecture illustrent la variété des échelles de projets, avec des surfaces allant de 145 m² pour des maisons comme « Casa El Recuerdo » à 1 200 m² pour des projets de plus grande envergure tels que « Casa Bianca ».
Perspectives sur la construction modulaire
La question de la préfabrication et des nouvelles méthodes de construction, comme l’impression 3D, s’inscrit dans un débat plus large sur l’efficacité industrielle. Si ces technologies permettent une accélération des processus, elles sont intégrées par les professionnels comme des outils parmi d’autres. La priorité demeure la qualité de l’habitat et la viabilité à long terme des structures.
Les entreprises du secteur, à l’instar de celles répertoriées sur les portails spécialisés, continuent de recruter activement des chefs de projet et des architectes pour soutenir cette croissance. La demande pour une expertise technique capable de marier innovation technologique et exigences architecturales reste forte en 2026.
Recrutement et vision prospective
« Si vous êtes un chef de projet ou un architecte talentueux qui souhaite donner la priorité aux personnes, faire progresser la conception et bâtir une communauté, veuillez nous contacter. »
Alley Poyner Macchietto Architecture, annonce de recrutement du 28 janvier 2025.
L’avenir de la réponse à la crise du logement dépendra probablement d’une combinaison entre ces nouvelles méthodes de construction et les pratiques architecturales traditionnelles, garantissant que l’innovation serve les besoins réels des populations.
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Une étude publiée dimanche 28 juin 2026 par le magazine allemand Stiftung Warentest révèle que deux fromages de marque distributeur vendus par Aldi, Lidl et Kaufland contiennent des taux élevés de moisissures et de bactéries pathogènes, dépassant les seuils de sécurité sanitaire fixés par l’Union européenne. Les analyses, réalisées sur 24 références, pointent particulièrement le Gouda d’Aldi (marque Aldi Süd) et le Camembert de Lidl (marque Lidl), tous deux commercialisés en France, en Allemagne et en Belgique.
Identification des fromages contaminés et nature des risques microbiologiques
Selon les résultats de Stiftung Warentest, publiés dans son édition du 27 juin, deux fromages ont été classés comme "à éviter" ("Finger weg") en raison de risques microbiologiques avérés :
Aldi : Le Gouda pasteurisé (référence Aldi Süd, code-barres 4006380003782) présente des traces de Penicillium à un niveau 1,5 fois supérieur à la limite recommandée par l’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments). Le produit, vendu environ 1,99 €/200 g, a aussi montré des résidus de Listeria monocytogenes en quantité inférieure au seuil critique, mais les experts estiment que la combinaison des deux contaminants justifie une mise en garde.
Lidl : Le Camembert à pâte molle (marque Lidl, code-barres 4006380003799), proposé à 2,49 €/250 g, affiche des taux de moisissures Aspergillus30 % plus élevés que la moyenne des fromages testés. Bien que non toxiques en soi, ces champignons peuvent altérer la texture et le goût, et leur prolifération signale un défaut de conservation en rayon.
Kaufland, troisième enseigne du groupe Schwarz (comme Aldi), n’a pas de produit explicitement cité dans les conclusions de l’étude, mais deux de ses références (Emmental et Brie) ont obtenu des notes moyennes en raison de teneurs élevées en acide lactique résiduel, un marqueur de fermentation excessive.
Réactions des enseignes et mesures correctives immédiates
Les trois enseignes ont réagi dans des communiqués distincts, publiés entre le 26 et le 28 juin :
Aldi a confirmé avoir retiré le lot incriminé de ses rayons en France, en Allemagne et en Belgique dès la réception des résultats préliminaires. "Nous prenons ces questions de sécurité au sérieux et collaborons avec les autorités sanitaires pour garantir la traçabilité des produits concernés", a déclaré un porte-parole, sans préciser si d’autres références étaient sous surveillance.
Lidl a adopté une position similaire, affirmant avoir suspendu la vente du Camembert et lancé une enquête interne. "Nos laboratoires internes n’avaient détecté aucun écart, mais nous respectons les conclusions de Warentest et agissons en conséquence", a indiqué la direction dans un mail envoyé aux médias.
Kaufland n’a pas mentionné de retrait, mais a souligné dans un communiqué que "tous nos fromages sont contrôlés selon des protocoles stricts, conformes aux normes européennes".
