Argentine : Enquête sur les téléphones de Javier Milei et de sa sœur dans le scandale Libra
Buenos Aires – Le parquet argentin a ordonné l’analyze du contenu des téléphones portables du président Javier Milei et de sa sœur, Karina Milei, dans le cadre d’une enquête sur l’effondrement de la cryptomonnaie Libra. L’affaire, qui a causé des pertes financières considérables aux investisseurs, a pris une nouvelle tournure avec cette décision.
L’enquête vise à déterminer si Javier Milei,qui avait activement promu Libra sur les réseaux sociaux,a eu des communications avec les fondateurs de la cryptomonnaie,Hyden Mark Davis,mauricio Novelli et Manuel Terrones. Le parquet cherche également à établir si Karina Milei, qui conseillait à l’époque la Commission Nationale des Valeurs, a été impliquée dans ces échanges.
Les téléphones, saisis en mars dernier, seront examinés pour toutes conversations – individuelles ou collectives – via applications de messagerie et SMS. Le procureur fédéral Eduardo Taiano explore des pistes d’abus de pouvoir, de fraude, de trafic d’influence et de corruption.
L’enquête s’étend également à la Banque centrale argentine et à des entreprises technologiques comme google, afin de retracer l’origine de libra et de clarifier le rôle de milei et de cinq autres hommes d’affaires dans son ascension et sa chute.
Contexte : L’essor et la chute des cryptomonnaies en Argentine
L’Argentine a connu un intérêt croissant pour les cryptomonnaies ces dernières années, en partie en raison de l’instabilité économique chronique et des contrôles de capitaux stricts. Le peso argentin a subi une dévaluation importante, poussant de nombreux Argentins à se tourner vers les cryptomonnaies comme alternative pour protéger leurs économies.
Cependant, le marché des cryptomonnaies est volatile et sujet à des escroqueries. L’affaire Libra illustre les risques associés à ces actifs numériques, notamment le manque de réglementation et la possibilité de manipulations.
L’enquête en cours pourrait avoir des implications significatives pour l’avenir des cryptomonnaies en Argentine et pour la réputation du président Milei, qui a fait de la réforme économique et de la lutte contre la corruption des piliers de son program politique.
