Le sort de Stephen McCullagh entre les mains du jury dans l’affaire du meurtre de Natalie McNally
Belfast, Irlande du Nord – Le jury du procès en appel de Stephen McCullagh, accusé du meurtre de Natalie McNally, a été invité à délibérer en se basant sur un faisceau d’indices circonstanciels, a indiqué vendredi le juge Kinney au tribunal de Belfast. Natalie McNally, 32 ans, était enceinte de 15 semaines lorsqu’elle a été agressée et poignardée à son domicile de Lurgan le 18 décembre 2022.
Stephen McCullagh, 36 ans, le partenaire de la victime et père à naître de son enfant, nie les accusations portées contre lui. L’accusation soutient que McCullagh a mis en scène un faux alibi, prétendant avoir diffusé en direct une session de jeu vidéo sur YouTube au moment du meurtre. La défense, quant à elle, suggère qu’un ancien petit ami de McNally, dont l’identité n’a pas été divulguée, est responsable de sa mort.
Le juge Kinney a souligné que le jury devait évaluer chaque élément de preuve présenté au cours du procès de quatre semaines. “Si vous êtes fermement convaincu de la culpabilité de l’accusé, vous devez le déclarer coupable. Dans le cas contraire, si vous pensez qu’il existe une réelle possibilité qu’il soit innocent, vous devez lui accorder le bénéfice du doute et le déclarer non coupable”, a-t-il déclaré.
Le juge a rappelé au jury qu’il ne devait pas se concentrer sur l’ancien petit ami de la victime, qui n’est pas l’accusé dans cette affaire. “L’accusé est Stephen McCullagh, vous devez déterminer si Stephen McCullagh est coupable du meurtre de Natalie McNally”, a-t-il insisté.
L’accusation s’est appuyée sur des preuves circonstancielles, soulignant l’absence de preuves directes sur les lieux du crime. Le juge Kinney a comparé ces preuves à des brins de corde, affirmant qu’un seul brin ne suffirait pas à prouver la culpabilité, mais que plusieurs brins tissés ensemble pourraient être suffisamment solides.
La défense a mis en avant des messages WhatsApp échangés entre McNally et McCullagh, les interprétant comme la preuve d’une relation amoureuse, ainsi que des éléments concernant la relation de la victime avec son ancien partenaire. Le juge a également rappelé au jury que McCullagh n’avait pas témoigné en sa propre défense.
Le juge Kinney a entamé un examen approfondi des preuves présentées au cours du procès, laissant le sort de Stephen McCullagh entre les mains du jury.
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