Boris Johnson n'a pas laissé que de bons souvenirs à Bruxelles

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Boris Johnson, favori de la course à la succession de Theresa May, était correspondant de la presse britannique à Bruxelles avant de revenir au poste de diplomate en chef de son pays. Et il n'y a pas de bons souvenirs.

Dans la capitale européenne, "Boris" est perçu comme un opportuniste qui a construit sa carrière en racontant des histoires biaisées sur l'Union européenne en tant que journaliste, avant de tromper ses électeurs en tant qu'homme politique lors du référendum sur le Brexit.

Mais parmi ceux qui l'ont connu au fil des décennies, certains n'excluent pas qu'il soit enfin en mesure de conclure un accord de divorce avec ces Européens qu'il chigote.

Risque de non-accord

"Il y a deux écoles"L'AFP Pierre Sellal, ancien représentant permanent de la France auprès de l'Union européenne, a rencontré Boris Johnson alors qu'il était correspondant du Daily Telegraph à Bruxelles, alors ministre, a déclaré à l'AFP.

"Ceux qui considèrent que la fonction change la personne"et que Boris Johnson changerait son comportement en devenant Premier ministre."Et ceux qui considèrent que sa personnalité est telle que même la direction du Foreign Office ne l’a pas vraiment altéré et qu’il se comportera comme il l’a toujours fait.", il ajouta.

"Je pense que nous aurons une réponse très rapidement", juge l'ancien diplomate.

Si, comme il semble probable, Johnson succède à Theresa May en tant que Premier ministre, il a promis qu'il exigerait d'importants changements au traité de désistement négocié par le chef conservateur. Et si, comme il est également probable, les dirigeants européens refusent, il s’est dit prêt à un "non-accord", c’est-à-dire un Brexit sans accord.

Une situation qui inquiète les milieux d’affaires du Royaume-Uni, qui craignent les relations commerciales chaotiques entre les deux divorcés et les dommages causés à l’économie britannique.

Johnson croit en Johnson

Pascal Lamy, ancien président de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et directeur de cabinet du président de la Commission, Jacques Delors, dans les années 1990, connaît la famille Johnson depuis l'enfance du jeune Boris à Bruxelles.

Il se souvient du court de tennis de la famille Johnson, qui donnait un avantage certain au jeune Boris dans ses relations sociales. Il l'a ensuite rencontré dans la salle de presse de la Commission, puis a suivi la voie politique qui le conduisait à l'hôtel de ville de Londres, puis au sommet de la diplomatie de son pays.

Pour Pascal Lamy, son choix de devenir le porte-drapeau du Brexit relève davantage des calculs d'un homme ambitieux que de véritables convictions.

"Je ne pense pas qu'il ait un avis extrêmement sophistiqué sur le Brexit", déclare Pascal Lamy, interviewé par l'AFP. "La seule chose que Boris Johnson croit, c'est Boris Johnson."

S'il réussit Theresa May, "une fois sur place, son prochain objectif sera de rester là-bas. Je pense qu'il va subordonner la suite à une stratégie de rester Premier ministre"continue Pascal Lamy.

Alors "une fois qu'on lui a dit que non, excusez-moi, l'accord de rétractation n'est pas renégociable, je peux le voir revenir à la maison et lui dire: décider. & # 39; allez-vous devoir décider & # 39;".

Au contraire, d’autres craignent que les postures arrogantes de Johnson volent les Européens. "S'il se comporte immédiatement de manière agressive, comme il a commencé à le faire en exigeant une renégociation, tout ira vite mal", dit Pierre Sellal.

Etle résultat sera de précipiter un renversement de l'état d'esprit à Bruxelles pour aller à la sortie, y compris sans accord ".

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