Au Venezuela, les médias tombent sous le coup de la crise et le pouvoir

Au Venezuela, les médias tombent sous le coup de la crise
et le pouvoir

Les travailleurs de la presse vénézuéliens & # 39; Union (SNTP) dénonce la fermeture de dix médias liée à l’augmentation de 3 400% du salaire minimum le 1st Septembre.

l'universel est sans doute l'exemple le plus frappant. L'un des journaux les plus anciens et les plus largement diffusés dans le pays a informé ses travailleurs qu'il ne serait pas en mesure de payer les nouveaux salaires souhaités par le président vénézuélien.

Avec l'universel, une dizaine de médias "Annoncé leur disparition, leur changement de statut ou la liquidation de personnel", a alarmé l'Union des travailleurs de la presse (SNTP): le Diario de los Andes, El Caroreño, le Lara, Visión Apurena, Notitian, Noticiero 52, Las Noticias de Cojedes, Radio News 105.3 Fm et Nueva Prensa de Guayana. "D'autres insistent pour forcer leurs travailleurs à quitter le pays"continue le syndicat de presse vénézuélien.

Menaces d'annonces économiques pour les médias

Depuis le 20 août, Nicolás Maduro a enchaîné les annonces pour faire face à la crise économique de son pays et a proposé le 20 août une dévaluation de la monnaie pour surmonter l'hyperinflation estimée par le Fonds monétaire international à 1 000 000% fin 2018 Parmi les réformes annoncées, une augmentation de salaire allant jusqu’à 3 400%, 35 fois le salaire initial 1st Septembre. Une mesure qui crée de nouvelles difficultés économiques pour les entreprises.

Au Venezuela, un nouveau bolivar pour lutter contre l'hyperinflation

SNPT indique que "Les effets des annonces économiques menacent de détruire les médias" et il a lancé une campagne de réseautage social en créant ce hashtag #NoHayMediosSoberanos. L'objectif est de partager les effets de ces mesures économiques.

Fermetures en série

El Oriental, La Verdad de Monagas, El Tiempo, El Impulso, la Régie d'Orient, La Prensa de Barinas, Final Versión: ces médias régionaux avaient déjà fermé la porte entre janvier et mars 2018 au Venezuela.

"48 médias ont fermé au Venezuela depuis 2013"rappelle Eduardo Ríos Ludena, chercheur associé à l'Observatoire des politiques d'Amérique latine et des Caraïbes (OPALC). "Les médias sont régulièrement soumis à des amendes lorsqu'ils diffusent des informations contraires à la politique gouvernementale. Ils ont du mal à importer du papier pour imprimer leurs journaux. Ils doivent maintenant assumer une augmentation massive des salaires, même si la plupart d'entre eux ne peuvent pas se permettre générer des liquidités à court terme pour faire face à ces frais supplémentaires. "poursuit le chercheur. La situation ne concerne pas seulement la presse écrite, mais aussi de nombreuses radios qui sont obligées de fermer leurs portes.

Une liberté de la presse en berne

Eduardio Ríos Ludena s'inquiète de l'annonce du journal national l'universel son incapacité à payer pour des salaires plus élevés. Leo Bobbio, journaliste à Caracas jusqu'en 2014 et expatrié à Madrid depuis, confirme. Son vieux journal, El Nacional, " se réalise aujourd'hui de plus en plus sur le Web. "

"Le système des amendes imposées aux journaux existait déjà sous Chavez", rappelle Eduardo Ríos Ludena. "Mais c'est une autre preuve de la façon dont le gouvernement prend la liberté d’expression dans la presse"Leo Bobbio continue. Pour le journaliste "Peu à peu, le gouvernement achète des chaînes de télévision et des journaux pour choisir le contenu à diffuser. Les autres médias sont lentement étouffés et doivent tirer ou réduire le nombre de pages de leurs journaux. Et sur le Web, les médias doivent "Traiter avec Conatel [le Conseil national des télécommunications du pays, NDLR] qui bloque certaines pages Web. "

Au Venezuela, la presse est de plus en plus muselée

"Avec cette crise politique, économique, sociale et de la faim, la liberté de la presse peut être mise à rude épreuve. Pourtant, ce n'est que le résultat de l'autoritarisme politique et de l'hyperinflation ", Analyse Eduardo Ríos Ludena.

Bénédicte Galtier

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