Cadre réglementaire européen et seuils de contamination autorisés
Les seuils de contamination fixés par l’EFSA pour les fromages à pâte pressée (comme le Gouda) ou molle (Camembert) sont les suivants :
Moississures : Limite maximale de 10 000 UFC/g (unités formant colonies par gramme) pour les fromages à consommation rapide. Le Gouda d’Aldi affichait 15 000 UFC/g, soit 50 % de dépassement.
Bactéries pathogènes : Listeria doit être absente dans les produits pasteurisés. Bien que non détectée en quantité critique, sa présence combinée à des moisissures a poussé Warentest à classer le produit comme risqué.
L’EFSA rappelle que les fromages à pâte molle, comme le Camembert, sont particulièrement sensibles en raison de leur pH neutre, favorable à la prolifération microbienne. "Un défaut de chaîne du froid ou un emballage défectueux peut suffire à rendre un produit non conforme", explique le rapport.
Populations à risque et recommandations de sécurité pour les consommateurs
Les experts interrogés par Stiftung Warentest estiment que les risques sont faibles pour la majorité des adultes en bonne santé, mais soulignent deux populations vulnérables :
Femmes enceintes : La Listeria, même en faible quantité, peut provoquer des fausses couches ou des infections graves chez le fœtus.
Personnes immunodéprimées : Les moisissures comme Aspergillus peuvent déclencher des infections pulmonaires chez les patients sous chimiothérapie ou atteints de maladies chroniques.
"Un fromage contaminé ne tue pas instantanément, mais l’accumulation de petits risques sur le long terme est préoccupante", déclare Dr. Klaus Weber, microbiologiste à l’Université de Heidelberg, cité dans le rapport. "Les distributeurs ont tout intérêt à renforcer leurs contrôles en amont, surtout sur les produits à base de lait cru ou partiellement pasteurisé."
Procédures pour les consommateurs : vérification, signalement et alternatives sûres
Les consommateurs peuvent repérer les produits à risque grâce aux codes-barres publiés par Warentest :
Camembert im Test: Aldi, Kaufland & Co. – Welcher Käse ist noch sicher?
Aldi : Gouda (4006380003782) – Lot concerné : dates de DLUO entre le 15 mai et le 10 juin 2026.
Lidl : Camembert (4006380003799) – Lot concerné : dates de DLUO entre le 20 mai et le 15 juin 2026.
Warentest recommande de ne pas consommer ces produits et de les rapporter en magasin pour échange ou remboursement. Pour les autres références, l’organisation conseille de :
Vérifier l’absence de moisissures visibles sur la croûte.
Respecter la chaîne du froid (température < 4°C).
Privilégier les fromages pasteurisés pour les populations sensibles.
Que faire si vous avez déjà acheté un fromage concerné ?
Les autorités sanitaires allemandes et françaises ont publié des consignes identiques :
Ne pas consommer les produits listés ci-dessus.
Ne pas jeter le fromage : le rapporter en magasin avec le ticket de caisse pour obtenir un remboursement ou un échange.
En cas de symptômes (nausées, fièvre, douleurs abdominales dans les 48h après consommation), consulter un médecin en précisant le produit ingéré.
La DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) en France a ouvert une enquête pour vérifier si d’autres lots ont été distribués en France. "Nous surveillons activement les signalements et collaborons avec nos homologues allemands", indique un porte-parole.
Et demain ? Les distributeurs vont-ils changer leurs méthodes ?
Les résultats de Warentest pourraient accélérer une tendance déjà observée depuis 2025 : le durcissement des contrôles microbiologiques chez les marques distributeurs. Plusieurs enseignes, dont Carrefour et Auchan, ont annoncé en 2024 des investissements dans des laboratoires internes pour réduire les risques de contamination.
Cependant, les coûts restent un frein : "Un contrôle 100 % efficace coûterait 20 à 30 % plus cher par produit", estime Thomas Müller, directeur qualité chez Aldi Nord, dans une interview à Handelsblatt (27 juin 2026). "Nous travaillons sur des solutions alternatives, comme des emballages à barrière microbiologique."
Pour les consommateurs, l’étude rappelle une règle simple : privilégier les fromages AOP ou STG (comme le Comté ou le Roquefort), dont les cahiers des charges imposent des contrôles plus stricts que les marques distributeurs. "Un fromage à 1,99 € ne doit pas rimer avec risque pour la santé", conclut Warentest, qui appelle à une transparence renforcée sur les origines des laits utilisés.
Juillet 2026 : Publication d’un rapport complémentaire par Warentest sur les fromages à pâte persillée (bleu, fourme).
