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Blair réclame la fin de la taxe sur les bénéfices pétroliers et de l’interdiction d’exploration en mer du Nord

Le think-tank de Tony Blair plaide pour un revirement de la politique énergétique britannique

Londres – Le Tony Blair Institute for Global Change (TBI) a lancé un appel retentissant au gouvernement britannique pour qu’il abandonne son interdiction des nouvelles licences d’exploration en mer du Nord et mette fin à la taxe sur les bénéfices exceptionnels du secteur pétrolier et gazier. Dans un rapport publié vendredi, le think-tank, présidé par l’ancien Premier ministre travailliste, argumente que ces mesures compromettent la sécurité énergétique du Royaume-Uni, freinent l’investissement et risquent de rendre la transition énergétique plus difficile, et non moins.

Le rapport souligne que la poursuite de l’exploration pétrolière et gazière est essentielle pour protéger les emplois et ralentir le déclin du bassin de la mer du Nord. Il critique également la taxe sur les bénéfices exceptionnels, introduite en 2022 par le gouvernement conservateur et maintenue par le gouvernement travailliste actuel, la qualifiant de dissuasion pour les investissements à long terme.

“Il ne s’agit pas de ralentir la transition [énergétique] ou de nier la direction à suivre”, a déclaré le TBI dans son rapport. “Il s’agit de rendre la transition gérable. Une stratégie énergétique qui ignore la sécurité des revenus et le consentement politique au profit d’une pureté symbolique ne durera pas – et elle ne produira pas les résultats climatiques promis.”

Cette prise de position intervient à un moment où le gouvernement britannique, sous la direction du secrétaire d’État à l’Énergie, Ed Miliband, s’est engagé dans une course à la décarbonisation du secteur énergétique d’ici 2030. Le TBI estime que cette politique est trop rapide et risque d’augmenter les coûts et de nuire à la compétitivité du Royaume-Uni, alors que des pays comme la Chine et les États-Unis adoptent des stratégies axées sur l’abondance énergétique.

Le rapport plaide pour une réinitialisation de la politique énergétique, tout en maintenant l’objectif global de décarbonisation d’ici 2050. Il souligne que le véritable rôle du Royaume-Uni dans la lutte contre le changement climatique réside dans sa capacité à démontrer un modèle de décarbonisation viable et attractif pour d’autres pays, en conciliant réduction des émissions, accessibilité énergétique et consentement public.

Cette intervention du TBI, qui a travaillé en étroite collaboration avec des États pétroliers comme les Émirats arabes unis et l’Azerbaïdjan, s’aligne de plus en plus sur la stratégie énergétique du Parti conservateur, qui a également promis de supprimer la taxe sur les bénéfices exceptionnels et de permettre de nouvelles explorations.

L’influence de l’aile “Blairite” du Parti travailliste, autrefois dominante, a cependant diminué ces derniers temps, notamment après le scandale impliquant Lord Peter Mandelson et le départ de plusieurs figures clés de l’équipe de Keir Starmer.

Le gouvernement britannique, par la voix de son Département de l’Énergie et de la Zéro Émission Nette, a réaffirmé son engagement en faveur d’une transition vers une “superpuissance de l’énergie propre”. Un porte-parole a déclaré que l’octroi de nouvelles licences d’exploration “ne réduirait pas d’un sou les factures, ne nous rendrait pas plus sûrs sur le plan énergétique et ne ferait qu’accélérer l’aggravation de la crise climatique”.

Le débat sur la politique énergétique britannique est donc loin d’être clos. L’appel du TBI, soutenu par des arguments économiques et pragmatiques, risque de relancer les discussions et de remettre en question les orientations actuelles du gouvernement.

[Intégration potentielle d’un tweet pertinent d’Ed Miliband ou d’un autre acteur clé du débat énergétique britannique. Exemple : https://twitter.com/Ed_Miliband/status/1234567890 ]

[Intégration potentielle d’une vidéo YouTube expliquant les enjeux de la taxe sur les bénéfices exceptionnels dans le secteur pétrolier et gazier. Exemple : https://www.youtube.com/watch?v=abcdefghijk ]

Selon les données de l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE), la demande mondiale de combustibles fossiles reste élevée, malgré les efforts de transition énergétique. En 2023, la demande mondiale d’énergie a augmenté de 2,3%, tirée par la croissance économique en Asie. Cette réalité souligne la complexité de la transition énergétique et la nécessité de trouver un équilibre entre réduction des émissions et sécurité énergétique.

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