La Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank) a annoncé des résultats financiers solides pour le premier trimestre 2026, marqués par une croissance du bénéfice net à 268,9 millions de dollars. Cette performance illustre la résilience de l’institution face à un environnement économique mondial complexe, tout en soutenant activement le commerce intra-africain et le développement des infrastructures.
Une performance financière portée par le financement du commerce
Au terme du premier trimestre clos le 31 mars 2026, Afreximbank confirme sa trajectoire de croissance. L’exposition totale au crédit du groupe a progressé de 2 %, atteignant un portefeuille de 42 milliards de dollars, contre 41 milliards de dollars au 31 décembre 2025. Cette dynamique repose en grande partie sur l’augmentation des prêts et avances, dont la moyenne s’est établie à 32 milliards de dollars sur la période, soit une hausse de 8 % par rapport à l’année précédente.
Le bénéfice net, qui s’est élevé à 268,9 millions de dollars, affiche une progression significative par rapport aux 215,4 millions de dollars enregistrés au premier trimestre 2025. Cette rentabilité s’explique notamment par une augmentation du revenu net d’intérêts, qui atteint 510,0 millions de dollars, comparé aux 411,2 millions de dollars de la même période l’an dernier. Malgré un contexte de taux directeurs en baisse, le revenu total d’intérêts a progressé de 14 % pour atteindre 813,6 millions de dollars, selon les données publiées par Afreximbank.
Gestion des risques et solidité du bilan
La stratégie de gestion de bilan de l’institution demeure prudente. Le ratio de prêts non performants (NPL) s’établit à 2,40 %, un niveau stable par rapport aux 2,43 % observés à la fin de l’exercice 2025 et inférieur à la moyenne du secteur. Cette maîtrise des risques est couplée à une position de liquidité robuste : avec 5,6 milliards de dollars en trésorerie et équivalents, l’institution dispose d’une marge de manœuvre confortable, représentant 14 % du total de ses actifs.
Le renforcement des fonds propres est également notable. Les fonds des actionnaires ont grimpé à 8,6 milliards de dollars au 31 mars 2026, contre 8,4 milliards de dollars à la fin de l’année 2025, soutenus par une génération interne de capital de 268,9 millions de dollars. Denys Denya, vice-président exécutif principal, a souligné la force structurelle de l’organisation :
« Le bilan est à son niveau le plus solide jamais atteint, avec des niveaux de liquidité et de capitalisation bien supérieurs à l’objectif et une bonne qualité d’actifs. » Denys Denya, vice-président exécutif principal, via Africa Business Insider.
Réponse aux crises et expansion stratégique
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Outre ses activités de financement classiques, Afreximbank joue un rôle contracyclique majeur. En mars 2026, la banque a lancé un programme de 10 milliards de dollars intitulé « Gulf Crisis Response Programme » destiné à aider les pays membres à atténuer les effets de la crise du Golfe sur leurs économies, notamment en sécurisant les importations critiques comme les engrais, les denrées alimentaires et le carburant.
Cette stratégie s’inscrit dans un dialogue approfondi avec les autorités nationales. Le 13 mai 2026, Hassan Abdalla, gouverneur de la Banque centrale d’Égypte (CBE), et le Dr George Elombi, président du conseil d’administration d’Afreximbank, ont tenu une conférence de presse conjointe au siège de la CBE pour préparer les 33èmes réunions annuelles de l’institution, comme le rapporte Afreximbank Africa-Newsroom.
Innovation et écosystème technologique
cluster (priority): africa.businessinsider.com
L’engagement d’Afreximbank ne se limite pas aux grands projets d’infrastructure. Dans le cadre de ses programmes d’accélération, la banque collabore avec des partenaires comme KPMG pour soutenir l’innovation technologique dans le commerce. Lors d’une récente session dédiée aux solutions de demain, les discussions ont porté sur le thème :
« Perturbation bancable : débloquer le capital privé pour la révolution de la technologie commerciale en Afrique. » Panel de discussion, via LinkedIn.
Ces initiatives visent à dérisquer les entreprises en phase de démarrage et à attirer davantage de capitaux privés dans le secteur technologique africain, un levier crucial pour l’intégration économique continentale. Comme le souligne l’analyse publiée par LinkedIn, l’accent est désormais mis sur la discipline opérationnelle et la rentabilité pour garantir la pérennité des solutions numériques appliquées au commerce transfrontalier. Alors que l’Afrique avance vers une intégration commerciale accrue, la capacité d’Afreximbank à maintenir une rentabilité élevée tout en soutenant ces nouveaux écosystèmes sera déterminante pour les prochains trimestres.