Douze personnes ont été tuées et 309 autres blessées lors d’une frappe imputée aux rebelles houthistes contre l’aéroport international de Riyad, en Arabie saoudite, provoquant la suspension totale des opérations aériennes et l’intervention d’équipes médicales d’urgence.
La frappe frappe l’aéroport de Riyad
Parmi les victimes figurent quatre ressortissants saoudiens, deux Bangladais, un Américain, un Égyptien, un Argentin, un Syrien, un Palestinien et un Soudanais.
L’autorité de l’aviation civile saoudienne a précisé que les pertes humaines incluaient des ressortissants étrangers aux côtés des citoyens locaux, tandis que les médecins de la capitale ont été appelés en urgence à se rendre dans les hôpitaux pour soigner les blessés. Selon une source médicale, les victimes comprenaient notamment un membre d’équipage égyptien travaillant pour une compagnie aérienne locale ainsi qu’un Palestinien muni de documents de voyage égyptiens.

Le trafic aérien est suspendu
Toutes les liaisons aériennes à destination et en provenance de l’aéroport international King Khalid ont été suspendues. D’après les données de suivi de vol, au moins 225 liaisons ont été annulées sur une période de vingt-quatre heures, incitant les compagnies de la région à interrompre leurs rotations, tandis qu’un projectile tombait également près de l’aéroport de Dammam et qu’un autre était intercepté au sud-est de Riyad.
La coalition militaire emmenée par l’Arabie saoudite en appui au pouvoir légitime du Yémen a qualifié l’opération de crime de guerre
, promettant une réplique ferme. De leur côté, plusieurs représentations diplomatiques occidentales présentes dans la capitale ont enjoint à leurs ressortissants d’éviter strictement l’emprise aéroportuaire.
Interrogé à ce sujet, le président américain a brièvement commenté la situation depuis Washington, déclarant que l’administration examinerait la situation sans écarter d’éventuelles mesures. C’est possible.
Les hostilités s’intensifient
Cette offensive s’inscrit dans une série de tirs répétés revendiqués par le mouvement houthi, qui avait déjà frappé le même aéroport au cours de la semaine, provoquant la mort de trois personnes quelques jours plus tôt, dont un pilote saoudien, ainsi que d’autres ressortissants étrangers. La fréquence et la portée de ces actions armées n’ont pas d’équivalent depuis l’intensification du conflit yéménite amorcé en 2014.

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