Les marchés boursiers montent, mais l’optimisme reste fragile face aux incertitudes géopolitiques et aux signaux du marché
New York – Les marchés boursiers ont terminé la séance de lundi en hausse d’environ 1%, mais ce rebond, initialement plus important, a été freiné par des doutes persistants concernant la situation géopolitique et des signaux mitigés émanant des marchés financiers. La baisse du prix du pétrole, alimentée par l’espoir d’une désescalade des tensions au Moyen-Orient, a initialement soutenu les indices, mais cet optimisme s’est rapidement estompé.
L’espoir d’une résolution rapide du conflit a été alimenté par la volonté affichée par le président Trump de négocier, mais ces affirmations ont été démenties par le gouvernement iranien, laissant les investisseurs dans l’incertitude. Le prix du pétrole brut WTI est ainsi tombé sous la barre des 90 dollars, mais ce repli n’a pas suffi à consolider la confiance des investisseurs.
L’indice S&P 500 a tenté de franchir sa moyenne mobile à court terme, un niveau de résistance qui a bloqué toutes les tentatives de rebond depuis le mois de mars, mais a échoué. Cette incapacité à percer cette barrière technique suggère que la pression vendeuse pourrait persister.
Bien que l’indice ne soit plus en situation de survente, avec un rebond de l’indicateur RSI et un éloignement de la bande inférieure de Bollinger, les analystes soulignent que ce n’est pas synonyme de tendance haussière. Si l’échec à franchir la résistance se confirme, une nouvelle baisse des indices est possible.
Un élément particulièrement préoccupant est l’absence de réaction du VIX, l’indice de volatilité, à la baisse du prix du pétrole et à la tentative de rebond des actions. Le VIX est resté stable, ce qui indique que le marché des options ne s’attend pas à une diminution significative de la volatilité, et donc à un soutien pour les actions.
De plus, une activité importante sur les options de vente (puts) avant l’expiration de lundi suggère que les investisseurs anticipent une pression à la baisse sur les marchés.
En résumé, la situation actuelle est caractérisée par une fragilité persistante. Tant que le prix du pétrole ne se stabilise pas durablement et que l’indice S&P 500 ne parvient pas à franchir sa résistance, les rebonds devraient rester de courte durée et être suivis de nouvelles baisses.
L’administration Trump avait temporairement levé certaines sanctions sur le pétrole iranien en 2026, une décision qui avait suscité des critiques, comme le rapportait le New York Times. Cette mesure, combinée aux spéculations sur des négociations, a conduit des traders à parier massivement sur une baisse des prix du pétrole, à hauteur de 580 millions de dollars, selon le Financial Times.
