Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Aragchi, s’est vu remettre la réponse américaine à l’initiative de paix de sept jours par l’intermédiaire de médiateurs qataris à Doha, ouvrant une phase décisive de diplomatie indirecte pour rouvrir le détroit d’Hormoz et éviter une escalade majeure.
Les tractations diplomatiques entre Washington et Téhéran ont franchi un nouveau cap. Le chef de la diplomatie iranienne a reçu mardi soir le document officiel contenant la position de l’administration américaine, selon les informations rapportées par plusieurs agences de presse. Cette transmission intervient après une série de réunions intenses tenues en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York.
Le texte négocié s’articule autour d’une feuille de route visant à instaurer un climat de confiance en sept jours et à réactiver une version actualisée du protocole d’entente conclu plus tôt dans l’année à Islamabad, d’après les précisions de la couverture régionale.

Le nœud gordien du séquençage et de la levée des sanctions
Au cœur de l’impasse actuelle, le désaccord ne porte pas tant sur les grands principes de l’apaisement que sur l’ordre chronologique des mesures à prendre. La proposition initiale présentée par Téhéran prévoit un processus de sept jours devant déboucher sur la suspension des hostilités, la levée du blocus des ports, l’allègement des sanctions pétrolières et le dégel d’avoirs financiers, en échange de la réouverture complète de la voie maritime stratégique.
Cependant, les sources proches des négociations indiquent que les exigences américaines exigent un traitement simultané des dossiers, notamment en ce qui concerne le programme nucléaire. L’Iran souhaite régler la question du détroit d’Hormoz et des sanctions en priorité, tandis que Washington insiste pour lier ces avancées à des concessions tangibles sur le volet atomique.

La médiation qatarie et la recherche d’une base commune
La diplomatie qatarie joue un rôle central dans cette phase délicate. Le médiateur Ali Al-Thawadi a multiplié les rencontres entre responsables américains et iraniens, proposant notamment un compromis en deux pages pour tenter de rapprocher les positions. Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a résumé l’esprit de ces efforts en soulignant l’urgence de la situation.
Malgré ces efforts soutenus de médiation, les tensions verbales persistent sur le terrain politique. Le président américain a publiquement rejeté sur sa plateforme sociale les rumeurs évoquant un allègement immédiat des sanctions sans garanties nucléaires strictes, qualifiant ces informations d’inexactes. Dans le même temps, les autorités de Téhéran maintiennent leurs conditions, tandis que des responsables américains, cités par la presse internationale, évoquent la perspective d’une reprise des opérations en l’absence d’un accord rapide.
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