Aux Mées, un "miracle" sous des milliers de tonnes de roches

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"C’est comme un tremblement de terre": incrédules, les pompiers étaient occupés lundi soir au milieu d’énormes blocs de roche qui s’écroulaient sur des maisons de la Mees, dans les Alpes-de-Haute-Provence, sans faire "a priori" pas de victime – un "miracle".

Au pied des "pénitents", ces énormes rochers qui se dressent autour du village de Les Mées, un spectacle de désolation a été offert lundi soir, à la lumière des hélicoptères.

Une maison complètement détruite sous un bloc de plusieurs milliers de tonnes, une autre à l'entrée barrée par les pierres et des chiens à la recherche de disparus.

En cause selon la préfecture des Alpes-Maritimes, un département qui avait été placé dimanche sous l'alerte orange par Météo-France: "les conditions météorologiques très défavorables de ces derniers jours" qui ont rendu une partie du sol instable.

Dans le sud-est, ce nouvel épisode de fortes pluies et d'inondations a fait 6 morts, comme le mauvais temps de la semaine précédente.

Mais aux Mées, "il n'y a pas de victime, a priori", accueille lundi soir le colonel Frédéric Pignaud, commandant des pompiers des Alpes-de-Haute-Provence. "Nous avons mis en place 8 manutentionnaires pour lever le doute", a-t-il déclaré à l'AFP, toujours sous le choc de pouvoir accueillir un "miracle".

Vers 16 h 15, lorsque le glissement de terrain a eu lieu, les occupants de la maison détruite étaient au travail. Leurs voisins présents, une vingtaine de personnes, ont été évacués par les pompiers.

– "Et si d'autres pierres tombaient?" –

"Au total, nous avons sécurisé une soixantaine de maisons", a déclaré le colonel. "Personne ne rentrera chez lui avant le passage des experts demain (mardi, Ed), car on craint d'autres effondrements", a-t-il toutefois déclaré.

Parmi ces habitants, Simone, 78 ans, boit un café chaud dans la salle polyvalente de la petite ville où les victimes sont accueillies. Avec son mari, ils se préparent à dormir avec des amis. "Mais nous n'avons rien pris, pas même nos médicaments", s'inquiète le septuagnaire.

Quand elle a retrouvé son mari quelques heures plus tôt, Simone ne pouvait s'empêcher de trembler. Vers 16h00, alors qu'elle sortait de chez elle, la retraitée "a vu la pierre tomber". "J'ai vu le + pénitent + décrocher du mur et s'incliner jusqu'à sa chute, puis il y a eu un glissement de terrain avec des tas de rochers et un énorme nuage gris de poussière".

Simone a couru à la place. Calmée, elle s'inquiète maintenant pour sa "belle maison avec piscine": "Et si d'autres pierres tombaient?".

Vers 21H00, une cinquantaine de lits de camp ont été installés dans la salle polyvalente des Mées. "Mais la plupart des personnes évacuées ont trouvé un abri", explique Camille Goeury, une référence pour l'assistance aux victimes. "Les gens étaient pour la plupart surpris, choqués que ces roches qui ont toujours été là leur soient tombées".

Une étrange atmosphère flotte lundi soir dans le village décoré aux couleurs de Noël, mais encerclée par des gendarmes qui forcent les automobilistes à se garer à un kilomètre de l’entrée et les pompiers qui craignent un risque d’incendie en raison de l’incendie. fuite de gaz.

Silhamé, 40 ans, a vu son compteur d'électricité tomber puis a entendu "un gros bruit comme celui d'un avion qui s'écrase". Elle se demandait si elle pourrait ramener des choses à la maison: "Bientôt, c'est Noël, qu'allons-nous faire sans maison?"

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