Automne 2026 : Attendu un projet de directive européenne pour harmoniser les tests microbiologiques sur les produits laitiers.
Pour les consommateurs : Surveillance des rappels via les sites des enseignes ou l’appli Signal Conso (DGCCRF).
Les prix des carburants en Thaïlande ce dimanche 28 juin 2026 restent stables par rapport à la veille, selon les cinq principaux réseaux de stations-service du pays. Le diesel B20 se maintient à 32,50 baths par litre, tandis que le diesel standard atteint 37,50 baths, avec des écarts notables selon les marques premium. Les prix des essences, entre 33,05 baths pour l’E20 et 54,25 baths pour les versions premium, reflètent une volatilité persistante liée aux tensions géopolitiques sur les marchés pétroliers mondiaux.
Les prix par marque : comparatif des cinq réseaux majeurs
Les données consolidées des cinq principaux distributeurs – PTT, Shell, Bangchak, Caltex et PTG – révèlent des variations marginales entre leurs gammes, mais une cohérence globale sur les produits de base. Voici les tarifs vérifiés pour chaque marque ce dimanche :
Photo: Sanook
Produit
PTT (baths/litre)
Shell (baths/litre)
Bangchak (baths/litre)
Caltex (baths/litre)
PTG (baths/litre)
Diesel B20
32,50
32,50
32,50
32,50
32,50
Diesel standard
37,50
37,50
37,50
37,50
37,50
Diesel premium
50,05
49,84
54,25
54,25
—
GSH E20
33,05
33,55
33,05
35,35
33,05
GSH 91
37,68
38,18
37,68
39,98
37,68
GSH 95
38,05
38,55
38,05
40,35
38,05
GSH 95 premium
47,79
49,84
53,44
—
—
Les écarts les plus marqués apparaissent sur les versions premium, où Bangchak propose le diesel premium le plus cher à 54,25 baths, tandis que Shell et PTT se situent autour de 50 baths. Pour les carburants classiques, les différences restent inférieures à 1 bath par litre entre les réseaux.
Pourquoi ces prix ? Le contexte géopolitique et les décisions des distributeurs
La stabilité des prix depuis le 25 juin s’explique par deux facteurs majeurs : la décision des distributeurs de maintenir leurs tarifs malgré la hausse des coûts d’importation, et les tensions persistantes sur les marchés pétroliers internationaux. Selon les déclarations de PTT, la compagnie a choisi de ne pas répercuter l’intégralité des fluctuations du marché sur les prix de détail, une stratégie adoptée par plusieurs concurrents. Cette approche vise à limiter l’impact sur les consommateurs thaïlandais, alors que le pays traverse une période de ralentissement économique post-pandémie.
Photo: pptvhd36
Les prix actuels contrastent avec ceux observés il y a une semaine, où certaines stations avaient ajusté leurs tarifs à la hausse en raison des tensions au Moyen-Orient. Par exemple, le 27 juin, le prix moyen du diesel B20 était de 33,80 baths chez Shell, avant de revenir à 32,50 baths ce dimanche. Cette volatilité illustre la sensibilité des marchés thaïlandais aux fluctuations internationales, malgré les efforts de stabilisation des distributeurs locaux.
Les carburants alternatifs : une économie relative
Les carburants alternatifs comme l’E85 (éthanol à 85%) et l’E20 (éthanol à 20%) restent les options les plus économiques, avec des prix respectivement de 28,99 baths et 33,05 baths chez les principaux distributeurs. Ces produits, promus par le gouvernement thaïlandais pour réduire la dépendance au pétrole, voient cependant leurs prix varier selon les marques : Shell propose son E20 à 33,55 baths, soit 0,50 bath de plus que PTT. Cette différence, bien que mineure, peut représenter une économie significative pour les conducteurs fréquents.
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Les données de The Better révèlent que les écarts les plus importants concernent les versions premium des carburants, où les différences de prix entre les marques peuvent atteindre 4 baths par litre. Par exemple, le diesel premium de Bangchak à 54,25 baths dépasse de 4,20 baths celui de Shell (49,84 baths). Cette disparité s’explique par les stratégies de positionnement des marques : Bangchak cible une clientèle haut de gamme avec ses produits “Hi Premium”, tandis que Shell mise sur une image plus accessible avec sa gamme “V-Power”.
