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Apollo évite le secteur du logiciel et voit ses résultats s’améliorer

Apollo Global Management tire son épingle du jeu grâce à une stratégie prudente face à l’IA

NEW YORK (AP) – Alors que le secteur technologique est secoué par les inquiétudes liées à l’intelligence artificielle, Apollo Global Management affiche une performance robuste, fruit d’une stratégie d’investissement prudente qui l’a tenu à l’écart des valorisations excessives dans le domaine des logiciels. Le PDG du groupe, Marc Rowan, a affirmé lundi que cette approche lui permettrait de surpasser ses concurrents dans un contexte de retournement de marché.

“Je m’attends à ce que nous soyons, avec une poignée d’autres gestionnaires, plus attractifs que par le passé,” a déclaré Rowan lors d’une conférence téléphonique sur les résultats du groupe.

Apollo a largement évité les investissements massifs dans les entreprises de logiciels au cours de la dernière décennie, limitant également ses prêts au secteur. Cette décision, qui avait déjà été signalée par le Financial Times l’année dernière, semble aujourd’hui payante, alors que les actions des entreprises de logiciels et leurs prêts connaissent une forte baisse en raison des craintes liées à la disruption causée par l’IA.

Les résultats du quatrième trimestre d’Apollo, publiés lundi, confirment cette tendance. Le groupe a enregistré des afflux nets de près de 30 milliards de dollars, portant ses actifs sous gestion à un niveau record de 938 milliards de dollars. Les revenus liés aux commissions ont bondi de 25 % à 690 millions de dollars, dépassant les attentes des analystes. Cette croissance est notamment due à une augmentation de 27 % des commissions de gestion et de 41 % des revenus générés par les opérations de syndication de capitaux.

Le dernier fonds de rachat d’Apollo, levé en 2023, a déjà généré un rendement net de plus de 20 % et a restitué environ un tiers du capital aux investisseurs, une performance significativement supérieure à celle de l’industrie du capital-investissement dans son ensemble, qui peine à réaliser des sorties.

Cependant, le bénéfice net a diminué de 55 % à 660 millions de dollars, ou 1,07 dollar par action, en raison d’une provision fiscale de 592 millions de dollars. La société a néanmoins annoncé un programme de rachat d’actions de 4 milliards de dollars.

Diversification et nouveaux marchés

Parallèlement à sa stratégie prudente dans le secteur des logiciels, Apollo a diversifié ses sources de financement. Sa filiale d’assurance, Athene, a réduit ses ventes d’annuités aux particuliers à 34 milliards de dollars en 2024, contre 36 milliards de dollars l’année précédente, mais a compensé en se tournant vers le marché des accords de financement, où elle a levé 35,4 milliards de dollars en 2024, dont 2,8 milliard au quatrième trimestre, contre 29 milliards de dollars en 2023.

Cette stratégie permet à Athene d’accéder à un capital relativement bon marché qu’elle peut ensuite investir sur les marchés du crédit. Les revenus de spread, générés par la gestion des actifs d’assurance, ont augmenté de 3 % au quatrième trimestre, atteignant 865 millions de dollars.

Impact sur le marché et perspectives d’avenir

La performance d’Apollo contraste avec celle de certains de ses concurrents, tels qu’Ares Management, Blackstone, Blue Owl et KKR. L’action Apollo a progressé de 1,2 % en milieu de séance lundi et a chuté de moins de 6 % cette année, surperformant ainsi ses rivaux.

L’évolution d’Apollo souligne l’importance d’une gestion prudente des risques et d’une diversification stratégique dans un environnement économique incertain. La capacité du groupe à anticiper les tendances du marché et à s’adapter aux nouvelles technologies, comme l’IA, lui confère un avantage concurrentiel significatif.

L’impact de l’IA sur le secteur technologique est un sujet de préoccupation croissante pour les investisseurs et les décideurs politiques. Selon une étude récente de McKinsey, l’IA pourrait ajouter jusqu’à 13 000 milliards de dollars à l’économie mondiale d’ici 2030, mais elle pourrait également entraîner des pertes d’emplois et une augmentation des inégalités. https://www.mckinsey.com/capabilities/mckinsey-digital/our-insights/the-economic-potential-of-generative-ai

Le cas d’Apollo Global Management illustre la nécessité pour les entreprises d’investir dans l’innovation tout en restant vigilantes face aux risques potentiels.

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