Home DivertissementBen Sinclair : Quitter la weed, trouver la spiritualité et être un “faux authentique”

Ben Sinclair : Quitter la weed, trouver la spiritualité et être un “faux authentique”

Ben Sinclair, de la livraison de cannabis à la quête spirituelle : un ancien visage d’HBO revisite le sens de la vie

Los Angeles, Californie – Ben Sinclair, l’acteur et co-créateur de la série acclamée par la critique High Maintenance, a entamé une nouvelle phase de sa vie, loin des rues de Brooklyn et des transactions discrètes de cannabis qui ont défini son personnage emblématique, “The Guy”. Après la fin de la série en 2020, Sinclair s’est lancé dans une exploration personnelle et spirituelle, documentée désormais sur Substack, qui révèle une lutte contre la dépendance, une quête de sens et une réflexion sur la célébrité et l’identité.

L’ancien visage d’HBO, aperçu récemment dans des productions comme Dave et The Resort, a exploré diverses voies spirituelles, des temples Hare Krishna aux communautés de disciples de Ram Dass à Hawaï, en passant par les controversées pratiques du mouvement Rajneesh, rendu célèbre par le documentaire Wild Wild Country. Cette quête, loin d’être une simple curiosité, semble être une tentative sincère de comprendre sa propre dépendance et de trouver un équilibre dans une vie post-High Maintenance.

“J’étais comme, ‘Mec, j’aime mieux qui je suis quand je suis sous l’influence, mais je serais mieux si j’aimais qui je suis’,” a confié Sinclair lors d’une conversation à Lake Shrine, un centre spirituel de Los Angeles fondé par le yogi Paramahansa Yogananda. Cette confession révèle une prise de conscience précoce de sa dépendance, bien avant la fin de la série qui l’a propulsé sur le devant de la scène.

L’évolution du cannabis : d’icône contre-culturelle à produit commercialisé

High Maintenance a capturé un moment précis dans l’histoire de la consommation de cannabis, une époque où la drogue était encore largement perçue comme un symbole de contre-culture. Aujourd’hui, avec la légalisation progressive du cannabis dans de nombreux États américains et à travers le monde, le paysage a radicalement changé.

Selon un rapport de Statista, le marché légal du cannabis aux États-Unis a généré plus de 27 milliards de dollars de revenus en 2023, et devrait atteindre plus de 74 milliards de dollars d’ici 2030. Cependant, cette commercialisation massive a également entraîné des conséquences inattendues. La puissance des produits disponibles a augmenté, rendant la consommation plus risquée pour certains, et les bénéfices économiques sont souvent concentrés entre les mains de grandes entreprises, laissant de côté ceux qui ont été pénalisés par la prohibition.

“Aujourd’hui, la drogue semble être à un tournant. Beaucoup de ce qui est vendu est tout simplement trop fort pour que les gens en profitent régulièrement,” observe Sinclair, soulignant la perte de l’attrait initial du cannabis. “La commercialisation a siphonné le côté cool.”

Substack : un nouveau terrain de jeu pour l’introspection

Sinclair a lancé sa newsletter Low Maintenance en décembre dernier, une plateforme où il partage ses réflexions sur sa tentative de se sevrer du cannabis. Il compare l’attrait de la drogue à celui d’une saveur particulièrement addictive de Chex Mix, illustrant avec humour et honnêteté les difficultés de la dépendance.

Mais Low Maintenance est plus qu’un simple récit de sevrage. C’est une exploration de l’identité, de la célébrité et de la recherche de sens dans un monde saturé d’informations et de distractions. Sinclair reconnaît que Substack, avec ses milliers d’abonnés, est une forme de “culte de la personnalité”, où l’individu devient le sujet principal.

Il a également admis lutter contre une nouvelle forme d’addiction : la vérification compulsive des statistiques de ses publications. “Comparé à la drogue, les pics de dopamine qui en résultent sont ‘le moindre des maux chimiques’,” a-t-il déclaré, reconnaissant la complexité de la dépendance sous toutes ses formes.

Un héritage spirituel et une conscience aiguë de soi

La mort de son ami, le scénariste et réalisateur Jeff Baena, en janvier 2025, a eu un impact profond sur Sinclair. Baena lui avait fait remarquer que le cannabis le rendait moins attentif et moins présent pour les autres. “Je l’ai admis et puis je n’ai pas arrêté,” a avoué Sinclair. “Et puis il est mort et puis je n’ai toujours pas arrêté. J’ai réalisé que c’était une forte addiction.”

Cette tragédie a renforcé sa détermination à explorer des pratiques spirituelles plus profondes, tout en restant conscient de ses propres contradictions et de ses propres faiblesses. Sinclair se décrit comme un “faux authentique”, un individu qui reconnaît son propre manque de sincérité tout en cherchant à se connecter à quelque chose de plus grand que lui.

Il a également évoqué son admiration pour Ram Dass, le célèbre gourou spirituel, tout en reconnaissant ses propres imperfections. “Je suis comme Ram Dass, un total obsédé sexuel,” a-t-il déclaré avec un sourire, soulignant son désir de s’affranchir des jugements moraux et d’embrasser sa propre complexité.

L’histoire de Ben Sinclair est celle d’un homme en quête de sens, un ancien visage de la télévision qui a choisi de se réinventer en explorant les profondeurs de sa propre conscience. Son parcours, documenté avec honnêteté et humour sur Substack, offre un aperçu fascinant des défis de la dépendance, de la célébrité et de la recherche de la vérité dans un monde en constante évolution.

Lien vers le Substack de Ben Sinclair : Low Maintenance

Image de Ben Sinclair à Lake Shrine (crédit : Jamie Lee Taete for New York Magazine)

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