Que faire si les prix montent à nouveau ? Scénarios et recommandations
En cas de nouvelle hausse des prix, les consommateurs thaïlandais pourraient se tourner vers plusieurs solutions. Premièrement, comparer systématiquement les tarifs entre les réseaux : les écarts observés ce dimanche montrent que des économies de 1 à 5 baths par litre sont possibles en choisissant judicieusement sa station. Deuxièmement, privilégier les carburants alternatifs comme l’E20 ou l’E85, dont les prix restent inférieurs de 3 à 10 baths par rapport aux essences classiques. Enfin, surveiller les annonces des distributeurs : certaines compagnies, comme PTT, ont indiqué dans leurs communiqués qu’elles pourraient ajuster leurs prix en fonction des cours internationaux, avec un délai d’avertissement de 24 à 48 heures.
À plus long terme, l’évolution des prix dépendra de trois facteurs clés : la résolution des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, les stocks de pétrole disponibles dans la région Asie-Pacifique, et les décisions des distributeurs locaux. Selon les analystes cités par NationTV, une stabilisation des cours internationaux d’ici la fin de l’année pourrait permettre aux compagnies thaïlandaises de maintenir leurs prix actuels, voire de les réduire légèrement. Cependant, aucune baisse significative n’est attendue avant septembre 2026, en l’absence de signal fort de détente sur les marchés.
Pour les conducteurs les plus concernés, notamment les transporteurs routiers et les propriétaires de véhicules diesel, il pourrait être judicieux de constituer des réserves de carburant en cas de nouvelle hausse brutale. Les stations-service indépendantes, souvent moins chères que les réseaux majeurs, pourraient également devenir une alternative intéressante, bien que leur qualité de service soit parfois inférieure.
Les prix des carburants en Thaïlande ce dimanche 28 juin 2026 reflètent une situation de marché équilibrée, mais sous tension. Alors que les distributeurs maintiennent une relative stabilité, les consommateurs doivent rester vigilants face à d’éventuelles fluctuations liées aux événements internationaux. Pour suivre l’évolution en temps réel, les plateformes comme Sanook et PPTVHD36 mettent à jour leurs données quotidiennement, permettant une comparaison précise entre les réseaux.
Le gouvernement néerlandais étend le statut de consigne à toutes les bouteilles en plastique jusqu’à 3 litres, y compris les bouteilles de lait et de jus de fruits, pour atteindre l’objectif légal de 90 % de recyclage d’ici 2029. Une mesure qui divise sur les risques sanitaires et logistiques.
Le ministère néerlandais de l’Environnement et de la Croissance verte, dirigé par Stientje van Veldhoven (D66), a annoncé hier un projet de loi étendant la consigne sur toutes les bouteilles en plastique jusqu’à 3 litres, incluant pour la première fois les bouteilles de lait et de jus de fruits. Une décision qui vise à combler le retard accumulé sur l’objectif européen de 90 % de recyclage des emballages plastiques, un seuil que les Pays-Bas n’ont toujours pas atteint après quatre ans de mise en œuvre. Selon les chiffres les plus récents, seuls 77 % des bouteilles en plastique ont été collectées en 2025, laissant derrière elles près de 139 millions d’euros de consignes non réclamées.
Pourquoi cette extension ? Les chiffres qui justifient l’urgence
L’extension de la consigne à toutes les bouteilles en plastique, y compris celles de lait et de jus de fruits, s’explique par une réalité chiffrée : ces bouteilles représentent à elles seules 12 % de toutes les bouteilles en plastique mises sur le marché néerlandais, selon les données du ministère citées par NOS. Sans cette mesure, l’objectif de 90 % de recyclage ne sera pas atteint, et le pays s’exposerait à des sanctions européennes à partir de 2029. Les nouvelles règles européennes imposent en effet aux États membres de respecter ce seuil sous peine de voir leurs systèmes de recyclage renforcés, y compris par des obligations d’acceptation des bouteilles étrangères dans les points de collecte.
« Je veux éviter ce scénario et garder le contrôle », a écrit la ministre dans sa lettre adressée à la Chambre des représentants, citée par WNL. Une position partagée par les supermarchés, qui craignent cependant des conséquences imprévues. Selon NieuwsLens, les enseignes anticipent déjà des problèmes d’hygiène : les bouteilles de lait, souvent partiellement vides au moment de leur collecte, pourraient attirer les rongeurs et favoriser la prolifération de bactéries si elles restent trop longtemps dans les points de dépôt. « Les bouteilles de lait posent des défis uniques en matière d’hygiène », confirme un porte-parole de Verpact, l’organisation responsable du système de consigne, qui a déjà évoqué cette possibilité dès la fin 2023.
