Le trésorier Jim Chalmers rejette les critiques sur les dépenses publiques et attribue cette accélération aux prix mondiaux du pétrole.
Cette dynamique renforce les anticipations d’un nouveau resserrement monétaire avant les fêtes de fin d’année.
Le poids des cours du pétrole et de la fin de l’excise sur le carburant
Interrogé sur la gestion économique du gouvernement travailliste, le trésorier Jim Chalmers a défendu son bilan face aux accusations d’inflation d’origine budgétaire. Selon lui, la hausse de l’indice des prix est directement liée aux marchés internationaux.
Jim Chalmers a affirmé : « Nous constatons dans les chiffres de l’inflation d’aujourd’hui que la principale raison pour laquelle l’inflation globale annuelle a augmenté en août par rapport à juillet est l’impact de la hausse des prix mondiaux du pétrole sur les prix du pétrole en Australie. Ce n’est pas une opinion. C’est un fait. »

Cette augmentation s’explique par les répercussions du conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran sur le marché pétrolier mondial, combinées à la fin de la réduction de la taxe d’accise sur les carburants décidée par le gouvernement. Les coûts de transport se positionnent ainsi comme le principal contributeur aux hausses mensuelles de prix.
Les pressions domestiques et la réponse des marchés financiers
Au-delà de l’énergie, les tensions persistent dans le secteur de la construction résidentielle. Les factures d’électricité ont également augmenté par rapport à la même période de l’année précédente, les ménages ne bénéficiant plus des remises gouvernementales d’alors.
Cherelle Murphy, économiste en chef chez EY, estime qu’un nouveau tour de vis monétaire est devenu probable avant la fin de l’année. Ce n’est pas la fin
, a-t-elle déclaré, soulignant que la banque centrale fait face à une lutte prolongée. La gouverneure de la RBA, Michele Bullock, avait indiqué la veille que l’inflation restait excessivement élevée, alimentée par des tensions sur les capacités domestiques, tout en pointant le rôle des conflits au Moyen-Orient et du boom des dépenses en intelligence artificielle pour les centres de données dans la persistance de ces pressions.
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