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Billionnaire crypto chinois teste SpaceX : premier survol orbital de Mars en 2026

by Louis Girard - Tech
Un voyage en deux temps : Lune avant Mars

Un milliardaire chinois des cryptomonnaies, naturalisé maltais, s’apprête à écrire une nouvelle page de l’exploration spatiale en collaborant avec SpaceX pour un survol inédit de Mars. Une ambition qui s’inscrit dans une approche progressive, après un premier vol habité en orbite polaire en 2025.

Le projet, annoncé par SpaceX sur son réseau social X, marque une première dans l’histoire des voyages spatiaux privés : un survol orbital de la planète rouge par un passager civil, sans atterrissage. Contrairement aux plans ambitieux d’Elon Musk pour une colonisation martienne, ce voyage se veut une démonstration technologique et une source d’inspiration, comme l’explique le milliardaire lui-même :

« Beaucoup de gens parlent de Mars en affirmant : ‘Nous allons y voler, nous allons y atterrir, nous allons y bâtir une ville’. Mais commençons d’abord par un survol. Cela allumera l’étincelle, enflammera l’imagination et créera la dynamique nécessaire. »

L’homme d’affaires, qui a financé en 2025 la mission Fram2 – premier vol habité en capsule Crew Dragon au-dessus des pôles terrestres –, mise désormais sur le Starship de SpaceX pour cette nouvelle aventure. Le calendrier reste flou, mais le voyage, incluant une étape lunaire préalable, pourrait s’étaler sur deux ans, soit 24 mois de confinement à des millions de kilomètres de la Terre.

Un voyage en deux temps : Lune avant Mars

Avant de viser Mars, Chun Wang – tel est le nom du milliardaire – prévoit un vol de rodage autour de la Lune. Une étape logique pour tester les capacités du Starship, un vaisseau entièrement réutilisable dont SpaceX espère faire le fer de lance de ses futures missions interplanétaires. Cette approche progressive contraste avec les déclarations répétées d’Elon Musk, qui prône une colonisation martienne immédiate, incluant la construction de dômes habitables.

Un voyage en deux temps : Lune avant Mars
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Pour SpaceX, ce partenariat avec un acteur privé comme Chun Wang représente une opportunité financière majeure. Les missions habitées, même non commerciales, injectent des millions de dollars nécessaires au développement et à l’essai des systèmes de propulsion et de survie en milieu extrême. Le milliardaire, interrogé sur les défis psychologiques d’un tel voyage, a répondu avec une pointe d’humour :

Un voyage en deux temps : Lune avant Mars
cluster (priority): un.org

« C’est exactement mon style de feu d’artifice. En avion, je suis capable de fixer l’écran de la carte de vol du décollage jusqu’à l’atterrissage. Je pense donc que je vais grandement apprécier le voyage. »

Cette déclaration révèle une confiance déconcertante face à l’isolement et à la monotonie d’un tel périple. Pourtant, l’histoire récente du spatial privé rappelle les risques de tels projets. Le projet dearMoon du milliardaire japonais Yusaku Maezawa, initialement prévu pour un tour de la Lune en Starship, a été annulé brutalement, soulignant les imprévus inhérents à ces entreprises pionnières.

SpaceX et l’équation économique des voyages habités

Le projet de Chun Wang s’inscrit dans une stratégie plus large de SpaceX : utiliser des missions privées pour financer le développement de technologies spatiales. Contrairement aux programmes gouvernementaux, souvent limités par des contraintes budgétaires et politiques, les partenariats avec des milliardaires permettent d’accélérer les innovations sans attendre des décennies de financements publics.

Cependant, cette approche soulève des questions éthiques et géopolitiques. Qui a le droit de financer de telles missions ? Comment éviter une course effrénée vers l’espace, au détriment des programmes scientifiques ou humanitaires ? Ces interrogations résonnent avec les objectifs fondateurs des Nations Unies, rappelés dans sa Charte :

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« Établir les conditions dans lesquelles la justice et le respect des obligations découlant des traités et autres sources du droit international peuvent être maintenus. »

Extrait de la Charte des Nations Unies, <a href="https://www.un.

La Charte, signée le 26 juin 1945 et entrée en vigueur le 24 octobre de la même année, pose les principes de souveraineté égale des États et de non-recours à la force dans les relations internationales. Or, les voyages spatiaux privés, bien que pacifiques en apparence, pourraient redéfinir les frontières de ce qui est permis en matière d’exploration et d’exploitation des ressources extraterrestres.

Mars : une destination qui divise

Si l’idée d’un survol martien fascine, elle divise les experts. D’un côté, les partisans d’une approche progressive, comme Chun Wang, estiment que ces missions symboliques sont nécessaires pour mobiliser l’opinion publique et attirer les talents. De l’autre, les sceptiques craignent que ces projets ne servent qu’à alimenter l’ego de milliardaires, au détriment des missions scientifiques à long terme.

Mars : une destination qui divise
cluster (priority): news.google.com

Un exemple récent illustre ce débat : le projet dearMoon, abandonné en 2024 après des retards techniques et des désaccords avec SpaceX. Bien que non lié à Chun Wang, cet épisode montre les risques d’un calendrier trop optimiste et d’une communication excessive avant que les technologies ne soient mûres.

Et après ? Les prochaines étapes du voyage

Si le projet aboutit, Chun Wang deviendra le premier civil à effectuer un survol de Mars, une performance qui pourrait relancer l’intérêt pour l’exploration spatiale habitée. SpaceX, de son côté, en tirera une précieuse expérience pour ses futurs vols vers la Lune et au-delà.

Reste à savoir si cette mission inspirera une nouvelle génération d’explorateurs… ou si elle restera un feu de paille, comme d’autres projets ambitieux avant elle. Une chose est sûre : l’espace n’a jamais été aussi proche des rêves des milliardaires – et des cauchemars des régulateurs.

Pour en savoir plus sur les missions spatiales privées et leurs enjeux, consultez :

Le projet détaillé par Les Numériques et la Charte des Nations Unies sur les principes de l’exploration spatiale.

<!– /wp:paragraph Ces dilemmes interrogent la capacité des États membres à concilier ambition spatiale et principes universels de coopération et de solidarité.

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