Les supermarchés en première ligne : quels risques sanitaires ?
Les distributeurs s’inquiètent particulièrement des conséquences logistiques et sanitaires de cette mesure. Les bouteilles de lait et de jus de fruits, souvent consommées à domicile, sont rarement rapportées aux points de collecte, contrairement aux bouteilles d’eau ou de sodas. Une fois collectées, elles doivent être rapidement évacuées pour éviter les problèmes de moisissures et de contamination, selon NieuwsLens. « Les bouteilles de lait, une fois vides, peuvent contenir des résidus de produits laitiers qui attirent les insectes et les rongeurs », explique un responsable du secteur, sous couvert d’anonymat. Les supermarchés devront donc adapter leurs protocoles de nettoyage et de gestion des déchets, avec un coût supplémentaire estimé à plusieurs millions d’euros.
« Les bouteilles de lait posent des défis uniques en matière d’hygiène. »
— Porte-parole de Verpact, cité par NOS en 2023.
Pour limiter ces risques, le gouvernement impose à Verpact de proposer des solutions avant toute mise en œuvre effective. La ministre Van Veldhoven a également évoqué la possibilité d’un verbot sur la vente de bouteilles en plastique sans consigne, une mesure qui s’ajouterait à l’obligation pour les points de vente d’accepter les bouteilles étrangères, comme le souligne NRC. Une telle mesure pourrait coûter des centaines de millions d’euros aux producteurs et distributeurs, mais elle est présentée comme un mal nécessaire pour éviter des sanctions européennes encore plus lourdes.
Verpact au cœur du dispositif : qui paiera la facture ?
Verpact, l’organisation qui gère le système de consigne aux Pays-Bas, se retrouve au centre du débat. Chaque année, près de 130 millions d’euros de consignes ne sont pas réclamées en raison du faible taux de retour des bouteilles, selon les données citées par NOS. Avec l’extension à toutes les bouteilles en plastique, ce montant pourrait encore augmenter, surtout si les bouteilles de lait et de jus de fruits ne sont pas rapportées en nombre suffisant.
Un geste pour la planète, la consigne des bouteilles en verre fait son grand retour
La ministre Van Veldhoven a demandé à Verpact de proposer un plan d’action pour garantir une collecte efficace, notamment en développant des solutions pour les bouteilles de lait. « Nous soutenons les propositions de la ministre, mais nous devons rester en contact étroit sur la manière de gérer la collecte des bouteilles de lait », a indiqué un porte-parole de Verpact, cité par WNL. La question de la transparence sur l’utilisation des fonds non réclamés est également au cœur des discussions : la ministre souhaite que les producteurs rendent des comptes sur la gestion de ces sommes, qui représentent un enjeu financier majeur.
Et maintenant ? Le calendrier et les incertitudes
Le projet de loi doit encore être discuté à la Chambre des représentants, mais le gouvernement semble déterminé à le faire adopter avant la fin de l’année. Si les supermarchés et Verpact s’accordent sur la nécessité de la mesure, les craintes concernant les problèmes d’hygiène et les coûts supplémentaires pourraient ralentir le processus. Une chose est sûre : sans cette extension, les Pays-Bas risquent des sanctions européennes dès 2029, avec des obligations encore plus strictes, comme l’acceptation obligatoire de toutes les bouteilles en plastique, y compris celles importées.
Pour les consommateurs, cette mesure pourrait se traduire par une légère hausse des prix, mais aussi par une simplification du système : plus de confusion sur les bouteilles avec ou sans consigne. Cependant, si les bouteilles de lait et de jus de fruits restent peu rapportées, les supermarchés pourraient devoir investir dans des infrastructures supplémentaires pour éviter les problèmes sanitaires. Une chose est certaine : le débat sur la consigne aux Pays-Bas est loin d’être terminé.
« Nous devons trouver un équilibre entre l’objectif de recyclage et la gestion des risques sanitaires », a déclaré la ministre Van Veldhoven. Une équation complexe, mais nécessaire pour éviter des sanctions européennes coûteuses.
« Ik wil dit scenario voorkomen en zelf de touwtjes in handen houden. »
— Stientje van Veldhoven, ministre de l’Environnement et de la Croissance verte, dans sa lettre à la Chambre des représentants.
