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Affaire Renee Good : Enquête bloquée par Trump

L’enquête sur la mort de Renee Good sabotée par l’administration Trump, révèle une enquête du New York Times

Minneapolis, Minnesota – Une enquête fédérale sur la mort de Renee Nicole Good, abattue par un agent de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) en janvier dernier, a été brusquement interrompue sur ordre de hauts responsables de l’administration Trump, craignant qu’elle ne contredise les déclarations erronées du président sur l’incident, selon un rapport du New York Times.

L’affaire, qui suscite une vive indignation et un manque de confiance envers les autorités fédérales, met en lumière des tentatives présumées d’obstruction à la justice et de manipulation de l’information.

Selon le New York Times, des agents fédéraux du bureau du procureur américain du Minnesota avaient commencé à préparer une enquête pour déterminer si la mort de Mme Good constituait une violation de ses droits civiques, quelques heures seulement après les faits. Un mandat de perquisition de son véhicule avait même été obtenu, permettant l’analyse des traces de sang et des impacts de balles. Cependant, l’enquête a été stoppée net par des responsables du ministère de la Justice, dont le directeur du FBI, Kash Patel.

La raison invoquée ? Protéger le récit officiel de la Maison Blanche. Donald Trump avait alors affirmé, à plusieurs reprises et de manière inexacte, que Mme Good avait « roulé sur » l’agent ICE, Jonathan Ross. Des vidéos de l’incident ont rapidement prouvé le contraire.

Le ministère de la Justice a ensuite demandé au bureau du procureur du Minnesota de se concentrer sur d’autres pistes, notamment la possibilité que Mme Good ait agressé l’agent Ross ou que son partenaire ait fait des déclarations compromettantes aux agents d’ICE. Aucune nouvelle enquête sur les circonstances de la mort de Mme Good n’a été ordonnée, et le ministère de la Justice a indiqué qu’il ne porterait pas d’accusations criminelles contre l’agent Ross.

Cette décision a provoqué la démission de Joseph Thompson, le procureur américain de l’époque, ainsi que de cinq autres procureurs de son bureau, en janvier dernier. L’Attorney General Pam Bondi a ensuite affirmé sur Fox News qu’elle avait renvoyé ces procureurs parce qu’ils ne « voulaient plus soutenir les hommes et les femmes d’ICE », une affirmation largement contestée.

L’enquête de l’État du Minnesota est également entravée. Le Bureau of Criminal Apprehension (BCA) du Minnesota se plaint que le ministère de la Justice lui refuse l’accès aux dossiers et aux preuves de l’affaire.

« J’attends du gouvernement fédéral qu’il fournisse les informations, les documents et les objets physiques demandés à notre bureau. Le gouvernement fédéral a clairement indiqué qu’il ne menait pas d’enquête sur la mort de Renee Good. Mais nous, si », a déclaré Mary Moriarty, procureure du comté de Hennepin, début février.

L’affaire soulève des questions fondamentales sur la transparence et l’indépendance du système judiciaire. Un sondage récent de l’Université Marquette a révélé que seulement 37 % des Américains estiment que la mort de Mme Good était « justifiée », tandis que 62 % la considèrent comme injustifiée. Un autre sondage, réalisé par CNN/SSRS, montre que seulement 17 % des Américains font confiance au gouvernement fédéral pour mener une enquête impartiale sur l’affaire. 62 % des personnes interrogées se disent sceptiques.

L’affaire Renee Good, au-delà de son drame personnel, illustre une crise de confiance envers les institutions et une polarisation croissante de la société américaine. Elle met en évidence la nécessité d’une enquête indépendante et transparente pour établir les faits et rendre justice à la famille de Mme Good.

Sources :

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