Home ÉconomieAutistic children being injected with unapproved stem cell treatments supported by RFK Jr

Autistic children being injected with unapproved stem cell treatments supported by RFK Jr

Des cliniques américaines injectent des cellules souches non approuvées à des enfants autistes, une pratique encouragée par le secrétaire à la Santé, Robert F. Kennedy Jr. Ces traitements, facturés jusqu’à 20 000 dollars par séance, manquent de preuves scientifiques et présentent des risques graves, selon des rapports publiés par The Guardian le 12 juin 2026.

Une pratique médicale sous surveillance réglementaire

Aux États-Unis, le marché des thérapies par cellules souches pour enfants autistes, parfois âgés de seulement 18 mois, se développe en dehors des circuits de la Food and Drug Administration (FDA). Ces protocoles, souvent qualifiés de « médecine régénérative », impliquent l’injection intraveineuse de millions de cellules souches, généralement dérivées de cordons ombilicaux. Selon The Guardian, les coûts peuvent atteindre 20 000 dollars par traitement, poussant certaines familles à s’endetter lourdement. La FDA maintient une position ferme : toute offre de traitement par cellules souches en dehors d’un essai clinique approuvé constitue une tromperie et une pratique illégale. L’agence a déjà alerté sur des complications sévères, incluant des risques de « cécité, formation de tumeurs, infections et plus », comme le rapporte la presse spécialisée. Malgré ces avertissements, des médecins issus de spécialités éloignées de la neurologie, telles que la chirurgie plastique ou l’orthopédie, investissent ce secteur lucratif.

L’influence politique de Robert F. Kennedy Jr.

Le rôle de Robert F. Kennedy Jr., secrétaire à la Santé, est au cœur de cette controverse. Depuis sa prise de fonction, il a restructuré les priorités fédérales, notamment en supprimant 31 millions de dollars de recherche liée à l’autisme et en remplaçant des conseillers scientifiques de longue date. Paul Knoepfler, biologiste spécialisé dans les cellules souches à l’UC Davis School of Medicine, observe une réduction marquée de l’activité répressive de la FDA depuis 18 mois. Kennedy a publiquement soutenu le secteur alternatif. Il est intervenu lors de sommets organisés par « Autism Health », déclarant aux participants que « votre problème n’est plus à la marge ». Lors d’un rassemblement en avril dernier, il a promis de « créer des opportunités qui s’étendent sur toute une vie » en collaborant avec ces fournisseurs. Parmi ces prestataires figure Mike Chan, un médecin basé à Bangkok, qui propose des injections de cellules souches issues de moutons et de lapins.

L’absence de preuves cliniques

Si certaines familles, comme celle de Landyn Holdren, rapportent des améliorations comportementales après ces infusions, la communauté scientifique demeure sceptique. L’essai clinique le plus complet réalisé à ce jour, mené par l’Université Duke sur 180 enfants, n’a révélé que des bénéfices insignifiants pour la majorité des participants. “L’homme lui-même est un animal, l’animal le plus intelligent. Il existe des centaines de médicaments issus d’animaux.”Mike Chan, médecin, via The Guardian Les risques financiers sont également tangibles. Pour une seule session, des familles dépensent des sommes importantes, comme les 12 500 dollars déboursés par la famille Holdren en octobre dernier, ou les 15 000 dollars prévus pour une nouvelle intervention. Ces investissements sont réalisés dans un contexte où les institutions hospitalières classiques, comme le centre dirigé par l’entreprise de Mike Chan, investissent environ 2 millions de dollars pour mener leurs propres protocoles, bien que ceux-ci restent non validés par les autorités fédérales de santé.

Perspectives : vers un changement de politique fédérale ?

L’inquiétude des experts porte désormais sur une possible normalisation de ces pratiques par le biais de changements réglementaires. L’intégration de figures du mouvement alternatif, comme Tracy Slepcevic, au sein du Comité de coordination sur l’autisme, suggère une influence croissante des partisans de ces thérapies non conventionnelles dans les sphères décisionnelles. À court terme, les observateurs craignent que le recul de la surveillance de la FDA ne facilite l’expansion de ce marché au détriment de la sécurité des patients les plus vulnérables.

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