La mesure, bien que nécessaire, soulève des questions sur la capacité des acteurs néerlandais à gérer cette extension sans créer de nouveaux problèmes. Une chose est sûre : le système de consigne aux Pays-Bas est en pleine mutation, et les prochains mois seront décisifs pour son avenir.
La multinationale chilienne Cencosud a confirmé le 27 juin 2026 l’acquisition de 100 % de la chaîne Makro en Colombie pour un montant de 158 millions de dollars. Cette opération stratégique permet au géant du commerce de détail d’intégrer le segment des supermarchés de gros, renforçant ainsi sa présence sur le marché colombien.
Une transaction stratégique à 158 millions de dollars
Le groupe chilien Cencosud a officialisé l’achat de la totalité des parts de Makro en Colombie, une transaction évaluée à 158 millions de dollars. Ce mouvement d’envergure, réalisé par l’intermédiaire de sa filiale Cencosud Internacional SpA, sera entièrement autofinancé sans recours au crédit bancaire, selon les informations communiquées par l’entreprise.
L’intégration de Makro apporte au groupe chilien un réseau de 21 points de vente répartis dans 16 villes colombiennes. Cette acquisition positionne Cencosud parmi les dix plus grands acteurs du commerce de détail dans le pays. Sur la base des résultats de 2024, la combinaison des deux entités générerait des revenus cumulés de 5,97 billions de pesos, incluant les 4,21 billions de Cencosud et les 1,76 billion de Makro. Le nouvel ensemble affiche des actifs dépassant les 7,53 billions de pesos et un patrimoine supérieur à 4,54 billions de pesos.
La structure de cette transaction reflète la volonté de Cencosud de maintenir une discipline financière stricte. En choisissant l’autofinancement, l’entreprise évite une exposition accrue aux taux d’intérêt locaux, une décision d’autant plus pertinente dans le contexte macroéconomique actuel de la Colombie, où le coût de la dette reste un facteur de surveillance pour les grands détaillants. Cette stratégie de croissance externe, financée par les flux de trésorerie internes, est cohérente avec les récentes communications financières du groupe, qui privilégie la consolidation de ses positions existantes tout en diversifiant ses formats de vente.
Objectifs et synergie sur le segment de gros
Pour Cencosud, l’acquisition ne se limite pas à un simple ajout de parts de marché. Elle marque une diversification vers le secteur du gros, un segment où Makro opère depuis plus de 25 ans auprès des restaurateurs, hôteliers et entrepreneurs. Ramiro Ortiz, le gérant de Cencosud en Colombie, a précisé la vision du groupe :
“La compra de Makro representa una oportunidad para fortalecer nuestra operación en Colombia y ampliar nuestra propuesta para clientes que buscan soluciones mayoristas, con foco en servicio, surtido y competitividad.” Ramiro Ortiz, gérant pays de Cencosud en Colombie
Photo: Infobae
Cette stratégie vise à exploiter les infrastructures logistiques existantes et à générer des synergies opérationnelles. Comme le note El Nuevo Siglo, la transition vers une gestion sous la bannière Cencosud cherchera à optimiser les capacités des deux structures pour accroître l’efficacité de la chaîne d’approvisionnement. En intégrant le modèle “cash & carry” (libre-service de gros) de Makro, Cencosud complète sa gamme de services, qui reposait jusqu’ici principalement sur les supermarchés de détail, les grands magasins et les centres commerciaux.
Le modèle de gros est particulièrement résilient face aux fluctuations de la consommation des ménages. En ciblant les clients professionnels (B2B), Cencosud sécurise un flux de revenus plus stable, moins dépendant des cycles de consommation discrétionnaire des particuliers. Le savoir-faire de Makro dans la gestion des stocks en gros et la logistique de volume constitue un actif immatériel majeur que Cencosud entend déployer à travers son écosystème.
Analyse du changement de profil sur le marché colombien
L’expert et fondateur de la firme Raddar, Camilo Herrera, souligne que Makro « es una de las firmas de retail más antiguas de Colombia », rappelant son arrivée sur le marché en 1995. Selon l’analyse d’Herrera, cette acquisition illustre une volonté claire du groupe chilien de modifier sa structure dans le pays :
“Esto muestra que el grupo chileno quiere y ve unas alternativas importantes en el mercado colombiano que la van a permitir complementar su oferta y su estructura de mercado. Eso hace que el grupo Cencosud cambie su perfil en Colombia.” Camilo Herrera, fondateur de Raddar, via Infobae
L’opération s’inscrit dans une dynamique d’investissement plus large pour Cencosud, qui multiplie les acquisitions en Amérique latine. Plus tôt ce mois-ci, la société avait déjà annoncé l’achat indirect de 51 % du centre commercial Plaza Central à Bogota pour un montant de 459 000 millions de pesos, soit l’équivalent de 124,5 millions de dollars. Ces mouvements successifs démontrent une confiance persistante du groupe dans le marché colombien malgré les défis de croissance économique que traverse la région.
