Découverte au Maroc : Un Ankylose avec des Pointes Révèle un Chapitre Oublié de l’Histoire des Dinosaures
Fès, Maroc – Une découverte paléontologique majeure au Maroc a permis de mettre au jour un nouvel ankylose, une espèce de dinosaure herbivore caractérisée par son armure osseuse et ses pointes défensives. Baptisé Spicomellus afer, ce fossile, dont l’étude a été publiée récemment, offre un aperçu inédit sur l’évolution de ces dinosaures blindés en Afrique du Nord.
L’équipe de recherche, dirigée par le Dr. Susannah Butler, a analysé un squelette partiel découvert dans une carrière près de Fès. Ce qui distingue Spicomellus afer est la présence de pointes particulièrement développées sur son cou, une caractéristique qui, selon le Dr. Butler, aurait pu rendre sa vie difficile. “Quand on voit le col de cou de cette chose, cela semble être une exagération totale. Cela semble être le genre de chose qui aurait compliqué sa vie”,a-t-elle déclaré.
La découverte est d’autant plus significative qu’elle met en lumière un problème croissant : le braconnage de fossiles au Maroc. Des fragments du même spécimen ont été retrouvés en vente sur le marché noir,en Europe et en Amérique du Nord,atteignant des prix allant jusqu’à 10 000 £. Cette situation soulève des inquiétudes quant à la préservation du patrimoine paléontologique du pays.
Les ankyosaures, apparus au Jurassique supérieur, ont prospéré jusqu’à la fin du Crétacé. Ils étaient caractérisés par leur corps massif, leurs pattes courtes et puissantes, et surtout, leur armure osseuse intégrée à la peau.Cette armure, composée de plaques osseuses appelées ostéodermes, les protégeait des prédateurs. Spicomellus afer apporte une nouvelle pièce au puzzle de l’évolution de cette armure, suggérant une diversification des stratégies de défense chez les ankyosaures africains.
La découverte de spicomellus afer souligne l’importance du Maroc comme un site paléontologique clé pour comprendre l’histoire des dinosaures en Afrique. Elle rappelle également la nécessité urgente de lutter contre le braconnage de fossiles afin de préserver ces trésors pour les générations futures. Les chercheurs espèrent que cette découverte incitera à une meilleure protection des sites fossilifères marocains et à une collaboration internationale pour lutter contre le commerce illégal de fossiles.