Cencosud, en tant que conglomérat présent au Chili, en Argentine, au Brésil, au Pérou et en Colombie, utilise traditionnellement ces acquisitions pour réaliser des économies d’échelle. Dans le secteur de la distribution, le regroupement des achats auprès des fournisseurs permet de négocier des prix plus avantageux. L’ajout de 21 magasins Makro à l’empreinte de Cencosud augmente mécaniquement son pouvoir de négociation vis-à-vis des industriels agroalimentaires, un levier classique de rentabilité dans la grande distribution.
Prochaines étapes réglementaires
Bien que l’accord soit conclu entre les parties, sa finalisation reste soumise aux conditions habituelles de ce type de transaction. L’approbation de la Superintendencia de Industria y Comercio (SIC) est indispensable pour valider le respect des conditions de concurrence sur le marché national colombien. Cette étape réglementaire est cruciale pour permettre à Cencosud d’intégrer pleinement les actifs de Makro et d’entamer la phase de transformation commerciale prévue pour ses 21 magasins.
Les autorités de la concurrence (SIC) évaluent systématiquement si une fusion de cette nature pourrait créer une position dominante qui nuirait aux prix à la consommation ou à la liberté de choix des fournisseurs. Historiquement, les autorités colombiennes examinent si la part de marché combinée dans des régions spécifiques ne restreint pas indûment la concurrence locale. Cencosud devra donc démontrer que cette intégration favorise l’efficacité du marché plutôt que sa concentration. Une fois le feu vert reçu, le processus d’intégration opérationnelle pourra débuter, incluant l’alignement des systèmes informatiques, la logistique et les programmes de fidélité, une étape qui prend généralement plusieurs mois avant d’être pleinement ressentie par les clients finaux.
Pharol a officialisé un mouvement stratégique majeur : Tavrion PT04 va acquérir une participation qualifiée de 19,55 % dans les intérêts que la holding portugaise détient au sein de Novobanco et de l’opérateur brésilien Oi. Cette transaction modifie la structure de contrôle de ces deux entités clés, opérant dans les secteurs de la banque et des télécommunications.
Une redistribution majeure du contrôle
Selon les détails communiqués par Pharol, cette acquisition de 19,55 % cible des actifs stratégiques de la holding. L’usage du terme « participation qualifiée » est déterminant : il indique que ce transfert de capital pourrait conférer à Tavrion PT04 des droits de vote significatifs et une influence directe sur la gouvernance des sociétés concernées. Bien que le montant total de la transaction n’ait pas été précisé, l’annonce confirme le transfert d’un bloc d’actions d’importance.
Novobanco et Oi au cœur de l’opération
La transaction affecte deux piliers du portefeuille de Pharol. Pour Novobanco, acteur majeur du système bancaire portugais, l’opération entraîne une évolution de la structure de ses actionnaires indirects, dans un contexte de surveillance accrue de la composition de l’actionnariat par les autorités bancaires européennes.
Parallèlement, l’accord inclut les intérêts de la holding dans Oi, l’entreprise brésilienne de télécommunications. Pour cet opérateur, ce changement de capital reflète les transformations actuelles du marché brésilien des télécoms. Dans les deux cas, la gestion de ces actifs est désormais liée à l’entité Tavrion PT04.
Un processus soumis à validation réglementaire
La finalisation de cet accord reste conditionnée par plusieurs processus de validation institutionnels. Les autorités de régulation financière, tant au Portugal qu’au Brésil, devront examiner la nature de la participation de Tavrion PT04. L’objectif est de garantir la conformité avec les règles de contrôle et de stabilité des marchés.
Cette évolution de la structure de Pharol marque une étape dans la gestion de ses actifs de grande envergure. Les prochaines étapes porteront sur l’examen de la transaction par les régulateurs compétents et la confirmation des modalités de transfert effectif des titres.
Le président américain Donald Trump a menacé, ce vendredi, d’imposer des droits de douane de 100 % sur toutes les importations provenant de pays appliquant une taxe sur les services numériques visant les entreprises technologiques américaines. Cette déclaration, publiée sur Truth Social, cible plusieurs nations européennes et pourrait annuler les accords commerciaux existants.
Une menace de 100 % pour annuler les accords commerciaux
L’offensive diplomatique de Donald Trump s’est intensifiée ce vendredi via ses réseaux sociaux. Le président américain a ciblé les pays européens qui envisagent une « mise en œuvre imminente » de taxes sur les services numériques. Il a précisé que ces sanctions seraient appliquées immédiatement et qu’elles prendraient le dessus sur tout accord bilatéral en vigueur.
« Veuillez considérer cette déclaration comme la représentation du fait que tout pays qui impose une telle taxe sera immédiatement confronté à un tarif de 100 % sur tous les biens envoyés aux États-Unis d’Amérique. »
Photo: usatoday.com
Donald Trump, via Truth Social
Cette posture radicale menace directement les équilibres établis. Selon les informations rapportées par AP News, cette escalade pourrait déclencher une guerre commerciale généralisée si l’Union européenne se voit contrainte de riposter. La menace de Trump intervient alors que les États-Unis et l’UE doivent respecter une échéance au 4 juillet pour un accord de plafonnement des tarifs douaniers à 15 %. Or, les taxes sur les services numériques n’ont pas été incluses dans les négociations de cet accord.
La riposte de l’Union européenne et le refus de la France
L’Union européenne a immédiatement manifesté son opposition à ce qu’elle considère comme une mesure unilatérale. Olof Gill, porte-parole de la Commission européenne, a défendu le caractère non discriminatoire de ces taxes, qui s’appliquent à toutes les grandes entreprises quel que soit leur pays d’origine.
« Des mesures unilatérales ciblant des politiques aussi légitimes sont injustifiées. Si elles sont poursuivies, l’UE répondra rapidement et de manière décisive pour défendre ses droits et son autonomie réglementaire. »
Photo: cnbc.comLe président Trump menace d'imposer 100 milliards de dollars de tarifs supplémentaires à la Chine
Olof Gill, porte-parole de la Commission européenne, via AP News
En France, la tension est particulièrement palpable. Le président Emmanuel Macron a affirmé qu’il ne céderait pas à la pression pour supprimer la taxe numérique française. Cette taxe de 3 %, en vigueur depuis 2019, cible les entreprises réalisant plus de 25 millions d’euros de revenus en France et 750 millions d’euros (soit 854,02 millions de dollars) au niveau mondial. USA Today rapporte que Donald Trump a même menacé d’imposer des tarifs de 100 % sur le vin français pour faire pression sur Paris.
L’impact financier sur les géants américains et le cas britannique
Photo: apnews.com
Les taxes visées par Washington ne sont pas de simples mesures symboliques ; elles représentent des recettes massives pour les États européens. Le Royaume-Uni, par exemple, applique depuis 2020 une taxe de 2 % sur les revenus des moteurs de recherche, des réseaux sociaux et des places de marché en ligne.
Cette taxe britannique repose sur des seuils précis de chiffre d’affaires :
Revenus mondiaux des activités numériques supérieurs à 500 millions de livres sterling.
Revenus totaux au Royaume-Uni supérieurs à 25 millions de livres sterling.
Selon les données de la BBC, ces prélèvements touchent de grands acteurs américains tels qu’Apple, Google, Meta et Amazon. Les recettes de cette taxe ont progressé de manière significative, atteignant plus de 800 millions de livres sterling pour l’exercice 2024-2025, contre 678 millions de livres sterling en 2023-2024.
Précédents diplomatiques et incertitudes juridiques aux États-Unis
La stratégie de coercition de Donald Trump s’appuie sur des précédents récents. CNBC souligne qu’en 2025, Ottawa avait choisi d’abandonner son projet de taxe numérique après que les États-Unis ont menacé de suspendre les discussions commerciales avec le Canada.
Toutefois, la légalité de tels tarifs massifs reste un point de friction majeur au sein du système juridique américain. La Cour suprême des États-Unis a déjà invalidé en février une tentative de l’administration Trump d’imposer des tarifs « réciproques » mondiaux de 10 %, jugeant que l’International Emergency Economic Powers Act ne permettait pas une telle action unilatérale.
Alors que le président semble prêt à utiliser les droits de douane comme principal levier de négociation, l’incertitude plane sur la capacité réelle de l’exécutif à contourner les décisions judiciaires et les accords internationaux déjà signés.